Malala, p. 278, Bonn
2. Etienne de Byz.,au mot noéXjAupa; Corp. inscr. gr., n»«4482, 6015; Waddington, Inscr, gr. deSyr., n»» 2440, 2585; de Vogué, Inscr. sémit, de Syr., n« 16 et p. 50, note 1, Cf. Spartien, 20.
42 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 121]
Dieu ses antiques honneurs. Quant aux partis plus modérés, en particulier aux survivants, à demi chrétiens et esséniens, des catastrophes égyptiennes sous Trajan, Adrien ne leur fut pas d'abord désagréable. Us purent s'imaginer qu'il avait ordonné la mort de Quietus pour le punir de ses cruautés envers les Juifs. Us conçurent peut-être un moment l'espérance de voir l'éclectique empereur s'attacher à la résurrection d'Israël comme à un caprice entre tant d'autres. Un pieux alexandrin reprit, pour inculquer ces idées, la forme déjà consacrée par le succès. Il supposa qu'une sibylle, sœur dlsis, avait eu la vision désordonnée des épreuves réservées aux derniers siècles *.
1. C'est le V« livre des Vers sibyllins, en tête duquel on peut ajouter une partie au moins du § 3 du livre III, inséré à tort à cet endroitentre des pièces plus anciennes. V. Alexandre, Orac, sib,,\^ p. KM et suiv. ; II, p. 355 et suiv. ; edit. ait., p. vi et suiv., xxvin-xxix, 96 et suiv. Notez, dans le § 3, le passage, vers 388- 400, relatif, selon nous, à Vespasien, que l'auteur du livre V ' (vers 39) croit avoir été tué par Titus (comp. III, 398-400, à V, 39, et à IVEsdr., xi, 30 et suiv.; xii, 23 et suiv.), les allusions aux guerres civiles (vers 410-443, 464-469), à Néron l'Antéchrist (vers 470), à Babylone conquise par Rome [sous Trajan] (vers 384) . Le style des deux morceaux est le même, et le livre V fait, après ledit § 3, une suite excellente et comme une seconde partie. Notez, de part et d'autre, la rage contre les destructeurs du temple (III, 302, 328-329; V, 36, U9-i50, 159-160, 225-226^ 397 et suiv., 407 et suiv.).
[An 121] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. * 13
La haine contre Rome éclate tout d'abord : « 0 vierge, molle et opulente fille de Rome latine, passée au rang d'esclave ivre de vin, à quels hymens tu es réservée ! Combien de fois une dure maîtresse tirera ces cheveux délicats * ! » L'auteur, à la fois juif et chrétien S' regarde Rome comme l'ennemie naturelle des saints. Adrien seul obtient de lui l'hommage d'une véritable admiration^. Après avoir énuméré les empereurs romains de Jules César à Trajan, au moyen des procédés amphigouriques de \di. ghematria^ la sibylle voit arriver au trône « un homme au crâne d'argent, dont le nom sera celui d'une mer.