‹ Saint Paul (volume 2)Chapitre 32 sur 358 · V. Vie de Jésus, iZ^ édit. (et suiv.), p. A · texte numérisé non relu

V. Vie de Jésus, iZ^ édit. (et suiv.), p. A

t. Voir la discussion de celte question dans la Vie de Jésus,. introd., pu lviii et suiv., et appendice, p. 477 et suiv., édition» à partir de la 43".

3. On fut porté, du vivant de Jean, à lui supposer des écrits. Voir les passages de Caïus et deDenys d'Alexandrie sur Corinthe, dans Eus., H. E., III, 28. Notez adhuc in corpore constitut(y dans le passage copié par Thomasius (Tischendorf, Nov. Test.

48 ORIGINES DU CHRISTIANISME. (An 126]

tout cas; avait des traditions particulières sur la vie de Jésus et, si j'ose le dire, une vie de Jésus à son usage. Ces traditions résidaient surtout dans la mémoire de deux personnes, que l'on tenait, dans ces parages, pour les deux plus hautes autorités en fait d'histoire évangélique, savoir un homonyme de l'apôtre Jean qu'on appelait le Presbyléros Joannés S et un certain Aristion, qui savait par cœur beaucoup de discours du Seigneur*. Papias, déjà vers le temps où nous sommes, consultait ces deux hommes comme des oracles, et prenait note de leurs traditions, qu'il devait insérer dans son grand ouvrage sur les Discours du Seigneur. Un trait bien remar-

gr,^ edit. 8*.crit. major, 1869, vol. ï, p. 967 et suiv.). Ces mots semblent réfuter des gens qui disaient non jam in corpore constitulo,

i. Voir les Évangiles, p. 426 et suiv. Comp. Eusèbe, H, E,, V, vui, 8.

2. Papias, dans Eus., H. E,, III, xxxix, 4, h 4. Nous lisons c\ tou xupioo [ixaftuTûv] {ikaOïiTaC Xe-ycuoiv. Ce présent marque une génération postérieure à celle des apôtres, soit qu*on établisse la con temporanéité avec le temps où Papias écrivait, soit qu'on l'établisse avec le temps où il interrogeait (cf. ibid,, 45). Cette phrase, prise à la rigueur, exclurait l'hypothèse de rapports personnels entre Papias et les deux traditionnistes; mais on y peut supposer une anacoluthe, et Eusèbe n'a probablement pas tort {ibid,,7) d*affirmer que Papias entendit personnellement Presbyléros et Aristion. La preuve qu'il en donne n'est pas péremptoire; mais il possédait le livre et pouvait à cet égard mieux juger que nous.

quable du Presbytéros était le jugement qu'il portait sur l'Evangile de Marc. Il le trouvait insuffisant et surtout désordonné ; il y découvrait une complète ignorance de l'ordre véritable des événements dans la vie de Jésus ^ Le Presbytéros croyait évidemment savoir mieux les choses, et sa tradition, s'il l'écrivit, dut s'écarter tout à fait pour le plan de celle de Marc.

Nous inclinons à croire que le quatrième Évangile représente les traditions de ce Presbytéros et d'Aristion% lesquelles pouvaient remonter à l'apôtre Jean. Il semble, d'ailleurs, que, pour préparer la fraude pieuse, on lança préalablement une épître catholique, censée de Jean, qui devait habituer le public d'Asie au style qu'on allait tenter de lui faire adopter comme étant celui de l'apôtre ^ On y^ ouvrait l'attaque

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