‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 239 sur 358 · ApoL 11, 8, 4 0 ; Cf. Apol I · texte numérisé non relu

ApoL 11, 8, 4 0 ; Cf. Apol I

388 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 150]

Avec une telle idée de la raison, il était naturel d'admettre la philosophie comme un élément dans , la composition des dogmes chrétiens. Les traces de philosophie grecque sont faibles encore dans saint Paul et dans les écrits pseudo-johanniques. Dans la gnose,> au contraire, chez Marcion, chez l'auteur du roman pseudo-clémentin, chez Justin, la philosophie grecque coule à pleins bords. On trouvait tout naturel de mêler à la théorie du Logos juif des idées du même genre qu'on croyait rencontrer dans Platon ou même dans le stoïcisme \ Loin de renoncer à la raison, on prétendait se donner à elle sans partage. On tenait la saine philosophie pour l'alliée la plus sûre du christianisme; les grands hommes du passé étaient considérés comme des disciples anticipés du Christ, qui était venu non renverser, mais au contraire épurer, compléter, achever leur œuvre. On admirait Socrate, Platon*; on était fier du courage des grands contemporains, tels que Musonius ^ On disait avec un juste et large sentiment de la vérité : « Tout ce qui a été pensé ou senti de

\. ApoL /, 12, 13, 2i, 32, 46, 63; Apol. 11, 6, 8, 13; DiaL, 46,48,56,61,62,105,128,184.

2. Voir l'index d'Olto, aux mots Socrate, Platon, Pythagore, Stoïciens, etc.

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