‹ Saint Paul [microform]Chapitre 18 sur 100 · CHAPITRE III. XXXIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. XXXIII

noterons, retrouvés seulement dans un ou deux documents hellénistiques). Hap. leg. « relatifs » — Ni dans les LXX ni dans tout le Nouveau Testament n'apparaissent les termes :

(jpapviç, <xyava>CTï)(Ttç, àyvoTï);, àSpoTy;;, ajxeTpoç, àvgxSiTiyvjTOç, àTuapaaxeuao-Toç, «7roxpi[A«, «ppviTOç, a'jOatpSTOç, BeXt'ap, lyxpiVHtv, IxSaTravSîv, £}tSv)(;i£tv, eXacppia, lvâT][;,etv, IvxuTtoïïv, ETrevSueiv, Ittkjxyivo'uv, liepo^uyeiv, ejcprjixta, stpixveîffQat, ^'Stcrra, !xavoTy]ç, xaTcriXeusiv, xaTa^apetv, xaxaxpifftç, xa-rapTicnç, xaTOTrrptÇeaOat, TCêpucrt, "7rpoa(j(,apTaveiv, 7rpoevapy(e(7Ôat, Tcpoxaxap- TtÇetv, TrpoaxOTTï], (TUYxaTàÔsfftç, <jufji,Tté[ji.rt£iv, cruj/<pcovvi(7iç, ' ffuvuTTOupYStv, dUdTaTixoç, UTuepex,- Tsfveiv, cpEiSo{*év(«)ç, çuat'waiç.

Dans tout le Nouveau Testament (y compris toujours les Épîtres de Paul), on trouvera ici seulement :

ctYpuTTVt'a, àvotxaXuTTTStv, àTueiTTï'ffOai, àp[xo^eiv, aôya^ew, puôoç, SoXoîîv, Sotvjç, Succpyjfxiaj I6vap)(ïi;, £i(yspj(£<i6at, Ixcpopeïv, IXatTOveïv, EjAitepiTca-csîv, iÇaTcopsïv, liraxoiJciv, l7ri7ro8ï]atç, l7rtTi[ji.ia, YJvîxa, iXapoç, xaOaipeaiç, x«Xu(ji,tji,a, [ji.oXu(J|ji,oç, |xo)[ASo9at, ô-/upwiAa, Trapctutixa, Tcapacppoveïv, tzvir^i,^ TîEVTcitXK;, irpoaipEÏv, TrpoffavaitXvipoîjv, 7crto;(eu£iv, o-apyàv/], ax^voç, orxo'Xoij/, (rîïoy5«Toç, (ji:evo5(wpsîaOai, cuXav, auvaTCOffTsXXEtv, ffuvo7roupy£Ïv, 67repPaXXôvTt»)ç, i|iO>Tic(i.O(;, <|n0upi(y[ji,O(;.

Manquent ailleurs, non dans leN. T., mais dans les lettres de Paul : ap-^eaOai, àtevii^eiv, àcppoffuvv], P«pu;, poïjOeTv (en citation), SaTcavav, lTOi(jt.oj(;, ôappEÏv, 6au{Aa, (XETavos'tv, irapî'pj^sffQai, TCEpiatpEÏv, 7ciaÇ£tv, TrXr,yv], TrXï]6uv£iv, TuoTaao;, TcpoÉpj^EdGai, TTpôffxaipoç, TTTwj^Eia, ffxopTTiÇEtv, (Tïtopoç, TTiXixouTOç, Tpt'ç, Cppiç, cpuXaxv], (ffUy^O;.

D'autres, que nous ne pouvons relever tous, sont rares même dans la langue de l'Apôtre : vauayEÎv, (xttotojawç, a(jt,£Ta(ji.E'Xv)Toç, al.

Noms propres. — Trois noms propres sont particuliers à notre épître : 'Ap/taç (xi, 32), Aa(ji.a(TXYivo; [ibid.) et BsXt'ap (v, 15). Les autres (en plus de 'lï](iouç, 20 fois dont 11 fois avec Xpiatoç) sont lïaïïXo; (deux fois seulement, 8 fois I 6^0/'.), Tt(xoôgoç (i, 1, 19), 2iXouavoç (i, 19), T(to; (9 fois, à travers les chap. ii, VII, vni, xii), Ko'pivOoç (i, 1, 23), Kopi'vôtoç (1 fois seulement, vu, 11), 'Âx aîà (i, 1; IX, 2), MaxESovi'a (6 fois, à travers les ch. i, ii, vit, viii, xi) et MaxeSojv (ix, 2,4), A«(xa(yxoç (xi, 32), Tpwd^ç (ii, 12), Mwijffïi; (m, 7, 13, 15), Eua (xi, 3), 'App«6l(x (xi, 22), 2a-rav (xii, 7; ailleurs Saxavaç avec l'article, ii, 11, xi, 14). On aimerait qu'il y en eût quelques-uns de plus, surtout au ch. viii (et xii), où l'anonymat de deux personnages importants déconcerte un peu les exégètes.

Paul se nomme en tête de la première partie, et de la troisième, x, 1. Cela ne fait aucune présomption en faveur de la « Théorie des quatres chapitres » , car X, 1 n'est assurément pas le commencement d'une lettre, et on a vu, d'après I Cor. déjà, que Paul se nomme volontiers dans le cours même d'un développement (v. infra, ch. iv d'INTROD.)

Mots qui sont les plus employés. — En dehors des grands noms nécessaires, tels que 0eoç (79 fois), XptffTo'ç (49, dont 11 avec T/ijouç), 'Irjffotl; (20), xûpioç (30), 7rv£Îl[ji.a (au sens de Saint-Esprit, 6 ou 7 fois probablement, sur 17), et en négligeant tout ce qu'il y a de banal et d'inévitable comme l'article, le relatif, «XXa, «tto, «utoç, y«p, yîvEar9ai, M, Et, slvai, sîç, Ix, Iv, £p5(£a6at, e/£iv, ?va, l'va pivi xa( (v. infra], xaiot (v. infra]., ixti, oti, oO[x], nous rencontrons les mots suivants comme les plus affectionnés dans notre épître :

les noms : àX>i'9Eta, 8 fois [Rom. 8, 1 Cor. 2, Eph. 6, I Tim. 6, 11 Tim. 6, al.); aTrXoxy]; 5 fois (3 ailleurs chez Paul) ; àîrocTToXoç, 6 ; àaOE'vsia, 6 (6 ail. Paul) ; yvcoaiç^ 6 SECONDE Épître aux corinthiens. c

XXXIV INTRODUCTION

(I Cor. 10; al.); Siaxovix, 12 (10 ail. P.); 5i«>tovoç 5 (15 ail. Paul); Sixaiocruvr, , 7 (I Cor. 1; Rom., innombrable; al,); So;«, 18 (plus que partout ailleurs); èxxXr,- Gia,9; ETrfîToXvi, 8; eôaYYs^tov, 8; vi^épot, 6; ôxvaTo;, 8; ôXij^iç, 9 (dans les premiers chapitres; plus qu'ailleurs chez P.); )txp5t«, 11 (plus que I Cor.)\ xau^^-zj/Tiç, 7 et )cau)^yiui.«, 3 (v. infra)\ xi'vouvoç, 5 (ailleurs rien que Rom., 1); Xoyoç, 9; Xu7c>i, 6 (v. infra)\ MaxeSovîa, 6; vo'yiixa, 5 (ail. Phil. Ij ; TrapascXTiaiç, 11 (ail. Paul 9, Act. 4; V. infra)\ Trar/^p 5 (comme Gfl^. ; Phil., 4; Pastorales et II Thess., 3; ailleurs, davantage); TCt'crnç, 7 (comme I C'a/'., beaucoup moins que Ro)n. et Ga/.^ V. infra); irv£U[ji,« (au sens non divin, 10 ou 12 fois); upocroiirov, 12 (I Cor., 2; Gai. et I Thess., 3; Co/.^ et II Thess., 1); cfxp;, 11 (fréquent Ga^., puis Eph. et autres £/?. de la capdvUë\\ (TTrou^vi, 5; crwaot, 10 (I Cor., 47 fois, clv Rom., Col., Eph., al.); Tito;, 9; cpoêoç, 5; /.«p"^-» 5 (v. infra]\ y.àpiç, 18 (le plus après les 25 de Rom. ; v. infra) ;

les adjectifs ou pronoms déterminalifs, etc. : exeïvoç, 5 fois; .ariSetç, 5; o&toç aux formes diverses, 51, dont touto, 18; oùSeîç, 8; tcS;, 50 (fréquent partout à travers Paul, Synoptiques, Actes); tcoXuç, 21 (id. Rom.) ; xtç, 25 ; tiç interrogatif, 11 (moins que dans les autres « grandes Epîtres », v. infra) ; toioïïtoç, 10;

les pronoms personnels : lyco aux cas divers, 61 fois, le vif x^yw, 9 (I Cor. 10) ; r,ugîç à tous les cas, 111; ôasïç à tous les cas, 159 (plus que partout ailleurs); lauToïï, 28 fois;

les verbes : àvs/eaôai, 5 fois (au ch. xi; 1 fois respectivement I Cor., Eph., Col, Il Thess., II Tim.)\ aKeïvat, 4 (ail. P. 3); àaôevEÏv, 6 (I Cor. 10; ailleurs Paul, 3); p'À£;rgtv, 7 (v. infra); yivwcrxetv, 8; ypa-feiv, 11 (très fréquent « grandes Ep. »); Sc'x^sffôai, 6; SiSo'vat, 13; eîâs'vai, 14, aux formes diverses; iXTCÎÇeiv, 5 (et IXtuiç, 3); ^^v, 8; ôéXeiv, 9 (fréquent gr. Ép.) ; xaTspYaCstrOat, 8 [Rom. Il, I Cor. 1); xau/ôcaOai, 19 (v. infra) ; 'Xotleh, 9 (moins que I Cor.) ; Xe'Yeiv et ses formes, une quinzaine de fois; XoYiCeofâa'i 8 (moins que Rom.); XuTueïv, 12 (aux ch. ii et vu; 3 fois ail. Paul, v. infra); TcapaxaXsïv, 17 (v. infra); uapEïvai, 5 (comme Act., plus qu'ail.); Tuepiaffeusiv, 10 (plus qu'ail.); -rroieiv, 8; cruviîTavsiv (ou oruviaràvai), 9; cpavepoïïv, 9 {Rom. 3; I Cor., 1; Eph., 2; CoL, 4; I Tim., il Tim., Tit., respectivement 1); x«'ps'v, 8 (etyapa, supra, 5);

quant aux adverbes, prépositions, etc. : Sri avec l'accusatif, 10; avec le génitif, fréquent; Sio (hellénistique), 9; si x«i, une dizaine de fois; eixs, 11; Ini gén. 2 fois dont une citation; datif 14, accusatif, 6; tSou, 7 (ail. Paul 3 seulement, V. infra); xaOoj;, 12 (fréquent Paul); [aSXXov, 8; (xera gén., 7; (aév, seulement 9; [AVI TtoK, 5 (plus qu'ail.) ; vai, 5 (ail. P., 3); vïïv, 7 (et vuv(, 2) ; cuv, 7 (comme I Cor.); o8tco[(;], 8; ixaXtv, 9; irwç enclitique, 5 (au sens de « comment », rien qu'une fois) ; Trpoç avec seulement l'accus., 34; ô-resp avec gén. (souvent équivalant à Trepc), 30 fois, avec accus., 3; adverbialement, 1 fois; wç, 31; wctte conclusif, 3 fois, et comme conjonction suivie de l'infinitif, 4.

Mentionnons encore ici quelques mots moins fréquents, mais propres à Paul dans le Nouveau Testament, comme TOTîoiôriaK;, 4 fois [Eph., et Phil., 1), cptXo- Tt|ji£lff8ai, V, 9 [Rom. et I Thess., 1), àTcoToixo); [Tit., 1).

Mots qui manquent ou qui sont rares. — Il manque d'autre part beaucoup de mots du langage paulinien habituel. Leur absence à quelques-uns ne peut s'attribuer qu'aux caprices du hasard; ainsi celle de àvTt, «pn, ô'ttou, ors, où (x,ï], ouTtw (qui chez P. n'apparaît d'ailleurs qu'une fois, I Cor, m, 2), oute, ttote^

CHAPITHE III. XXXV

toffoÏÏToç, n'a rien de bien surprenant. Celle de ttoî», fréquent en « diatribe », et qu'on trouve 6 fois I Coi%, ainsi que la rareté de ti (âii ti, xi, 11 ; xt yâp, xii, 13), attirerait davantage l'attention, de même que la pénurie du pronom singulier de la deuxième personne («tou 1 fois, dans une citation; crof, 2,- dont une citation; cri, jamais, ni crû). Des mots communs, assez fréquents chez l'Apôtre, TtopeueaOai, TrpwToç adjectif, utto avec l'accusatif (si usité Rom., I Cor., GaL), y^, Ypa'f>i, ÏStoç (fréquent I Cor.), /csaaXvi, ôSo;, oTxoç, otxovo'fjioç, okovo.aia, oixoioç et tous ses dérivés, ovofxa (également Gal.]^ TTsipafffAOi;, xia^q, tutcoç, xP^^'*» P^is àvaxpivEiv (10 fois I Cor.]^ [/EÀXetv, ôpâv (qui ne se trouve d'ailleurs chez P. que 3 fois), et d'autres semblables, n'ont été omis peut-être que faute d'occasion. Mais il faut noter encore le manque de nombre d'expressions qui caractérisaient 1 Cor., comme ajxapraveiv (manque aussi GaL, mais 7 fois I Cor. et Rom.), Y«i^eïv, fu^ri, sRwXoôutov, gXsuOepo';, xaXeTv, xXvipovo[Af.îv, xoifxaaOai, (jiéXo;, (/.uar/iptov, (jiwpo<; et atopt'a, voïïç, oixo5o(ji.sîy (v. infra], TrveuwaTixoç, Tropvv) (et -rro'pvoç, Tcopveustv), 7rpop-<]Ty)(; et Trpocp'/jTctjetv, axavSaXav et (TKavSaXiCetv, orocpoç, dTaupoç, TeXeioç, <faY£Ïv, ({*uy^ixôç; et aussi la rareté de àvïjp, 1 fois (I Co/-., 33, Rom., 9; £^/?A., 7; al.), d'âSeX-^oç (12 fois contre 391 Cor.), avQfWTTo; 8 fois, aTciaToç 3 (contre 11 dans 1 Cor.), etâwXov 1 fois; Tcapouata (3 fois) n'a jamais qu'un sens humain; (ropta n'apparaît qu'une fois, araupoûv 1, ooi^eivii, duvetSyicriç 3 (I C'o/'.^ 9), yocpia^aa 1, aYyeXo; 2 (et il ne s'applique en l\ Cor. qu'à des anges mauvais; I Cor., 4, al. 8), i\m 1 fois (cfr les IÇecti de I Cor.), xaXo'c 2, àyaTTVjToç 2 (I 6'o7'.^ 4; Rom., 7; ailleurs, 15), xo(7|aos 3 fois seulement (I Cor., 21), vexpo; 1, itKJTeusiv deux fois dont une citation, Tnatôç 2, xpivstv 2, xarapyeTv 4, 7r«pa5i3ovxi 1 (comme Gai.), TTopvei'a 1 fois (I Co/*., 5). Joignons-y., toujours pour la comparaison avec la Première Epître, la rareté de o-rav (3 fois), de oùyi (1), de tots (1 contre 7 I Cor.), de la particule av (4 fois seulement; et 1 fois, m, 16, sav au même sens). Un rapprochement avec l'ensemble des grandes Epîtres montrera encore comme caractéristique, outre l'absence de beaucoup des mots qui précèdent, celle de àxpoSuorTta, TceptTOfAvi, vooioi;, àTroXurpwTiç, Stxaioî (absent aussi de I Cor., et présent Gai. seulement en citation, m, 11, mais 7 fois Rom^ et 9 fois ailleurs chez Paul), ainsi que de Sixaioûv, ôixaiojf;,a, Sixaiwatç. Nous ne rencontrons qu'une fois 'Iou§aïoî, 'louSxta, 'Eêpaïo;, 'lapariXiTy]; et 'lapa^iX deux fois. BaTTTiÇeiv et P'iTCTifffAa font complètement défaut, ainsi que pactXei'a (5 fois ].Cor., neuf fois ailleurs); xtitiç, si fréquent Rom., fait une apparition unique, de même que TCotpaTCToiixx, cppoveïv, -/^pYiaxorri;; olo'ç ne désigne Jésus-Christ, comme dans 1 Cor., qu'une seule fois (sur quatre); uTcopiûvo se lit 3 fois [Rom., 6) et ûéXeiv 9 fois, ce qui est peu en face de Rom., 1 Cor., et, proportionnellement, de l'Ep. aux Galates qui, bien plus courte, a le même nombre. Bref, nous constatons une assez grande différence de langage entre des epîtres qui sont delà même période, et présentent par ailleurs en air de famille très prononcé.

Si l'on étend la comparaison à toute la littérature paulinienne, on relèvera encore la rareté de eôaYYcXi^saôai (2 fois), zh/jt^K^xtl-i (1), su^fsaOai (1 fois, TpoorEuy.r' et TtpoffEu/eaôai jamais), Stw^isiv (1), uX-zipoClv (une fois; fréquent Rom., Eph., Phil,, Col.), TOiôeiv (1; Phil. G), la particule te (2; Rom., 16; I Cor., 4; Eph., 2; Phil., 1).

De tout cela nous pourrons tirer des conclusions instructives [infra).

XXXVl INTRODUCTION.

Qualité et provenance. — Ce vocabulaire relève de la bonne langue hellénistique. Nous n'y trouvons qu'un terme d'emprunt étranger, popularisé d'ailleurs à l'époque, àppaêtiv, et très peu de vulgarismes (Triocffai, Sî'psiv,? xàtavapitav) ou de néologismes (v. supra). Il faudrait voir un latinisme dans h êroi'fAw e^ovieç, (x, 6). L'influence sémitique ne se fait sentir que dans quelques tournures, ou acceptions de mots, So^a, Soçâ^siv, TîEpiirwTsîv au sens moral (LXX), ou Trai'Jjp Twv oîxTtpiJLwv, àvoiysiv To ffTO(y,a, -(zrh\i.v.x(t vf^q oDtaiocûvriç, qui pouvaient très bien passer en grec; celle des derniers livres de la Bible grecque, ou de la littérature gréco-juive, éventuellement en des formes comme àvsxStïiyyjToç [Pseudo- Aristée), aÙTapxsia au sens de « fortune suffisante ». De couleur bien biblique sont encore quelques combinaisons de mots, comme (pôêo:; xal xpoixoç (vu, 15; encore f Cor., Eph., Phil.)^ dont quelques-unes distinguent cette épitre, ainsi ô ôsoç Tou aîîovoç to'jtou, aYYeXoç '.j)0)toç, aYY£^>Oî 21arava, TpiTOç oôpavo;, al. — D'autres notables expressions particulières sont iraXaià Siaôvjxvi, ô e^to rjfjiwv àvOpwTroç, xarà pâOouç (voir Plummer).

La Koinê de cette épître est, dans l'ensemble, de catégorie élevée. A côté de quelques formes ou locutions très spécifiquement hellénistiques, comme xaTÊvavTi, YiveffOai iv, o^sXov, et la graphie eivexev (vu, 12), celles qui appartiennent à la langue élégante du temps, et parfois même classique, ne sont pas rares. Le choix de Paul flotte entre ffuvwTavat, verbe classique, et le tardif cuviuTavsiv; sa dictée est tombée parfois sur des mots ou tournures attiques, comme uapau- TÎxa pris adjectivement, «ùxot Iv laoToïç, ioitxvsïffOxi, l'archaïque oùOevoç, xivSuvo;, xaTtriXeueiv (non biblique), av après ^■^Uv. (m, 15). Ndgeli signale des mots classiques loués par les grammairiens, ainsi (xo) oi(|^oç, à;pop(xi], d'autres appartenant à la bonne littérature de la haute Koinê, et consistant soit en anciens vocables revenus en usage sous l'empire romain, comme ayavàicTridtç, ayvoTyiç, ajAExpo;, Siaxovi«, IXa'^poi;, IXeuOspia, soit en termes poétiques ioniens passés dans l'hellénisme, comme àxaviÇeiv, àpjAo^eiv, et quelques-uns post-classiques mais antérieurs à Paul, tels àSpoxyiç, «ô^aveiv au sens transitif, ysvvjtxa (papyrus et Polybe), Ssxaxéffffotpsç, owpeav adverbe, etXupiveia, Ixot'xviffiç, al., OU attestés en littérature seulement après lui, mais connus déjà en partie dans les papyrus et les inscriptions, comme àêapviç, àva(jrp-''^£(jO«i signifiant « se comporter », àTroTadcjEcQat xivi (= àcrTtai^effOat d'après Phrynichus), a^mcùrr^ et aYioxy](;, àvuTroxpixoç, Soxtavi, etc. Quelques-uns sont d'un langage recherché ou lyrique, àyavcéxxyjaiç, àSpoxyiç, eîXixptvsia, iXaippîa, auYaÇeiv, Xa[ATreiv, cpo)n(7[AÔç. La plupart sont du vocabulaire perpétuel, ou du langage hellénistique courant.

Malgré la richesse de son vocabulaire, le grec de Paul n'est pas toujours facile à rendre avec la nuance exacte, car il se sert assez souvent d'un seul mot pour rendre diverses idées, qui ne peuvent s'abriter sous le même vocable en français, comme x^P'^^» cruvKjxàveiv, ÔTroVraffiç, irapaxaXeïv et TrapaxXriaK; (toute une gamme de sens, de « commander » à « consoler »), xau;(at70ai et les mots voisins, qui signifient tantôt la gloire, tantôt la vantardise, ou de termes vagues qui lui sont familiers, xaxapyetv, Tispiffasueiv et mots de même racine. Parfois il reste quelque équivoque. Par exemple eî ye x«i de v, 3 nous a astreint aux

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