INTRODUCTION. IX
empires ; c'est ainsî que le royaume des Ostrogotlis succomba vingt ans après la mort de son fondateur, Théodoric, sous les armes des empereurs de Byzance (555), et il en serait peut-être arrivé de même pour celui des Wisigotlis d'Espagne, si le roi Récarède n'avait pas rétabli la paix en se prononçant hautement pour l'orthodoxie catholique dans un concile composé d'évêques catholiques et ariens (587) ; deux ans après, le concile de Tolède frappait à mort l'arianisme gothique, et l'unité politique et religieuse reprenait une vigueur nouvelle sous l'influence d'évêques hispanowisigoths parfaits, tels que Isidore, archevêque de Séville (-j-ôSô) et Ildephonse le Jeune, archevêque de Tolède.
Les Burgondes, qui avaient fondé un royaume le long du Rhône et de la Saône, de catholiques qu'ils étaient d'abord avaient passé à l'arianisme sous Gondebaud ; mais ils revinrent au catholicisme sous le fils de ce prince, Sigismond (5 17), et l'arianisme çlisparut entièrement parmi eux quand ils furent définitivement soumis à la domination franque. Les Vandales eux aussi avaient abandonné le catholicisme pour l'arianisme quand ils s'établirent en Espagne, puis en Afrique; mais Justinien arrêta leurs violences hérétiques en détruisant leur empire (534).
Les Francs, au témoignage même d'un historien allemand, le savant docteur Funk, étaient de tous les peuples germains celui auquel l'avenir réservait les plus brillantes destinées. Ils apprirent a connaître le Christ par le seul fait de leur établissement dans un pays catholique, et la conversion si connue de Clovis décida de l'avenir religieux de toutes les peuplades de