Strabon, V, iv
3. Livre d'Hénoch, ch. lxvii; Vers sibyllins, IV, 430 et suiv.; Apoc. IX, 1 et suiv.
4. DionCassius, LIX, 47; Suét., CaiiiSj 37; Tacite, Ann., XIV, 4; Jos., Ant., XIX, i, 4; Sénèque, De brevit. vitœ^ 48. Cf. Pliilon, Leg'., S 44.
(An 51] SAINT PAUL, H5
Un trait capital , en tout cas, qu'il importe déjà de noter, c'est que l'Église de Rome né fut pas, comme les Églises d'Asie Mineure, de Macédoine et de Grèce, une fondation de l'école de Paul. Ce fut une création judéo-chrétienne, se rattachant directement à l'Église de Jérusalem S Paul ici ne sera jamais sur son terrain; il sentira dans cette grande Église bien des faiblesses qu'il traitera avec indulgence, mais qui blesseront son idéalisme exalté*. Attachée à la circoncision et aux pratiques extérieures % ébionite * par son goût pour les abstinences* et par sa doctrine, plus juive que chrétienne, sur la personne et la mort de Jésus % fortement attachée au millénarisme', l'Église romaine offre dès
4 . Act.j xviii, 2 ; Comment, tdu diacre Hilaire] sur les Épîtres de saint Paul, à la suite des CEuvres de saint Ambroise, édition des bénédictins, t. II, 2* partie (Paris, 1686), col. 25 et 30. Ce commentaire est d'un homme fort au courant des traditions de l'Église romaine.