Celse, dans Origène, II
[An 160] L'ÉQLISE CHRÉTIENNE. 490
rôle. Une foule de paroles restaient non écrites ; il s'en fallait que toute la tradition fût fixée; beaucoup d'éléments évangéliques étaient encore sporadiq^es; Ainsi la belle anecdote de la femme adultère flottait; elle s'attacha, comme elle put, au quatrième Évan-
. gile. Le mot « Soyez de bons changeurs* », qui est cité comme se trouvant « dans l'Evangile * » et comme « Écriture ^ » , ne trouva de coin pour se caser nulte part * .
Plus graves étaient certains retranchements qm menaçaient de se produire. Tous les traits qui présentaient le Christ comme un homme paraissaient scandaleux. Le beau verset de Luc * où Jésus pleure sur Jérusalem était condamné par des sectaires sans goût^ qui prétendaient que pleurer est une marque de fai-
• blesse ^ L'ange consolateur et la sueur de sang dU jardin des Oliviers '' provoquaient des objections et
4. Homélies pseudo-clém., ii, 51 ; ni, 50; xviii, 20; ConM^ aposL, II, 36, 37; Clém. d'Alex., Strom, 1, 28; If, 4 ; YI, 10,.eic. V. Vie de Jésus, p- 487.