‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 272 sur 358 · Eusèbe, H,E,, III, 37; V · texte numérisé non relu

Eusèbe, H,E,, III, 37; V

2. Méliton, dans Eusèbe, H. E., IV, xxvi, 3, 5, etc.; Polycrate, dans Eus., H. E,, V, ch. xxv (notez le nombre des évoques qualifiés martyrs). Cf. Eusèbe, H, E., V, xix, 3.

3. Anonyme contre les cataphryges, cité par Eus., Vj xvi, 12, 20, 21, 22; Apollonius, dans Eus., V, xviii, 5, 6 et suiv.; Eusèbe, De mart, PaL^Xy 2 ; Actes de saint Pione, 41 {Acta sine, p. 145); Conc. de Laodicée, ch. ix, etc. Voir ci-dessus, p. 355, et, dans noire livre VIÏ, les chapitres consacrés au montanisme.

[An 153] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 435

ceux-ci pour rabaisser les martyrs de leurs rivaux \ Les divisions duraient jusqu'à la mort. On voyait des confesseurs expirant pour le même Christ se tourner le dos et éviter tout ce qui pouvait ressembler à une marque de communion. Deux martyrs nés à Euménie, Caïus et Alexandre, qui Mrent suppliciés à Apamée Kibotos, prirent jusqu'au bout les précautions les plus minutieuses pour qu'on ne crût pas qu'ils adhéraient aux inspirations de Montan et de ses femmes * .Cela nous choque, mais il faut se souvenir que, selon les opinions du temps, les dernières paroles et les derniers actes des martyrs avaient une haute jportée. On les consultait sur les questions d'orthodoxie; du fond de leurs cachots, ils réconciliaient les dissidents,jdonnaient des billets d'absolution \ On les regardait comme chargés dans l'Eglise d'un rôle de pacificateurs et d'une sorte de mission doctrinale *•

Loin de nuire à la propagande, ces diversités y servaient. Les Eglises étaient riches, nombreuses. L'épiscopat, nulle part ailleurs, ne comptait autant d'hommes capables, modérés, courageux. On citait

4. Apollonius, dans Eus., V, xviii, 5, 6 et suiv. t. L'anonyme, dans Eus., H. E., V, xvi, 24-22.

3. Eusèbe, H. E.j V, 2, 3, 16-19. Cf. Tertullien, De pudù citia, 48, 22.

4. T^; Twv ixxXy.aiwv ctpiQW}; evixa irp6o€eûovTe«, Eus., V, ni, 4.

436 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 153]

Thraséas, évêque d'EuménieS Sagaris, évêque de Laodicée*, Papirius, dont on ignore la patrie', Apollinaire d'Hiérapolis, destiné à jouer, dans les controverses capitales qui allaient bientôt diviser les Églises d'Asie, un rôle considérable*, Polycrate, futur évêque d'Éphèse, issu d*ane famille qui comptait avant lui jusqu'à sept évêques dans son sein ^ Sardes possédait un vrai trésor, le savant évêque Méliton, qui se préparait déjà aux vastes travaux qui devaient rendre son nom célèbre. Comme plus tard. Origène, il avait voulu que sa chasteté fût çn quelque sorte matériellement constatée ® . Son érudition offrait beaucoup d'analogie avec celle deJustinetdeTatien^. Sa théologie avait aussi quelque chose de la pesanteur un peu matérialiste qui caractérisait ces deux docteurs; car il pensait que Dieu a un corps. Par les idées

1. Apollonius, dans Eus., H. E.j V, xviu, 13; Polycrate, dans Eus., H, E„ V, XXIV, 4.

2. Méliton, dans Eusèbe, H. ^., IV, xxvi, 3; Polycrate, ib., 5.

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