‹ Saint Paul [microform] (volume 2)Chapitre 75 sur 110 · L'attente de la créature · texte numérisé non relu

L'attente de la créature

Ces versets forment un tout qui nécessite une interprétation globale. A parler seulement de ceux qui entendent la créature de toutes les choses non raisonnables, il y a deux systèmes en présence.

1. Ghrys. et son école, Thomas (3» loco), pensent que la vanité et la corruption sont la loi du changement et de la mort. La créature y a été soumise au moment où l'homme a péché; elle soupire après sa délivrance, et en effet elle sera alors délivrée de la corruption et participera à la gloire des enfants de Dieu. C'est ce qu'entendent tous les exégètes modernes non catholiques. M. Toussaint, sans parler du moment où le joug a été imposé à la

créature, dît qu'« elle a hâte d'échapper aux lois qui l'enserrent et qui la vouent à la mort, à la destruction » (p. 224).

Ce système s'appuie sur le sens des termes, surtout <pGop(£ (v. 21), qui semble régler celui de (xaTaid-cYi?, puisque les deux mots caractérisent la servitude de la créature; il s'appuie aussi sur l'opinion très répandue chez les Juifs et fondée sur la Bible de la rénovation du monde sensible, des cieux nouveaux et de la terre nouvelle (Is. lv, 17; Mt. xix, 18; II Pet. m, 13; Apoc. xxi, 11 et dans les apocalypses, Hénoch xlv, 4; IV Esdr. xiii, 26. 29; Baruch xxxii, 6 ; Li et lu). A ces textes on joint ceux qui remontent à la chute et semblent dire que le monde sensible lui-même en a souffert (Sap. i, 13 s.; IV Esdr. VII, 11, etc.).

2. Gornely, suivi par Prat (I, 330), soutient que la nature a été asservie à des usages vains et profanes, en tant que l'homme s'en sert pour le mal, et l'associe ainsi à son péché. Elle gémit de cet esclavage et soupire après le temps où elle atteindra son vrai but dans la société des enfants de Dieu. Cornely cite Tertullien {De coron. 6) : Dei aemulus universam conditionem certis usibus homini mancipatam cum ipso homine corrupit; unde eam et Apostolus invitant ait vanitati succidisse, vanis primum usibus, tum turpibus et iniustis et impiis subversam. De même Clém. d'Al. qui entend par (la- Tatrfiïiç les hommes vains, oî [xdtTatot (cf. Gennade, en partie Ambrât.). La démonstration est poursuivie dans le détail. (jLaTat6TY]ç et çôopeé sont pris dans le sens moral; Gornely fait remarquer que la créature n'a pas été soumise à l'homme après la chute, mais avant (Gen. i, 28; ii, 15).

La difficulté est que ç0opa du moins ne peut guère être pris dans le sens moral, et Paul ne parle pas de la subordination de la créature aux besoins de l'homme, mais de sa sujétion à la vanité. Le texte n'est donc pas favorable à Cornely dans le détail quant au sens des mots. De plus, si l'idée est très juste que la créature pourrait se plaindre d'être employée à des usages mauvais, peut-on dire que c'est le cas de toute la créature? Est-ce parce que l'homme fait un mauvais usage d'un nombre très restreint de choses, que toute la créature gémit? Est-ce là un concept commun et répandu? On ne l'a trouvé nulle part! Et pourtant Paul fait appel à une opinion tenue pour certaine parmi les chrétiens ; cette opinion, très courante en effet, d'après ce que nous savons, chez les Juifs, c'est que la nature elle-même sera renouvelée, transformée, embellie, participant à sa manière à la gloire des enfants de Dieu.

Aussi bien le P. Cornely n'y voit pas de difficulté quand il s'agit ae l'avenir. Ce qui lui répugne , c'est d'attribuer à Paul une erreur dans l'ordre naturel. A-t-il donc vraiment pensé que les objets matériels inanimés, les plantes, les animaux, n'étaient pas sujets à la mort avant le péché d'Adam? que la corruption et le changement, règle de tout le cosmos, n'ont commencé qu'alors? que les créatures en souffrent et veulent être délivrées de cette loi qui est évidemment d'après nos savants la loi de leur nature ?

C'est en effet la conclusion que les exégètes rationalistes tirent plus ou moine nettement du texte de l'Apôtre, sans tenir compte de ce fait que sa pensée est purement religieuse. Il prend les choses non pas comme elles sont en elles-mêmes, mais comme elles sont représentées dans récriture. Il

lui paraît que, depuis la chute de l'homme, les choses, même dans l'ordre sensible, ne vont pas comme elles devraient aller. Pourquoi l'homme a-t-il à lutter contre les épines, pourquoi doit-il manger son pain à la sueur de son front? Tout pourrait aller mieux. Il y a comme une puissance de mort qui assujettit la créature. Et l'on ne voit pas pourquoi Paul n'aui%it pas pensé au corps humain lui-même? Euthymius dit que la créature sera délivrée de la cori'uption quand le corps humain deviendra incorruptible. Il ne s'agit point des lois constitutives de chaque être, mais de l'ensemble de la nature qui n'est pas ce qu'elle eût été sans cette malédiction qui pèse sur elle à cause de l'homme, et que Paul nomme l'esciavag-e de la corruption. Il y a cela de vrai dans le système de Gornely que les conditions de la créature ne sont jamais envisagées en elles-mêmes, mais seulement dans leurs relations avec l'homme. Le sujet ne comporte aucune affirmation de l'ordre scientifique, mais seulement une association morale de la nature aux destinées de l'homme. Elle entre dans l'ordre moral. Pour exprimer sa conception de l'harmonie du Cosmos, Pythagore disait qu'il entendait les sons rendus par les sphères former une harmonie. Pour exprimer au contraire que rien n'est dans l'ordre tant que l'homme est sous le domaine du péché, Paul entend les gémissements et les cris de douleur de la créature qui voudrait faire partie d'un monde meilleur. C'est une conception morale du monde qui fait abstraction de ses éléments physiques. Les Manichéens avaient tort d'en tirer des conclusions sur la vie sensible des plantes et des êtres inanimés; on aurait tort de la déclarer contraire à l'analyse scientifique. La création, solidarisée avec l'homme, comme toutes les générations avec Adam, est sous le signe de la corruption. Sans aller jusqu'aux précisions du P. Cornely, on doit noter que la métaphore de la soumission, de l'esclavage, de la liberté, est plutôt de l'ordre des actes que de celui de la nature. La créature ne se plaint pas de ce qu'elle est de telle sorte, composée d'éléments qui doivent un jour se dissocier, mais de ce qu'elle n'est pas libre de ses mouvements; elle est gênée par la malédiction de la mort; elle ne demande pas l'incorruptibilité qui ne peut être le partage de la chair tant qu'elle n'est pas animée par l'esprit, mais la liberté. Du texte de Paul on ne peut même pas conclure qu'elle sera en elle-même changée. On dirait presque qu'il lui suffira que le changement s'opère dans l'homme. C'est un point qu'il faut noter soigneusement. On a le droit, on est même obligé de dire, que Paul renvoie à une notion connue. Mais elle pouvait être comprise de bien des manières, depuis le millénarisme le plus crasse jusqu'à des idées très spirituelles. Paul ne fixe aucune précision à propos de l'avenir.

De plus la façon dont il a parlé de l'état présent est tout à fait originale. On ne trouve pas dans les apocryphes cet assujettissement et cette délivrance de la créature. Ordinairement on y parle de rénovation. On a cité il est vrai IV Esdr. XIII, 26 : ipe est (le Messie), quem conservât Altissimus multis temporibus, qui per semetipsum (par lequel; cf. Le Messianisme... p. 109, note) liberabit creaturam suam; et ipse disponet qui derelicti sunt : mais la fin indique qu'il s'agit des hommes sous le nçm de créatures; cf. IV Esdr. xiii, 29. On n'a donc pas le droit d'expliquer Paul d'après les opinions diverses qui ont paru çà et là. Pour Sap. i, 13 s., voir les Commentaires.

20 Car la création a été assujettie à la vanité, non de son gré, mais par égard pour celui qui l'a soumise, avec un certain espoir,

Qatte petite péricope a beaucoup embarrassé les anciens. Ils ont compris sans difficulté la figure du langage qui donnait une âme à la création. Mais qu'était la création? Origène y a vu l'âme humaine assujettie au corps, la nature inanimée au service de l'homme et vouée au changement, même les anges que Dieu députe à notre service. Le très grand nombre a compris qu'il s'agissait de la créature non raisonnable [Irén., Tert., Apollinaire, Chrys. et ses disciples, Cyr. d'Al., Gennade, Diodore, etc.). S. Augustin a été effrayé de l'abus que les Manichéens faisaient de cette hypotypose ou prosopopée et a affirmé très nettement qu'il s'agissait des hommes en général, puis ensuite seulement des justes. S. Thomas a donné les deux explications de s. Aug. puis celle du gros des Pères. Les modernes sont tous revenus à l'exégèse courante des anciens. Pour les détails sur l'histoire des opinions, cf. Cornely.

19) Y<^p encore très atténué. xapaBoxefv était connu des classiques : « tendre la tête pour observer », d'où « attendre avec impatience » (xdtpa et Boxeïv dans le sens de ScxeiSeev) ; la langue hellénistique a rendu le mot plus emphatique en ajoutant àno {Polyb., Jos.) ; le subst. ici et Phil. i, 20. Paul ne dit pas : la créature attend avec anxiété, ce qui serait déjà une figure hardie, mais : l'attente anxieuse de la créature est impatiente de voir... ^ xT(aiç est la création au sens concret; elle peut comprendre les hommes, voire ne signifier que les hommes, même avec « toute », cf. Me. xvi, 15. Mais ici la créature est distincte des enfants de Dieu expressément (v. 23), et, comme le contexte l'indique, de tous les hommes; cf. Sap. ii, 6 {Corn, et tous les modernes). Des anges il n'est nullement question. Cette créature attend, non point son salut directement, mais la manifestation qui établira les fils de Dieu dans tous leurs droits. h.%vMytx9.\.^ autre attente très tendue.

20) (jiaTat6TYiTi est placé en tête de la phrase avec une sorte d'emphase. On dirait d'une personne qui entre, en scène, et à laquelle la créature a été soumise dans une circonstance donnée (uTOTayT) aor.). Quelle est-elle? Rien n'autorise à prendre ce mot dans le sens philosophique de mutabilitas [Thomas), le changement perpétuel des choses, la corruption de l'un qui est la naissance de l'autre. Ce n'est pas non plus un simple synonyme de çOopa {Euth.); le parallélisme n'exige pas la synonymie. D'autre part on ne peut en faire l'abstrait pour le concret, [xa-caidiriç = ot [laTaiot, car si la créature a été soumise aux hommes, c'est avant qu'ils fussent devenus vains par le péché (Gen, i, 28), sans parler de ce ique cette tournure aurait d'énigmatique. Le mot qui se trouve souvent dans les LXX, surtout dans l'Ecclésiaste, s'entend du vide des choses, qui ne donnent pas ce qu'elles promettent, d'une apparence sans réalité, et, spécialement dans une série de textes de l'Ecclés. (il, 19. 21. 23; IV, 7. 8; vi, 2; vin, 10. 14), dans le sens de désordre, anomalie, chose absurde, qui se passe en dépit de la raison, du bon sens et de la justice; c'est le « monde renversé » (Podechard, Comm. p, 233). C'est le cas ici; le sens est beaucoup plus moral que physique, comme c'est l'ordinaire pour

21 parce que la création elle-même sera délivrée de l'esclavage de la corruption pour participer à la liberté de la gloire des enfants

ce mot. Depuis le péché d'Adam, les choses ne vont plus; c'est une déception, et, pour la nature, une sorte de violence à son libre épanouissement.

bmxiyfi à l'aor. indique une circonstance donnée. Il semble que c'est une allusion à Gen. m, 17 s., où la terre fut maudite à cause de la faute d'Adam. OUI ^"outra est plus que « sans son consentement » ; c'est ; « de façon qu'il n'y ait pas de sa faute » (Zalin), soit à cause du sens normal des mots, soit à cause des soupirs que pousse la créature (v. 22). C'est bien malgré elle qu'elle a été réduite à cette situation.

— 8ià xbv îiTtoxàÇavxa d'après Chrys. etc., Lips., Zahn, Jûl., désigne l'homme pécheur. La raison c'est que Sià avec l'ace, ne peut être synonyme de 8ia avec le gén. et que la créature n'a pas pu être soumise à cause de Dieu. Donc, à cause de l'homme dont elle partage les destinées, et qui, par son péché, a été cause de cette sujétion de la créature qui, bien entendu, a été voulue par Dieu, mais ce n'était pas la peine de le dire. — Je conviens pour ma part que Sta avec l'ace, ne peut signifier « par celui qui l'a soumise », et que ce serait une répétition inutile. Mais ce n'est vraiment pas l'homme qui a soumis la créature, surtout en lui laissant l'espérance. Ce ne peut donc être que Dieu {Corn., SH., Kûhl, Lietz.), surtout si l'on admet la réminiscence de Gen. m, 17 s. Il suffit de sous-entendre l'idée : « et elle a accepté la sentence j>, qui est implicitement contenue dans qhj^ Ixoîiaa : « non qu'elle le veuille, mais à cause de (8ia avec l'ace.) l'autorité de Dieu ». — Icp' IX~fôt dans le système de Zahn demeure en l'air : « il y a cependant de l'espérance ». Tandis que si c'est Dieu qui a soumis la créature, c'est lui aussi qui lui a donné quelque espérance (I?' IXrdZi se soudant à ûnetay^), une espérance attachée, comme la condamnation, aux destinées de l'homme.

La Vg.-Clém. a ajouté eam, et mis à tort une virgule devant qui; elle serait mieux placée devant in spe, qui serait mieux traduit par in spem (WW. qui subiecit in spem),

21) 8ti [Soden] est plus attesté puisque Bwxt n'a que le sinaïtique et trois autres mss. Mais l'omission de 8t après avoir éc?:'it èXTcfôt n'est-elle pas plus vraisemblable qu'une dittographie par erreur? Avec Sidxi le sens causal n'est pas douteux (avec Zxi il est encore possible). Cette causalité se rapporte au dessein de Dieu, à l'espoir de la créature : la créature espère parce qu'elle doit être délivrée. Mais si on lit Zxi, il est beaucoup plus simple de renoncer à la causalité : Zxi indiquerait plutôt l'objet de l'espérance, pour ne pas laisser l<p' IXTîfôt en l'air [Chrys., Ambrst., Corn., Lips., Zahn). De toute façon aÙT^ fi xTt'aiç ne peut être que la création en dehors des hommes, puisqu'elle est distinguée des enfants de Dieu et que les pécheurs ne seront pas associés aux privilèges de ces derniers. La libération est exprimée de deux manières, négativement et positivement. Dans le sens positif, Paul ne peut vouloir dire que la créature jouira elle-même de la liberté des enfants de Dieu. Elle ne peut être mise sur le même pied; elle jouira donc de la liberté afférente à l'état de gloire où seront les enfants de Dieu; ils seront dans la

épithe aux uojiAiNs, VIII, 22. 209

de Dieu. '^^ Car nous savons que la création toute entière est unie dans les gémissements et les douleurs de Tenfantement, jusqu à

gloire; elle recouvrera sa liberté avec les priA-ilèges de cel, état nonvenu. lÀeuOêpfa T% 8<5Ç/i$ n'est pas la liberté glorieuse vqv D.euOspfav Trjv ho-.'-jjv (fùit/t.), mais un génit. de possession, la liberté qui appartient à la gloire. L'accus. avec eîç indique que la créature est pour ainsi dire introduite dans son nouvel état (consiruction prcgnante).

Le côté négatif se comprend plus aisément par opposition. La créature est délivrée de la servitude de la corruption, c'est-à-dire qui appartient à l'état de corruption, qui en est le résultat. tpOopa ne peut vraiment pas s'entendre d'une corruption morale, comme si la créature était affranchie du service des hommes corrompus (contre Corn.). Car dans Paul il a toujours le sens de corruptibilité ou de corruption au sens naturel : I Cor. xv, 42. 50; Gai. VI, 8; Col. Il, 22. Dans le N. T. il est encore pris une fois dans le même sens II Pet. ii, 12 ; et trois fois, seulement dans II Pot., au sens de corruption morale. De même, dans la langue profane, le sens de corruption naturelle est de beaucoup le plus fréquent. La oOopa d'une vierge a encore quehjue chose de physique. Augustin qui a traduit interiius (III, 2. 913; VI, 49. 50) a compris de la même façon. Cependant à cause de S'ouXst'a et du parallélisme avec la délivrance positive, «pOopà doit se prendre comme une sorte de personnification d'un état. Paul ne se demande pas si c'est, pour chaque créature, un esclavage que d'être destinée au changement, mais parle de l'esclavage envers un pouvoir de mort auquel la créature est soumise en général.

22) D'après Corn., Paul fait appel à ce que savent les chrétiens comme confirmation de ce qu'il a dit des créatures; — c'est réduire à bien peu de chose la portée de ce verset. Il est beaucoup plus dans l'esprit du morceau de voir ici la preuve que vraiment la créature attend la révélation des enfants de Dieu. Elle gémit et par conséquent Dieu entendra sa plainte; elle est dans les douleurs du grand enfantement. C'est à tort cependant que Jillicher conclut que la délivrance doit être tout à fait proche, car enfin il y a longtemps que cela dure (à'ypt tou vï3v), et donc cela peut durer encore longtemps. Ce qui est sûr c'est que le gémissement n'a pas cessé; on doit donc être sûr que le terme viendra.

Comment les chrétiens savent-ils ces choses ? D'après Zahn, ce sont les animaux, par leurs soufi'rances et leurs gémissements, qui ont suggéré cette idée à l'Apôtre; il suppose que tout le monde entend comme lui ces soupirs de la nature [Lips., Kûhl, Lietz. etc.). Mais ces auteurs ont-ils oublié l'allusion à Gen. m, 17, qu'ils mettaient si bien en relief? C'est par la révélation que les chrétiens savent que l'état de la nature n'est pas ce qu'il devrait être, et par la révélation aussi ils savent qu'elle attend un état meilleur. C'est Taas de Cornely, que Paul renvoie ici ses auditeurs à la doctrine de la rénovaii.;n que s. Pierre supposait connue des Isiaélites (Act. m, 21). Or cette rénovation était plutôt celle des cieux nouveaux et de la terre nouvelle que l'aifranchissement de la créature par rapport au mauvais usage que les hommes faisaient d'elle. Dans w^uv-Ksi et auvwSîvct le auv peut se rapporter aux

ÉlUTHE AUX ROMAINS. 11

210 l'uTnir; aux humains, viii, 23-25.

maintenant; ^3 et non seulement [elle], mais nous-môraes ayant les prémices de l'Esprit, nous aussi gémissons en nous-mêmes, aspirant après radopLion, la rédemption' de notre corps. ^-^Car c'est en espérance que nous avons été sauvés ; or voir ce qu'on espère, ce n'est plus espérer; ce que Ton voit, respère-t-on? ^^ Mais si nous espérons ce que nous ne voyons pas, nous y aspirons par la

hommes; la créature soupire avec eux {Lips.); d'autres pensent plus justement que les hommes ne ligurent qu'au v. 23 et en contraste. C'est donc l'ensembio des créatures, ou les créatures ensemble qui gémissent etc. (Com., Lieiz. etc.).

La nuance des verbes composés avec auv n'est pas rendue par la Vg. Ambroise [lie /Id. I, 14) a risqué congeiniscit et comparturit.

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