I. — La Dignité du Prêtre
1. — Les GftANDEURS DU PRETRE. — 1. Le prêtre, l'élu de Dieu. Dieu seul le choisit et l'élève du milieu des créatures. — Sa place assignée au-dessus de tous les êtres,
au sommet de la création \\{ '
2. Le prêtre médiateur. Besoin qu'a le monde d'un intermédiaire entre lui et Dieu, d'un médiateur chargé de lui transmettre Id» volontés du Très-Haut, de plaider sa
cause, de lui obtenir toutes les grâces qui lui sont nécessaires.— Le sacerdoce se retrouve chez tous les peuples, tant ce besoin d'un médiateur est profond et universel. — La toute-puissance de la médiation du prêtre jaillit d'un grand et magnifique mystère : son identification avec Jésus- Christ, pontite suprême et unique, vivant, agissant, triomphant dans ses prêtres 112
3. Le prêtre rédempteur. Reproduction vivante de Jésus- Christ, associé à l'œuvre de la rédemption du monde ; rédempteur en Jésus-Christ, le prêtre apparaîtra, tout à la fois, comme son Maître, sous les stigmates de la déchéance et l'auréole de la sainteté.
Il sera l'homme déchu : l'homme associé à toutes les misères et les faiblesses de ses frères. — Ainsi pourra-t-il
comprendre, compatir, soulager 113
Il sera l'homme tout céleste et tout divin, couronné des gloires de la sainteté la plus éminente. — Cette sainteté jaiUit d'une triple source : séparation, virginité, immolation. — Le prêtre est seul : plus aucun lien qui le retienne dans la vulgarité des choses terrestres : sa sublime image en Melchisédech, — Le prêtre est vierge. Cette virginité est à la fois réclamée par Dieu et par le monde ; par Dieu, dont le prêtre touche à tout instant les mystères ; par le monde, dont il doit conquérir la confiance, embrasser les intérêts, procurer le salut. La chasteté du prêtre catholique, miracle de puissance, grand triomphe de l'Église, admirable fécondilé. — Enfin le prêtre est une victime immolée. L'Apôtre commence par montrer cette multiple immolation; tableau des tribulations du prêlre. L'Apôtre en expose ensuite les profondes raisons. La souffrance chez le prêtre est nécessaire. Nécessaire en premier lieu au prêtre lui-même : comme contre-poids à ses honneurs sublimes qui le pourraient enorgueillir: comme manifestation de la force miraculeuse du Dieu qui triomphe par la faiblesse, et perpétue la vie par la mort; comme ressemblance obligée avec le souverain prêtre, Jçsus-Christ. Nécessaire en second lieu au salut du peuple. Mystère sublime de la solidarité ; la rédemption du monde tout entière dans une divine solidarité, le mystère continué dans le prêtre; par sa souffrance, le prêtre expie; "par sa mort, il rachète 1
II. — Continuation des grandeurs dp prêtre. — Le prêtre au milieu du monde : salut universel, domination la plus haute, principe des seules joies véritables.
1 . Lo prêtre seul donne la vraio vie, la vio divine el éternelle. — Seul, il entrelient cette vie parla parole sainte, par les sacrements, par la grâce qu'il communique dans toutes les Ibuctions de son ministère. — Seul, il rend cette vie par la puissance de son absolution 123
5. Le prêtre est roi. — Son rogne merveilleusement fécond dans l'Europe chrétienne. C'est lui et lui seul ([ui a fondé les nations chrétiennes et fait l'Europe. — Secret de cette royauté du prêtre : le prêtre seul domine l'homme par ses côtés les plus intimes et les plus profonds 125
3. Le i)rètre, à chacune des i)hases de la vie humaine, apporte ses bénédictions forti liantes ; il suit l'humanité du berceau à la tombe, associé à toutes ses joies, consolateur de toutes ses soulfrances 129