‹ Saint Nicolas IerChapitre 97 sur 108 · Ep. 73, col · texte numérisé non relu

Ep. 73, col

autre sens (Mîgne, col. 944» 94^» cp. 86); il prétend qu'il faut l'entendre comme s'il y avait « primatem diœceseon », par conséquent qu'il ouvre dans Rome à tout le clergé d'Orient et d'Occident l'instance d'appel la plus étendue et qu'il établit réellement le Pape en qualité de juge suprême de tous les évêques et clercs du monde entier.

Il y a aussi dans Hincmar des exemples de cette élasticité d'interprétation et le Pape lui donna une sévère leçon en le lui écrivant* et en le faisant remarquer aux évêques du concile de Soissons en 866. De plus, Hincmar, qui se plaignait, de concert avec les évêques d'Occident, de ne pas trouver les principes sur lesquels s'appuyait Nicolas dans les anciennes collections de canons, ne dédaignait pas de s'appuyer, quand il en sentait le besoin, sur les fausses décrétales. Dans une lettre adressée au Pape^, et où il explique sa conduite à l'égard de Rothade, il dit : « Quem, ut Alexander Papa in decretis suis oslendit, metus aut vis vel fraus, quœ a nemine pertulit, innoxium vel excusabilem reddere nequiverunt. » Or ce passage* est une décrétale de pseudo-Isidore. Le Pape ne manqua pas, en écrivant aux évêques des Gaules, en 865, de leur dire qu'il y en avait parmi eux qui

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