Plut., Vie deSylla
2. Lettre de Marc-Aurèle à Fronton , III, 9 (Maï, p. "/S); Dion Cassius , LXXII, SI; Jules Capitolin, Vie de Marc-Aurèle, 'tl; Philostr., Vies des soph., II , x, 7 ; Spartien, Vie de Sept. Sév., 3.
3. Plut., Vie de Sylla, 13; Cornélius Népos , Atticus, 2, 4; Horace, Epist., II, ii , 43 et suiv. ; Cicéron, In Cœcil., 12. Cf. Athénée, XII, 69; Wescher, dans le Moniteur universel, 43 avril 1861.
4. Cicéron, Ad AU., XII, 32; Ad fam., XII, 16; XVI, 21; De off., 1,1; Dion Cassius, XLV, 15; Ovide, Trist., I, ii, 77.
486 ORIGINES DU Cli niSTlANISMi:. [Au o3]
sophronistes, maîtres des éphèbes, gymnasiarques , pasdotribes , hoplomaques , maîtres d'escrime et d'équitation ^ Depuis Adrien, les cosmètes ou préfets des étudiants prennent dans une certaine mesure l'importance et la dignité des archontes; on date par eux les années; la vieille éducation grecque, destinée dans son principe à former le citoyen libre, devient la loi pédagogique du genre humain'. Hélas ! elle ne forme plus guère que des rhéteurs; les exercices du corps, autrefois vraie occupation de héros sur les bords de l'Ilissus , sont maintenant une affaire de pose. Une grandeur de cirque, des allures de Franconi ont remplacé la sohde grandeur ^ Mais c'est le propre de la Grèce d'avoir ennobli toute chose; même la besogne de l'homme d'école devint chez elle un ministère moral; la dignité du pro-
1. Cicéion, .'d fam.j XVI, 21 ; Lucien, Nigrinus, 13 et suiv.; Dialogues des morts, xx, 5; Philostrate, ApolL, IV, 17.
2. Corp. inscr. gr., n°^ 246, 248, 2.ji, 2oa, 2o8, 261, 262, 263, 26o, 266, 268, 269, 270, 271, 27-2, 27o, 276, 277, 271), 280, 281, 282, 2S6; È^/,|i.cpl; à57.aic>.G7i-/.-/i de Pitiakis, 1860, n°'404l et suiv., 4097 et suiv.; 1862 (nouv. série), n°^ 199-204, 214-217; t^ùî(T7o>p (journal littéraire d'Athènes), t. III, p. 60, loO, 277, 350, 444, 549; t. IV, p. 73,164, 171,263,392, 5o8, 545 et suiv., surtout 332 €t suiv.; Wcscher, aux Comptes rendus de l'Acad. des inscr., 5 avril 1861, et au Moniteur univ., 13 avril 1861.
3. Voir les bas-reliefs é[j!iébicjues du musée de la Société d'arcliéologie, dans les bâtiments de l'université d'Athènes.
{An 53] SAINT PAUL. iSl
fesseur , malgré plus d'un abus , fut une de ses créations*. Cette jeunesse dorés savait parfois se souvenir des beaux discours de ses maîtres ^ Elle était républicaine comme toute jeunesse : elle vola sur l'appel de Brutus; elle se fit tuer à Philippes '. Le jour s'usait à déclamer sur le tyrannicicle et la liberté, à célébrer la noble mort de Caton, à faire d'éloge de Brutus.
La population était toujours vive , spirituelle , curieuse. Chacun passait sa vie en plein air, en contact perpétuel avec le reste du monde, au sein d'un» air léger, sous un ciel plein de sourires. Les étrangers, nombreux et avides de savoir, entretenaient une grande activité d'esprit. La publicité, le journalismo du monde antique, s'il est permis de se servir d'une telle expression, avait son centre à Athènes. La ville n'étant pas devenue commerçante , tout le monde n'avait qu'un souci, c'était d'apprendre des nouvelles, de se tenir au courant de ce qui se disait et se faisait dans l'univers*. Il est bien remarquable que le
1. Cic, Ad fam., XVI, 21. Se rappeler le rôle de Polybe darij ]a société romaine de son temps.