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5. Actes de saint Pione, § 13, Ruinart, p. 145, ou dans AcU SS, febr.j I, p. 44-45.
[An 151] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. , 393
ques-uns, moins durs, distinguaient entre ceux qui avaient blasphémé le Christ ou dénoncé leurs frères et ceux qui avaient simplement renié leur foi * ; ceuxci pouvaient être admis à se repentir. D'autres, plus indulgents encore, accordaient la pénitence à ceux qui avaient renié de bouche, non de cœur*. 11 y avait danger à pousser trop loin la rigueur ; car les juifs cherchaient à gagner à la synagogue ceux que
l'Eglise avait ainsi expulsés \
A côté de ces grands coupables, il y avait les faibles, les incertains *, les mondains, chrétiens honteux en quelque sorte, qui dissimulaient leur état et se voyaient sans cesse amenés à des demi-apostasies ^ La profession chrétienne était quelque chose de tellement étroit, que, si le chrétien ne vivait pas uniquement dans la société de ses frères % il était exposé à des risées perpétuelles. N'existant qu'en vue de la fin du monde, le chrétien de ce temps était tout à fait séquestré de la vie publique. Ceux qui devaient
1. Lettre des Église de Lyon et de Vienne, dans Eusèbe, H. E„ V, I, 25.