‹ Saint PaulChapitre 136 sur 417 · I Thess., II · texte numérisé non relu

I Thess., II

100 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [Aa 52]

mollesse qui est souvent l'indice de vues faibles ou intéressées.

Paul et Silas demeuraient chez un certain Jésus, Israélite de race*, qui, selon l'usage des Juifs, avait grécisé son nom en celui de Jason ; mais ils n'acceptaient rien que le logis. Paul travaillait nuit et jour de son état pour ne rien coûtera l'Église*. La riche marchande de pourpre de Philippes et ses consœurs auraient, d'ailleurs, été affligées que d'autres qu'elles fournissent à l'apôtre les choses nécessaires à la vie. A deux reprises, durant son séjour à Thessalonique', Paul reçut de Philippes une offrande, qu'il accepta. Cela était tout à fait contre ses principes : sa règle était de se suiTire h lui-même sans rien recevoir des Églises; mais il se serait fait scrupule de refuser ce présent du cœur; la peine qu'il eût faite aux pieuses femmes l'arrêta. Peut-être, d'ailleurs, comme nous l'avons déjà dit, préférait-tl contracter des obligations envers des femmes, qui ne gêneraient jamais son action, qu'envers des hommos comme Jason, à l'égard desquels il voulait conserver son autorité.

1. Rom., XVI, 21. Sur le sens de auy^svy,?, voir les Apôtres, p. 108, note 6.

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