‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 182 sur 358 · Ibid., y. 341 et suiv · texte numérisé non relu

Ibid., y. 341 et suiv

[An 138] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 299

plus sinistres terreurs. Ces calamités, au dire des fanatiques, n'avaient qu'une seule cause, la destruction du temple de Jérusalem*. Rome courtisane s'est livrée à mille amants qui l'ont enivrée; à son tour, elle sera esclave. L'Italie, ensanglantée de guerres civiles, deviendra un repaire de bêtes ' féroces *. Les nouveaux prophètes employaient, pour exprimer la ruine de Rome, presque les images mêmes qui avaient servi au Voyant de 69 pour peindre sa sombre fureur'.

Il était difficile à une société de supporter sans réponse de telles attaques. Les livres sibyllins qui les contenaient, ceux qu*on attribuait au prétendu Hystaspe, et qui annonçaient la destruction de l'empire *, furent condamnés par l'autorité romaine, et il y eut peine de mort contre ceux qui les posséderaient ou les liraient *. La recherche inquiète de l'avenir était, à l'époque impériale, un délit; presque toujours, en effet, sous ces vaines curiosités se cachaient le désir des révolutions et l'excitation à l'assassinat \

i. Carm. sib,^ v. 328 et suiv.

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