Minucius Félix, 26 et suiv
2. Eusèbe, Prœp. evang,, V, 48-36; VI, 6, 7; Chronique, an 3 d'Adrien; Tiiéodoret, De cur. Grœc- aff,, serm. vi, p. 561, 562; X, p. 631; Tillemont, £mjo., II, p. 279; Fragm, philos, grœc, (Mullach), II, p. 359 et suiv.
3. Bereschith rabba, ch. 65; Schemoth rabba, ch. 13; Ruth rabba, i, 8; Talm. de Bab., Ahoda zara, 3 a; Chagiga, 15 6. Cf. Graetz, IV, p. 192, 469-470.
4. C'est bien plus tard que le Manuel d'Épictète fut adopté par les moines chrétiens.
312 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 138]
de dédain pour le culte public. Le courage des martyrs chrétiens leur paraissait une folle obstination, une affectation d'héroïsme tragique, un parti pris de mourir, qui ne méritait que le blâme*. Ces troupes d'affolés d'Asie, qui venaient demander la mort, les irritaient*. Ils les confondaient avec ces cyniques, vains et orgueilleux, qui recherchaient des morts théâtrales et se brûlaient vifs pour faire parler d'eux *. Certes il y ayait plus d'une ressemblance extérieure entre le philosophe chrétien et le cynique : vêtement austère, perpétuelle déclamation contre le siècle, vie détachée, résistance ouverte aux autorités. Les cyniques, outre un costume analogue à celui des moines mendiants du moyen âge, avaient une certaine organisation, des novices, des supérieurs*. C'étaient des professeurs publics de vertu, des censeurs, des évêques, « des anges des dieux » ,' à leur manière ; on leur attribuait une vocation pastorale,
4. Épictète (Arrien), Dissert., IV, vu, 6 (comp. II, ix, 20-21); Marc-Aurèle, XI, 3 (voir cependant les Apôtres, p. 235). Comp. moriendi contemptus. Tacite, V, 5; TertuUien, De spect,, K ; Ad nat,, 1,47, 18; De patientia, tx Min. Félix, 8; Épître à Diognète, 1 ; Lucien, Peregr., 43 (voir ci-après, p. 465-466).