Nicol., ep. 17, 59, i58; Migne, col
de lui ou se firent confirmer par ses lettres apostoliques les immunités dont elles jouissaient antérieurement*. Ajoutons enfin que ce pontife alliait la douceur et la charité à l'énergie et à la fermeté. Plein de sollicitude pour les malheureux*, il répara l'aqueduc qui amenait l'eau à Saint-Pierre, dans l'intérêt des pauvres et des pèlerins qui affluaient à cette église'. Les invasions des Sarrasins, les fléaux des inondations, la famine qui en était la suite multipliaient le nombre des indigents et redoublaient l'inépuisable charité du Pape. On le voyait verser des larmes amères en songeant aux malheurs du peuple; il ne cessait de conjurer la miséricorde divine de inettre un terme a tant de calamités.
A ces traits tirés de la vie de Nicolas, j'en joins un dernier que j'emprunte à Baxmann*. « Il est certain que Nicolas conserva cet amour pour les arts et les sciences qu'il tenait de son père. Comme en Grèce, on s'occupait sous son règne a enluminer et à orner de peintures d'or les magnifiques exemplaires des Saintes Ecritures. On peut citerun abbé du Mont-Cassin,Berthaire (856-883), qui a laissé des ouvrages sur l'Ancien et le Nouveau Testament, sur la grammaire et la médecine. »
L'auteur de la Vie de Nicolas dans le Liber pontificalis