Pliil,, IV, -16; I Thess., ii
[An £i2] SAINT PAUL. 161
Nulle part, ce semble, autant qu'à Thessalonique, Paul ne réussit à satisfaire son idéal. La population à laquelle il s'adressait était surtout composée d'ouvriers laborieux; Paul entra dans leur esprit, leur prêcha l'ordre, le travail, la bonne tenue vis-à-vis des païens. Toute une série nouvelle de préceptes s'ajouta à ses leçons : l'économie, l'application à sa besogne, l'honneur industriel fondé sur l'aisance et l'indépendance \ Par un contraste qui ne doit plus nous surprendre-, il leur révélait en même temps les plus bizarres mystères de l'Apocalypse, tels qu'oi. se les figurait'. L'Église de Thessalonique devint un modèle que Paul se plut à citer*, et dont la bonne odeur se répandit partout comme un parfum d'édification ^ On nommait, outre Jason, parmi les notables de l'Église, Gaïus, Aristarque et Secundus ®j Aristarque était circoncis '.
Ce qui s'était déjà passé vingt fois se passa encore à Thessalonique * : les juifs mécontents suscitèrent