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Strabon, XIV, i

4. Parmi les nombreuses inscriptions d'Éphèse, il y en a peu oià il ne soit parlé du temple. Corpus inscr. gr., n"' 2953 b et suiv.; Le Bas et Waddington, Inscr., III, n"' 136 a et suiv. Remarquez surtout le retour fréquent du titre de vewTroio'ç. Voir Act., XIX, 35, en comparant Corp., n° 2972, et Eckliol, D. n. v., II, p. 520 et suiv. Remarquez aussi les Eepsïai irr, k^-Ui^o^ : Corp., n° 2986, 3001, 8002, etc. Cf. Hérodote, I, 26; Elien, Hist. var., III, 26,

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celle des orfèvres, qui fabriquaient des petits naos d'Artémis. Les étrangers emportaient avec eux ces objets, qui, posés ensuite sur leurs tables ou dans l'intérieur de leurs maisons, leur représentaient le célèbre sanctuaire *. Un grand nombre d'ouvriers étaient employés à ce travail. Comme tous les industriels vivant de la piété des pèlerins, ces ouvriers étaient très-fanatiques. Prêcher un culte subversif de celui qui les enrichissait leur paraissait un affreux sacrilège; c'était comme si de nos jours on allait déclamer contre le culte de la Vierge à Fourvières ou à la Salette. Une des façons dont on résumait la doctrine nouvelle était : « Les dieux faits de main d'homme ne sont pas des dieux. » Cette doctrine était arrivée à une publicité suffisante pour que les orfèvres en conçussent de l'inquiétude. Leur chef, nommé Démétrius, les excita à une manifestation violente , soutenant qu'il s'agissait avant tout de l'honneur d'un temple que l'Asie et le monde entier révéraient. Les ouvriers se jetèrent dans les rues, criant : « Vive la grande Artémis d'Ephèse ! »

4. Voir Dion Cassius, XXXIX, 20. Comp. Eî? rb Afiaror î»r,Tcpix. ÛTTop. avMv., publié par Conrad Neobarius (Paris, 1539), jol. 26 verso, lignes 28-29. Pour les monuments figurés, voir f'abbé Greppo, Recherches sur les temples portatifs des anciens (Lyon, 4 834), p. 22 et suiv.

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et en peu de temps toute la ville fut remplie de confusion.

La foule se porta au théâtre , lieu ordinaire des rassemblements. Le théâtre d'Éphèse, dont la cuve immense, dépouillée de presque toutes ses constructions, se voit encore dans les flancs du mont PrionS était peut-être le plus grand du monde. On estime que cinquante-six mille personnes au moins devaient y tenir ^ Comme les hauts gradins affleuraient le sol de la colline, une foule énorme pouvait en un instant se déverser par le haut et tout inonder. Le bas du théâtre, d'ailleurs, était entouré de colonnades et de portiques remplis d'oisifs; voisin du forum, du marché, de plusieurs gymnases % il était toujours ouvert. Le tumulte en un instant fut à son comble. Deux chrétiens de Thessalonique, Gaïus et Aristarque, qui avaient joint Paul à Éphèse et s'étaient attachés à lui comme compagnons , étaient entre les mains des émeutiers. Le trouble était grand parmi les chrétiens. Paul voulait entrer dans le théâtre et haranguer le peuple; les disciples le supplièrent de n'en rien faire.

4. Le théâtre d'Éphèse est de construction romaine; mais il peut avoir été bâti avant Néron. Du reste, il a été retouché plusieurs fois. Corp. inscr. gr., \\° 2976; Texier, Asie Min.j p. 315.

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