Act.j XVIII, 21, leçon de Griesbach
2. Act.j XVIII, 22. C'est ce qui résulte de l'emploi des deux expressions àvaêâî et jcaTsêvi (cf. Recognit., IV, 35), et surtout de? versets 18 et 21 .
3. L'auteur des Actes semble craindre d'insister. Le texte poui toute cette partie est plein d'ambiguïtés et de lacunes.
[Ail 54] SAINT PAUL. 281
pour remettre aux pauvres de Jérusalem une aumône considérable*. Paul, selon son habitude, resta très-peu de temps dans la métropole^; il était ici en présence de susceptibilités qui n'eussent pas manqué d'amener des ruptures, s'il eût prolongé son séjour. Lui, habitué à vivre dans l'exquise atmosphère de ses Églises vraiment chrétiennes , ne trouvait ici, sous le nom de parents de Jésus, que des juifs. Il pensait qu'on ne faisait pas la place assez grande à Jésus; il s'indignait qu'après Jésus on attribuât encore une valeur quelconque à ce qui avait existé avant lui.
Le chef de l'Eglise de Jérusalem était maintenant' Jacques, frère du Seigneur. Ce n'est pas que l'autorité de Pierre eût diminué, mais il n'était plus sédentaire dans la ville sainte. En partie à l'imitation de Paul, il avait embrassé la vie apostolique active '♦ L'idée que Paul était l'apôtre des gentils, et Pierre l'apôtre de la circoncision*, était de plus en plus acceptée; conformément à cette idée, Pierre allait évangéhsant les juifs dans toute la Syrie \ Il menait avec lui une sœur, comme épouse et diaco-