‹ Saint Nicolas IerChapitre 56 sur 108 · I. Ep, 118, col · texte numérisé non relu

I. Ep, 118, col

est d'une conduite exemplaire. Aussi Lothaire fut-il vivement blâmé de chercher à n'élever que des clercs qui pussent le favoriser, et Nicolas P' se réserva le droit d'approuver les nominations qui seraient faites à Trêves et à Cologne (ép. 58). Où l'évêque sera-t-il choisi? Dans le clergé. Il n'y avait eu que rarement des évêques choisis dans le monde laïque, etNicolas P"", dans les premières lettres qu'il adresse a Constantinople, explique les raisons extraordinaires qui ont légitimé ces exceptions, telles que celle qui fut faite en faveur de saint Ambroise. De plus le choix doit être fait dans le clergé du siège épiscopal vacant; faire le contraire, c'est méconnaître l'autorité des canons et des décrétales, mépriser des clercs qui se sont appliqués toute leur vie h croître dans une église en sagesse et en vertu. Nicolas consentit bien à confirmer l'élection d'Egilon appelé du monastère de Flavigny à l'archevêché de Sens, mais il avertit Charles le Chauve de ne pas renouveler cet exemple*.

Nicolas ne se contenta point de prendre des moyens efficaces pour avoir de bons évêques; il leur traça leurs devoirs et exerça sur eux une active et minutieuse surveillance. Ainsi il veut que leur vie soit pour les fidèles un modèle et une règle ; il l'écrit en 860 à Adelowinus, archevêque de Salzbourg, dans un langage digne d'être reproduit et médité : « Que votre

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