Dial.j
2. Eus., H. E., IV, il, 44, 18 ; saint Jér., De viris ill, 23 ; Photius, cod. cxxv, sans parler des allégations, ce semble erronées, d*Anastase le Sinaïte, de saint Maxime, de Jean de Damas, etc. Nous traiterons, au livre VII, du Logos parœnétikos et du De monarchia, attribués à saint Justin.
[AnlSOJ L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 3^5
des sectes le préserva des aberrations que ne surent pas éviter Tatien, Tertullien. Sa théologie est loin d'être la théologie orthodoxe des siècles suivants; mais la sincérité de l'auteur fit qu'on se montra facile pour lui. La Trinité, chez saint Justin, est à Tétat d'embryon mal conformé ^ ; ses anges et ses démons sont conçus d'une façon prodigieusement matérialiste et enfantine; son millénarisme est aussi naïf que celui de Papias * ; il ignore systématiquement saint Paul. Il croit que Jésus est né d'une façon surnaturelle; mais il connaît des chrétiens qui ne l'admettent pas\ Son Evangile différait considérablement des textes aujourd'hui consacrés; il ne faisait pas usage de l'Evangile dit de Jean, et l'écrit qu'il cite, quoique se rapprochant le plus souvent de Matthieu, parfois de Luc, n'est précisément aucun des trois synoptiques*. C'était probablement l'Évangile des Hébreux, dit « Évangile des douze Apôtres », ou « de Pierre ^ », non sans analogie avec la Genna Marias^ ou Protévangile de Jacques %
1. Cf. ci-dessus, p. 373, et Apol I, 22, 32, 33, 35, 44, 60; ApoL //, 40 ; Dial., 7, 65, 68.