Rom., XIV (?), Homél. pseudo-clément., xiv
6. Commentaire [d'Hilaire] précité, liirf. Comp. l'allégatioa d'Artémon, dans Eusèbe, H. E.^ V, 28; Homél. pseudo-clém. (ouvrage d'origine romaine), xvi, 14 et suiv.
7. Voilà pourquoi la littérature judéo-chrétienne et millénariste s'est mieux conservée en latin qu'en grec ( 4*" livre d'Esdras, Petite
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ses premiers jours les traits essentiels qui la distingueront dans sa longue et merveilleuse histoire. Fille directe de Jérusalem, l'Église romaine aura toujours un caractère ascétique, sacerdotal, opposé à la tendance protestante de Paul. Pierre sera son véritable chef; puis, l'esprit politique et hiérarchique de la vieille Rome païenne la pénétrant, elle deviendra vraiment la nouvelle Jérusalem, la ville du pontificat, de la religion hiératique et solennelle, des sacrements matériels qui justifient par eux-mêmes, la ville des ascètes à la façon de Jacques Obliam, avec ses callosités aux genoux et sa lame d'or sur le front. Elle sera l'Eglise de l'autorité. A l'en croire, le signe unique de la mission apostolique sera de montrer une lettre signée des apôtres, de produire un certificat
Genèse, Assomption de Moïse j. Les Pères grecs du iv* et du v*siècle furent fort hostiles à cette littérature, même à l'Apocalypse. L'Église grecque relève plus directement de Paul que l'Église latine; en Orient, Paul a vraiment détruit ses ennemis. Note/ l'accueil favorable que le montanisme (hérésie qui a des liens avec le judéo-christianisme) et les autres sectes du môme genre trouvèrent à Rome. Tertullien, Adv. Prax., 1; saint Hippolyte('?) Philosophum., IX, 7, 12, 13 et suiv. Voir surtout, dans Eus., H. E., V, 28, ce qui concerne l'hérésie d'Artémon et de Théodote, en remarquant le principe des artémonites, selon lequel la doctrine traditionnelle de l'Église de Rome avait été altérco à partir de Zéphyria.
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d orthodoxie K Le Lien et le mal que l'Eglise de Jérusalem fit au christianisme naissant, l'Église de Rome le fera à l'Eglise universelle. C'est en vain que Paul lui adressera sa belle épitre pour lui exposer le mystère de la croix de Jésus et du salut par la foi seule. Cette épître, l'Eglise de Rome ne la comprendra guère. Mais Luther, quatorze siècles et demi plus tard, la comprendra et ouvrira une ère nouvelle dans la série séculaire des triomphes alternatifs de Pierre et de Paul,
1. Voir les Homélies pseudo -clémentines (écrit romain), surtout homélie x\n.