Voir ci-dessous, p. xxni, note i
3. TertuUien, l. c. Comparez, cependant, Épiph., haer. xlii, 9, 11, 12; Canon de Muratori, lignes 62-67.
l'Eglise destinataire. Peut-être l'Église d'Ephèse posséda-t-elle un de ces exemplaires, dont l'éditeur des lettres de Paul se sera servi. Le fait de trouver une telle copie à Éphèse lui aura suffi pour écrire en tête npoç *E<pe(7iouç ^ Gomme on négligea de bonne heure de ménager un blanc après ouciv, la SUSCription devint : toiç àytoiç toT; ougiv xal xicrotç, leçon peu satisfaisante*, qu'on aura cru rectifier, au iv^ siècle, en insérant après ouciv, conformément au titre, les mots èv 'EcpsGw.
Ce doute sur les destinataires de Tépître dite aux Éphésiens pourrait fort bien se concilier avec son authenticité; mais la réflexion critique excite sur ce second point de nouveaux soupçons. Un fait qui frappe tout d'abord, ce sont les ressemblances qu'on remarque entre l'épître dite aux Ephésiens et l'épître aux Golossiens. Les deux épîtres sont calquées l'une sur l'autre ; des membres de phrase ont passé textuellement de l'une à l'autre. Quelle est l'épître qui a servi d'original et celle qui doit être considérée comme une imitation ? Il semble bien que c'est l'épître aux Golossiens qui a servi d'original, et que
4. Il se peut aussi que cette attribution ait été le résultat d'une conjecture tirée-du rapprochement de Epli.,vi, 21-22, avecIITim., IV, 12.