Ep. i3i, col. 1128; ep. 140, col. ii
même cet adoucissement h la fin de la lettre où il est question d'Erlath : « Il aurait dû faire pénitence jusqu'à la mort ; mais, considérant sa foi et sa dévotion qui Ta fait venir aux suffrages des saints apôtres, nous en avons agi plus doucement avec lui. » Cette permission d'user de la communion est une faveur qui constitue une différence très importante entre la pénitence publique du milieu du ix® siècle et celle des temps antérieurs.
Une autre différence, c'est que Nicolas P*" ne prive pas absolument du service des armes les coupables condamnés aux pénitences publiques. « Les pénitents qui retournent au service des armes, écrit-il a Rodolphe, archevêque de Bourges*, agissent contre les règles; mais, puisque vous témoignez que cette défense en pousse quelques-uns au désespoir et d'autres à se réfugier chez les païens, nous vous laissons la liberté de faire h cet égard ce qui vous paraîtra le plus convenable, suivant les circonstances particulières. » De semblables motifs l'engagèrent à se relâcher aussi en quelque chose de l'ancienne discipline envers ce Vimar, dont j'ai déjà parlé : il lui défendit de porter les armes le reste de sa vie, excepté contre les païens. Un concile tenu à Reims en 924 poussa beaucoup plus loin la condescendance, en dispensant des pratiques de la pénitence publique ceux qui seraient occupés au