Voir notre livre VIL
434 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 153]
de là venaient les hommes qui se lançaient le plus hardiment dans les nouveautés : l'auteur du quatrième Évangile, Cerdon, Marcion, Praxéas, Noétus, Apollinaire d'Hiérapolis, les aloges, qui, pleins d'aversion pour l'Apocalypse, le millénarisme, le montanisme, donnaient la main au gnoâifîcisme et à la philosophie. Des exercices spirituels, disparus ailleurs, continuaient de vivre en Asie. On y possédait des prophètes, un certain Quadratus, une Ammia de Philadelphie ^
On se glorifiait surtout d'un nombre considérable de martyrs et de confesseurs * . L'Asie Mineure vit de nombreuses exécutions, en particulier des crucifiements. Les différentes Eglises s'en faisaient gloire, prétendant que la persécution est le privilège de la vérité; ce qui était contestable, puisque toutes les sectes avaient des martyrs \ Par moments les marcionites et les montanistes en eurent plus que les orthodoxes. Aucune calomnie alors ne coûtait à