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Tacite, Ilist., V

(An :.8] SAINT PAUL. 535

Agrippa II, qu'il avait enlevée, par des pratiques infâmes ^ , à son premier mari, Aziz, roi d'Émèse. Il n'y avait crime dont on ne le supposât capable; on alla jusqu'à l'accuser d'exercer le brigandage pour son propre compte ^ et de se servir du poignard des sicaires pour satisfaire ses haines ^ Voilà les hommes auxquels les plus hautes fonctions étaient dévolues depuis que Claude avait tout livré aux affranchis. Ce n'étaient plus des chevaliers romains, de sérieux fonctionnaires comme Pilate , ou Coponius ; c'étaient des valets cupides, orgueilleux, dissolus, profitant de l'abaissement politique de ce pauvre vieux monde oriental pour se gorger à leur aise et se vautrer dans la fange'*. On n'avait pas encore vu quelque chose de si horrible ni de si honteux.

Le chef d'escouade qui avait amené Paul remit à Félix, dès son arrivée, Velogium et le prisonnier. Paul comparut un instant devant le procurateur, qui s'informa de quel pays il était. L'elogium constituait à l'accusé une situation privilégiée ^ Félix dit qu'il entendrait la cause, quand les accusateurs seraient

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