‹ Saint Paul [microform]Chapitre 17 sur 100 · Vocabulaire · texte numérisé non relu

Vocabulaire

Le vocabulaire est toujours d'une grande richesse, puisque l'Epître, plus courte que l'autre, contient encore de sept cent cinquante à huit cents vocables, dont une moitié, à peu près exactement, consiste en mots qui n'y apparaissent qu'une seule fois. A prendre l'ensemble, c'est toujours la conversation des classes cultivées der« hellénisme » qui les fournit. Là cependant où l'émotion se fait belliqueuse, Paul se garde un peu moins de vertes expressions, populaires ou négligées; mais, phénomène inverse, c'est parfois aux instants de transport enthousiaste que lui viennent les expressions les plus littéraires (v. comm. de iv, 4-6, al.). Nous trouvons là un des signes incontestables de sa bonne culture grecque.

Les mots spéciaux à cette épître, dans le Nouveau Testament, atteignenta u chiffre de quatre-vingt-dix, à quelque unité près.

Hapax légomèiies « absolus ». — Il est deux adverbes que l'on n'a, jusqu'ici, retrouvés nulle part ailleurs, et qui sont bien conformes du reste à l'usage de Paul, dont l'ardeur aimait les composés superlatifs en uTcsp — . C'est uTrepsjceiva, « au-delà » (x, 16), et ÔTrepÀ-'av (xi, 5; xii, 11). 11 est probable qu'on ne retrouvera jamais le second, car les Grecs du iv° siècle ont bien l'air de ne l'avoir pas lu ailleurs qu'en ces deux passages (en voir le commentaire). — Nous pouvons y joindre le verbe expressif xaravapxSv à la voix active (xi, 9; XII, 13, 14, V. ad loc.)y métaphore d'origine médicale qui doit signifier « endormir et duper par des cajoleries », et qui, selon saint Jérôme, était un vulgarisme de la patrie de Paul, la Cilicie. Enfin il y a le mot i|^euoaTTo'aToXoç (xi, 13), qui a bien pu être adopté par les auteurs chrétiens postérieurs, mais qui, vu la nouveauté de sens du composant àmGxokoç, a été certainement forgé par saint Paul sur le modèle classique de (|^cuSo[AàvTiç, ij;£uSo[Aapiu;, etc., et de néologismes analogues fort en vogue à l'époque hellénistique; cfr rj^euSaScX-^oç de XI, 26 et Gai. ii, 4. (De plus, il existe un certain nombre de mots, que nous

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