‹ Saint PaulChapitre 235 sur 417 · Homél. pseudo-clém., ii · texte numérisé non relu

Homél. pseudo-clém., ii

8. Il n'est pas douteux que, sous le personnage de Simon le Magicien, l'auteur des Homélies pseudo-clémentines ne veuille désigner souvent l'apôtre Paul. Voir surtout hom. xvii, § 19: àv9£(j7/,/.â; (^.01 et le passage â d xa-êpwajASvov p.£ Xe-ceiç... sont une allusion évidente à Gai., ii, 11 et i, 16. Comp. aussi hom. xvii,

12-17, à I Cer., XII, 1 (ÔTrraaîa;, àîrocaX'j'Isiç); hom. II, 17, à Act.,

XXI, 28. Les Homélies pseudo-clémentines parurent à Rome vers l'an 150 ou 160. Pour leur caractère d'hostilité contre Paul, voir

304 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 5i]

partout et toujours occupé à le combattre ^ On s'habitua à désigner l'apôtre des gentils par le sobriquet de Nicolas (vainqueur du peuple), traduction approximative de Balaam ^ Ce sobriquet fit fortune : un séducteur païen, qui eut des visions quoique infidèle *, un homme qui engageait le peuple à pécher avec des filles païennes*, parut le vrai type de Paul, ce faux visionnaire, ce partisan des mariages mixtes ^

surtout hom. ii, 17; m, 59; vu, 4, 8; Recogn., IV, 36; épître de Pierre à Jacques (en tête des Hom.), 2; attestation [ibid.], \. 4. Homélies pseudo-clém., m, 59.

2. Comp. une étymoIog:ie analogue ûq Balaam: Talm. de Bab„ Sanhédrin, 105 a. Une relation vague entre Balaam Qi Nicolas ou Oitkelos se trouve même dans le Talmud : Bab., Gitlin, 57 a (cf. Geiger, Jiidische Zeilschrift, 6* année, p. 36-37). Comparez le nom d'Armillus ou ÈppXac; donné à l'Antéchrist chez les juifs.

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