Carm,Sih
2. Le christianisme de Fauteur se conclut du vers 256. Le judaïsme rabbinique, à l'époque où notre poërae fut écrit, avait à peu près disparu d'Alexandrie. Voir les Évangiles j^, 512.
3. Livre V, vers 49-50. Ces vers prouvent que le poëme a été écrit sous le règne d'Adrien. Après la mort de ce prince, une telle adulation ne se comprendrait plus. L'auteur sibyllin est si profondément juif, il maudit si énergiquement les destructeurs de la nation juive, qu'on ne peut supposer qu'il eût parlé d'Adrien en termes si flatteurs après la guerre de Bar^Coziba. Voir ci-après, p. 532. La manière brève dont il est question des successeurs d'Adrien (v. 50-51). loin de placer le poëme sous le règne d'Antonin ou de Marc-Aurèle, prouve au contraire qu'Adrien vivait encore; autrement l'auteur, au lieu d'apostropher ce dernier d'une manière aussi exceptionnelle, eût continué son énumération d'empereurs sur le même plan (comp. VIII, 65 et suiv.; III, 52). Enfin ce qui est dit de Jérusalem (vers 249 et suiv., 259 et suiv.) me semble antérieur à la construction d'^Ëlia.
14 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An i21J
Nul ne l'égalera en perfection; il saura tout*. C'est sous ton règne, ô excellent, ô éminent, ô brillant souverain, et sous tes rejetons*, que se passeront les choses que je vais dire. »
La sibylle, selon l'usage, déroule ensuite les tableaux les plus sombres ; tous les fléaux se déchaînent à la fois, les hommes deviennent absolument pervers. Ce sont les douleurs de l'enfantement messianique ^. Néron, mort depuis plus de cinquante ans, est encore le cauchemar de l'auteur*. Ce dragon funeste, cet histrion, ce meurtrier de ses proches, cet assassin du peuple élu, cet allumeur de guerres sans fin, reviendra pour s'égaler à Dieu. Chez les Mèdes et les Perses, qui l'ont accueilli, il trame les plus noirs complots. Porté par les Parques à travers les airs, il arrivera bientôt pour être de nouveau le fléau de l'Occident. L'auteur vomit contre Rome une invective plus ardente encore ^ que celle par laquelle il a débuté : ^
1. Kal tràvTa vcTiaei. Au l. VIII, V. 56, ceci est entendu de la magie. Cuncta de se scisse. Spartien, /EliuSj 3.
2. Vers 50. Ce vers et le suivant sont vagues à dessein. L'intervalle entre les adoptions d'Antonin, de Verus, de Marc-Aurèle, et la mort d'Adrien est beaucoup trop court pour qu'on y puisse placer la composition du poëme. Comp. Carm, sib., VIII, 50 et suiv.
3. Vers 74, tcrraTifi) «atpû, Sti ira'pcaxoi àv^pe; eoovTat. ,
4. Vers 28 et suiv., 437 et suiv., 245 et suiv., 410 et suiv.