SpartioD, Adriani vila
missante \ semblait annoncer de nouvelles fureurs. Une intrigue assez obscure^ qui paraît avoir été dirigée par Plotine et Matidie, donna, dans ces circonstances ôfîtiques, l'empire à Adrien.
Ce fut un très-bon choix. Adrien était un homme
d'une moralité équivoque; mais ce fut un grand souverain. Spirituel, intelligent, curieux, il eut plus de largeur d'esprit qu'aucun autre César. D'Auguste à Dioclétien, il fut l'empereur qui constitua le plus. Sa capacité administrative était extraordinaire. Selon nos idées, il administra trop sans doute; mais il administra bien. Il fut l'organisateur définitif du gouvernement impérial * ; il marqua une époque capitale
\ . Spartien, Adr., 5 : rebelles animos eff'erebat. Si l'on s'en tenait à la Chronique d'Eusèbe, la campagne contré les Juifs [les Évangiles, ch. xxiii) n'aurait pas été finie à la mort de Trajan et se serait continuée durant les premiers mois d'Adrien (Eusèbe et saint Jérôme, Chron,, 4'« année d'Adrien) ; mais ce texte a quelque chose de trouble (comp. la traduction arménienne, Schœno, p. 464-165). Eusèbe peut avoir été égaré par certaines confusions avec la grande guerre d'Adrien (cf. la Chron, d'Alex., à l'an 119). Spartien (loc, cit.) représente la Palestine, au moment de l'avènement d'Adrien, comme animée d'un esprit de rébelhon, mais non comme révoltée. L'Egypte, il est vrai, seditionibus urgebatur (ibid.) ; mais, d'un autre côté, Lusius Quietus et Turbo sont représentés comme ayant terminé leurs campagnes contre les Juifs dès le début du règne d'Adrien (ibid,). Comp. Eutrope, Vllf, 7.