XLVIII INTRODUCTION
formelles) allusion à la séduction d'Eve par le serpent d'après la Genèse (xi, 3, cfr Gen. m, 4, 13), Aux chapitres iii-iv, il commente allégoriquement le « voile de Moïse » d'après Exode, xxxiv.
Peu de ces citations sont directes, sauf aux chapitres m, 2, iv, 13, vi, 2, 16, VIII, 15 et IX, 9. Ailleurs, Paul y conforme seulement ses propres paroles, comme il fait souvent aussi dans les autres épîtres, sans avoir peut-être toujours conscience d'emprunter, tant sa mémoire était pleine de la Bible grecque, où il prend, ici encore, quelques termes isolés.
Les livres dont il s'inspire sont (en plus du rappel de Gen.), VExode, le Lévitique^ le Deutéronome, II Sam., les Psaumes^ les Proverbes, haïe, Jérémie, Osée, Ainos, — et peut-être Ezéchiel b.\ïk. chap. m, 3, vi, 16-17. Il fait au ch. VI, 16-18, à la mode des rabbins, une longue citation composite où la provenance de quelques éléments est douteuse, et qui peut être influencée par l'original hébreu; il faut y remarquer surtout cette adaptation à la doctrine évangélique (cîr Jean) de l' inhabitation divine dans les âmes, le Ivotxvfioj Iv auToTç : « Je prendrai demeure en eux », qui ne se trouve à la lettre dans aucun des passages de l'Ancien Testament dont il s'inspire.
En général ses citations sont conformes au texte des Septante, quatre fois absolument exactes :
IV, 13 = Ps. cxvi, 10 [cxv, IJ ; — vi, 2 = Is. xlix, 8 ; — ix, 9 = Ps. cxii [cxi], 9 — IX, 10 = Is. Lv, 10.
A viii, 15 = Ex. xvi, 18, il y a un léger changement dans l'ordre des mots.
Quatre fois enfin, son texte demeure très proche de la Bible grecque :
VIII, 21 = Proç>. m, 4; — ix, 7 = Prov. xxii, 8; — x, 17 = Jér. ix, 24; — xiii, 1 = Deut. XIX, 15. (voir Plummer],