‹ Saint PaulChapitre 192 sur 417 · I Thess., IV, 1-8, Cf. le Pasteur d'Ilermas, mand. iv · texte numérisé non relu

I Thess., IV, 1-8, Cf. le Pasteur d'Ilermas, mand. iv

3. Voir, par exemple, le Pasteur d'Hermas, vis. i et ii; simil. IX, 2. Comp. F.usèbe, H. E., VII, 30.

4. Tatien, Adv. Gr., 33; Minutius Félix, Oct,^, 9; Orig., Contre Celse, III, § 55; Cyrille, Adv. JiiL, VII, p. 229 (Paris, 4638). Cf. de Rossi, BuU.,^SQi, p. 72.

(An 5i] SAINT PAUL. 213

étaient sévèrement condamnées ; les femmes , en général , étaient étroitement voilées ; aucun des soucis d'une pudicité timide n'était omis * ; mais la pudeur est aussi une volupté, et le rêve d'idéal qui est en l'homme est susceptible de mille applications. Qu'on lise les Actes de sainte Perpétue, la légende de sainte Dorothée, ce sont là des héroïnes d'une pureté absolue ; mais qu'elles ressemblent peu à une religieuse de Port - Royal ! Ici , une moitié des instincts de l'humanité est supprimée; là, ces instincts, que plus tard on devait tenir pour des suggestions sataniques , ont reçu seulement une direction nouvelle. On peut dire que le christianisme primitif fut une sorte de romantisme moral, une énergique révulsion de la faculté d'aimer. Le christianisme ne diminua pas cette faculté, il ne prit contre elle aucune précaution, il ne la mit pas en suspicion ; il la nourrit d'air et de jour. Le danger de ces hardiesses ne se révélait pas encore. Le mal était, dans l'Eglise, en quelque sorte impossible; car la racine du mal, qui est le mauvais désir, était ôtée.

Le rôle de catéchiste était souvent rempli par des

I. Tertullien, De cultu f eminarum enVier, et surtout Ad uxorenij II, 3, et De virginibiis velandis, \ 6, en tenant compte des exagérations d'austérité particulières à cet écrivain.

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femmes*. La virginité était regardée comme un état de sainteté *. Cette préférence accordée au célibat n'était point une négation de l'amour et de la beauté, comme cela eut lieu dans le sec et inintelligent ascétisme des derniers siècles. C'était, chez la femme, ce sentiment juste et vrai que la vertu et la beauté valent d'autant plus qu'elles sont plus cachées, si bien que celle qui n'a pas trouvé cette perle rare du grand amour garde, par une sorte de fierté et de réserve, sa beauté et sa perfection morale pour Dieu seul, pour Dieu conçu comme jaloux, comme le copartageant des intimes secrets. Les secondes noces, sans être défendues, étaient regardées comme une imperfection'. Le sentiment populaire du siècle allait dans ce sens. La belle et touchante expression de (7up!,€ioç devenait le mot ordinaire pour « époux * » . Les mots de Virginius, Virginia, ilapQsviKo;, indiquant des époux qui n'ont pas eu d'autre alliance ^ , deve-

h. Endroits cités de Tatien, d'Origène et de saint Cyrille. Cf. le Pasteur d'Hermas, vis. ii, 4.

2. ICor., VII, 4 etsuiv.; Justin, Apol. 1, 15; Atliénagore, Leg., 33; Tertullien, Apol.^ 9; Orig., Contre Celse, I, §26. Voir toute la légende de Tliécla. Comparez les Uoxi irapôîvot de l'antiquité.

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