Ep. 4» coL 774; ep. u» 784? ep. 99, io5i
4. Ep. 69, coL 870: ep. 26, coL 811; cf. ep. i25, col. 11 26; ep. i34, col. II 29; ep. i38, col. ii3i. Ad Bulgaros, ch. 87, Migne, 1. c. col. loii; ep. 26, 117, I25.
86 SAINT NICOIAS P^
Maïs les règles de discipline les plus sévères qui aient été établies ou remaniées par Nicolas P*^ sont bien certainement celles qui s'adressent aux évêques. Comprenant que rÉglise ne peut exercer une vraie domination que par l'ascendant de la vertu, il se faisait un devoir de rappeler aux évêques que la première des prédications est celle de l'exemple : « Que les archevêques et les évêques eux-mêmes mettent un frein à leur convoitise, afin de pouvoir réprimer plus librement les usurpations illicites des laïques*. »
Nicolas P^ ne voulut dans les hautes fonctions du ministère que des hommes dignes de les remplir, éminents par leurs qualités morales et purs de toute ambition humaine. Mais qui pourra reconnaître ces hommes d'élite? Qui devra les choisir et les nommer? Le clergé et les principaux fidèles de chaque église. Nicolas l'écrit en 860 à Photius et à Michel (ép. 12 et i3); en 863, aux évêques du royaume de Lothaire, les invitant à presser ce prince de renverser Hilduin, usurpateur de l'Eglise de Cambrai et de rendre au clergé et au peuple le droit d'élire leur évêque (ép. /^i). Ce même principe est rappelé a Harduic, archevêque de Besançon (ép. 82); à Jean, archevêque de Ravenne (ép. i44)' De ces divers témoignages il résulte que l'élection d'un évêque ne peut être valable que si elle est faite par le clergé et le peuple et que si l'évêque