Plut., Vie d'Alcib., 12; Athénée, XII
.3. Les riches villas éphésiennes paraissent avoir été sur la route d'itphèse à Magnésie, et non de ce côté [communication de M. HydeClarke].
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le premier foyer chrétien ; là furent les basiliques apostoliques, les tombeaux vénérés de toute la chrétienté *. Après la destruction du temple d'Artémis, Ephèse ayant échangé sa célébrité païenne contre une égale célébrité chrétienne, et étant devenue une ville de premier ordre dans les souvenirs et les légendes du culte nouveau, l'Éphèse byzantine^ se groupa tout entière autour de la colline qui avait l'avantage de posséder les plus précieux monuments du christianisme. Le vieux site s'étant changé en un marais empesté dès qu'une civilisation active eut cessé de régler le cours des eaux, l'ancienne ville fut abandonnée peu à peu ' ; ses gigantesques mo-
\. Eusèbe, H. E., lîl, 3'J; V, 24; Synaxaire précité; Procope, De œdif., V, 1; Ibn-Batoutah, édition Defrémery et Sanguinetti, H, p. 308-309; Arundell, Discov., II, p. 2o2 etsuiv.! Hamilton , Res., II, 23.
2. Le^nom moderne d'Éphèse, Aïa-Solouk, paraît venir de A-jt'a eeoXo'You ou A-j'io; 0£oXc-joî. Il est vrai qu'on prononce et qu'on écrit souvent Aïaslyk (Arundell, II, 232), où l'on est tenté de voir la terminaison turque lyk. Mais l'orthographe correcte est Soloûk (voir Ibn-Batoutah. Il, p. 308). Comparez Dara-Soluk ^ près de Sardes. La porte qui donne entrée à la citadelle peut dater de l'époque chrétienne. On y employa des sculptures païennes, qu'on interpréta dans un sens chrétien.
3. La présence de deux églises parmi les ruines de l'ancienne Éphèse prouve qu'elle fut encore habitée au iv« et au v« siècle. Cependant, si l'Éphèse chrétienne avec ses bâtisses importantes avait existé autour du Prion et du Coressus, il en resterait plus de traces
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numeiits, par suite de leur proximité de canaux navigables et de la mer, furent exploités comme aes carrières de marbre, et de la sorte la ville se déplaça de près d'une lieue. Peut-être le choix de domicile que firent quelques pauvres juifs sous le règne de Claude ou de Néron fut-il la cause première de cette translation. La plus ancienne conquête turque continua la tradition byzantine; une grande ville musulmane succéda à la ville chrétienne * , jusqu'à ce que vinssent régner définitivement sur tant de souvenirs la ruine, la fièvre et l'oublia
Paul n'était pas ici, comme il le fut dans ses premières missions, en présence d'une synagogue igno-
4 . La belle mosquée d'Aïa-Solouk ne peut être en aucune manière identiQée avec la basilique de Saint-Jean, nonobstant la tradition des Grecs de Tchirkindgi [communication de M. Hyde Clarke]. La régularité du plan de la mosquée relativement au mihrab suffirait pour prouver qu'elle a été bâtie comme mosquée. Une inscription arabe établit d'ailleurs qu'elle a été achevée en 1569 [communicalion de M. Waddington]. V. Falkener, p. 1 33 et suiv. Rien ne porte même à supposer que la mosquée ait été bâtie sur l'emplacement de la basilique. La basilique était située sur une colline : Synaxaire précité, et Procope, /. c. Je ne doute pas que la basilique n'occupât l'aire de la citadelle d'Aïa-SolouM. Le passage d'Ibn-Baloutali sur les Églises d'Éphèse est trop vague pour qu'on en puisse rien conclure.
2. Aïa-Solouk a repris depuis quelques années un peu d'importance , comme tête momentanée du chemin de fer de Smyrne à A.ïdin.
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rante du mystère nouveau, et qu'il s'agissait de gagner. Jl avait devant lui une Église qui s'était formée de la façon la plus originale et la plus spontanée, avec l'aide de deux bons marchands juifs et d'un docteur étranger, lequel n'était encore qu'à demi chrétien. Le groupe d'Apollos était composé d'environ douze membres. Paul les questionna et s'aperçut qu'il manquait encore des parties à leur foi; en particulier, ils n'avaient jamais entendu parler du Saint- Esprit. Paul compléta leur instruction, les rebaptisa au nom de Jésus, et leur imposa les mains. Aussitôt l'Esprit descendit sur eux; ils se mirent à parler les langues et à prophétiser comme de parfaits chrétiens *.
L'apôtre chercha bientôt à élargir ce petit cercle de croyants. Il n'avait pas à craindre de se trouver ici en présence de l'esprit philosophique et scientifique, qui l'avait arrêté tout court à Athènes. Ephèse n'était pas un grand centre intellectuel. La superstition y régnait sans contrôle ; tout 1© monde vivait dans de folles préoccupations de démonologie et de théurgie. Les formules magiques d'Éphèse (Ephesia grammata^) étaient célèbres ; les livres de sorcellerio