‹ Saint Paul [microform] (volume 2)Chapitre 98 sur 110 · Les projets de l'Apôtue · texte numérisé non relu

Les projets de l'Apôtue

Pour expliquer son intervention, Paul avait allégué son autorité comme apôtre des gentils, et montré comment il avait agi sous l'impulsion de cette grâce. C'était en même temps expliquer pourquoi il a'avait pas encoi^e pu venir à Rome, et comment désormais il était libre d'aller vers des régions nouvelles. La transition est très naturelle, l'analyse de ce qui suit sans difficulté.

Il n'a pu encore venir à Rome (v. 22), mais il espère bien y passer en allant en Espagne (23-24) ; pour le moment il se rend à Jérusalem afin d'y porter les aumônes de la Macédoine et de l'Achaïe, après quoi il ira en Espagne et verra les Romains sur la route (25-29). Il recommande cette intention aux prières des Romains, car elle pourrait bien être contrariée par l'opposition des Juifs de Jérusalem (30-32), et il leur souhaite de demeurer unis en Dieu (83).

22) Siô /.ai « pour cela même », non pas parce qu'il ne prêche qu'à ceux qui n'ont pas entendu le Christ {Corn.), côté négatif de son apostolat, mais parce qu'il avait été absorbé par son apostolat, qui, môme ainsi réduit, était encore

23 à présent, n'ayant plus de champ d'action dans ces contrées, et désirant depuis plusieurs années venir vers vous, 24 quand j'irai en Espagne, — car j'espère que je vous verrai en passant et que vous me mettrez sur le chemin de ce pays, après que je me serai d'abord

une tâche gigantesque [Lips., SU., Lietz., Zahn). Le 8i6 se rattache donc à tout ce qui a été dit depuis le v. 17 et non pas seulement au v. 20 s. — ri TioXXii, de temps à autre, c'est-à-dire quand l'occasion paraissait s'en présenter, à l'une des échelles du Levant où s« trouvaient des bateaux en partance pour Rome. Ce n'était donc pas parce qu'il ne voulait pas bâtir sur la fondement d'un autre que Paul n'allait pas à Rome, mais parce qu'il avait encore beaucoup d'églises à fonder. i;à noXXoc (fréquent en grec, mais seulement cette fois dans le N. T.) n'est donc pas tout à fait synonyme de noXXdcxiç, qui indiquerait positivement la fréquence des cas. La leçon TîoXXdixtç rejetée par Nestlé et Soden a probablement pénétré par l'intluence de i, 13.

La Yg. plurimum représente xà TtoXXa et non TcoXXaztç, le plus souvent traduit saepe, ou encore fréquenter (Me. ix, 22; lo. xviii, 2; Act. xxvi, 11; II Cor. xi, 23; Heb. ix, 26) ou par l'adjectif multus (II Cor. xi, 27 bis). -

Avec WW. 11 faut effacer et prohibitus sum usgue adliuc de la Vg.-^Clém. emprunté à i, 13 et sans répondant dans les mss. grecs connus.

23-24. Anacoluthe reconnue par tous les modernes et expliquée à peu près de la même façon. L'Apôtre ira à Rome quand il ira en Espagne. Mais qu'on l'entende bien : il ira en Espagne comme apôtre dans un pays que sûrement personne n'a évangélisé, tandis qu'il n'ira à Rome qu'en passant, et, pour compenser ce que cette rapidité avait de pénible, il trouve moyen d'assurer en même temps les Romains de sa tendresse, si bien que la phrase reste suspendue et que l'idée ne s'achève qu'au v. 28.

Cette anacoluthe a paru trop dure. Le texte reçu y a remédié en écrivant IX£yao[jiai Ttpoç u[;.iîç après Srt«v(av. De cette façon on pouvait garder ystp après èXTïîÇw (cependant quelques mss. l'ont omis). Pour les versions, l'omission de Yi=<p remédiait à tout en permettant de lier le début du v. 24 à ce qui suit {it. Vg. sy. bo. arm.).

23-24") Paul ne dit pas qu'il n'y a plus rien à faire en Orient, mais qu'il n'y a plus lieu pour lui d'exercer son apostolat comme il l'entend, en fondant des égiisos. Alors il a songé à l'Espagne, où sûrement le christianisme n'a pas été prêché. Il ira donc là; aie, âv TiopeûwjAai n'indique pas le doute, mais la rela, tion de cette action avec une autre; cf. I Cor. xi, 34 : (5jç av 'éXOw et Phil. ii 23 (jjç fiv àçOw. Cette autre action est ici sous-entendue dans l'expression du désir d'aller à Rome. -^ «nb uavQv (même Sod.) au lieu de ànô TroXXfflv qui est à la fois plus banal et exagéré, car avec le travail qui lui incombait en Orient, l'Apôtre n'a pas dû avoir depuis de nombreuses années un désir pratiqua a'a'ier à Rome, à la recherche de peuples plus lointains à évangéliser. Sur ce sens de îx.avoi', cf. I Cor. xi, 30; Luc l'emploie fréquemment (Év. et Act.).

La Vg. ex multis iam praecedentibus annis fait l'effet d'une combinaison : iam ex multis (Orig.) et annis praecedentibus {g), a multis anni's suffirait et

un peu rassasié de votre présence, — ^^ mais, en ce moment, je pare pour Jérusalem, engagé au service des saints. ^6 Car la Macédoins et l'Achaïe ont bien voulu faire comme une mise en commun en

rendrait aussi bien ànî) î/tavOv (cf. par exemple Act. ix, 23. 43) que ino ïcoXXôi»

24*") 7tpe7te;j.'f9^vat, comme I Cor. xvi, 6. 11 ; II Cor. i, 16. On passait d'une église à l'autre accompag-né des vœux de ceux qu'on quittait, muni de recommandations et sans doute aussi de quelques provisions pour la route; quelques fidèles conduisaient celui qui parlait jusqu'à une certaine distance (Act. XX, 38; xxi, 5). L'expression ne dit rien de plus. Mais elle sug-g-ère cependant que les Romains permettront à Paul de partir, et l'on sait que les règles de l'hospitalité ancienne exigeaient qu'on retienne les hôtes Jusqu'à lesimportuner. Origène : in quo utique in ipsovum vldetur ponere potestate, quando ab eis iter propositum deheat relaxari. — Auparavant Paul entend jouir des Romains et même se rassasier, s'il était possible (àîrô jj-épouç), d« leur commerce spirituel, ainsi qu'il l'a expliqué déjà (i, 11).

« Être rempli (du moins) en partie » est une expression très forte, et, è Btrictement parler, contradictoire dans les termes, que la Vg. a rendue approximativement ex parte fruitus fuero. Corn, propose : Si vestrae prias conv ers adonis desiderium aliquatenus explevero. — praeleriens est pour ir transitu (/) ou pertransiens (d), qui seraient plus clairs. La construction de Vg. dépend de son désir d'éviter l'anacoluthe (ya? après IXTtfÇw n'est pas traduit).

25) Le voyag* de Jérusalem se présente tout à coup comme un empêchement aux plans de l'Apôtre. Son cœur le mettait sur le chemin de Rome... Mais il faut encore différer! Dans ces conditions, si l'anacoluthe est une négligence grammaticale, elle sert le mouvement des sentiments. Il eût été plus rationnel de dire : je vais à Jérusalem, après j'irai auprès de vous; mais où serait l'élan qui entraîne Paul vers Rome? Ce voyage à Jérusalem est ïin obstacle, mais aussi un devoir qu'il faut remplir, quoique l'Apôtre n'en attende pas grande consolation.

— Zi adversatif : « mais voici l'obstacle : En ce moment môme (vuv() je parg pour Jérusalem! » Birxovwv pourrait indiquer le but; c'est quelquefois le sens du participe, même présent, surtout avec un verbe de mouvement (Kuhner- Gerth, II, 2, p. 86); mais dans notre cas la Staxovfa paraît déjà commencée, puisqu'elle est destinée à Jérusalem (elç, v. 31) où elle sera consommée (v. 28). Le part. prés, est donc à prendre au sens normal : Paul est déjà au service des saints. D'autant qu'il n'est pas seulement chargé de porter l'argent; il a provoqué les collectes (cf. v. 26).

Dans Vg. igitur [Aug. VI, 487) est à remplacer par autem [Aug. 111,2. 948) ou par vei'o [Ambrst., Or.-inter.) ; proficiscar, seul attesté, est à remplacer ■^dx proficiscor ; ministrare par ministrans.

26) Explication du v. précédent. Paul s'était engagé à s'occuper des pauvres de Jérusalem (cf. Gai. ii, 10), et s'y était en effet employé avec beaucoup de zèle (I Cor. xvi, 1-4; II Cor. vm-ix; Act. xxiv, 17). Le succès avait

faveur de ceux qui sont pauvres parmi les saints à Jérusalem. ^7 Us l'ont bien voulu, et ils sont [en effet] leurs débiteurs ; car si les gentils ont participé à leurs avantages spirituels, ils doivent les assister aussi de leurs biens temporels. ^^Lors donc que j'aurai terminé cette affaire, et consigné ce fruit entre leurs mains, j'irai

été tel qu'il s'était chargé lui-même de la mission de porter ces aumônes aux pauvres de la sainte cité (ce passage est important pour la chronologie de la vie de l'Apôtre). Il expose les faits de façon à laisser tout l'honneur aux fidèles de Macédoine et d'Achaïe; ce sont eux qui sont censés avoir pris l'initiative, ï)ù8dxr)aav {Sod. eù8oV.r)aav, sans augment, ce qui est l'usage de la koinè). En même temps il ménage l'amour-propre des saints; on a fait ce qu'il nomme une sorte de (tivà appelle cependant l'attention sur Iç vrai sens) « mise en commun », entendez au bénéfice de ceux qui ne possédaient pas assez, c'est-à-dire en réalité une collecte pour les pauvres qui se trouvent parmi les saints de Jérusalem (twv à-^ftov, gén. part., KCild).

Le latin collatio (ou conlatio WW.) signifie « souscription, don volontaire », ce qui fait disparaître la charitable nuance que nous avons signalée; communio (Aug.) ou comniunicado [Erasme) serait plus littéral.

27) Origène : subtiliter et verecunde dum Corinlhios laudat, hortatur Romanos. Les fidèles qui ont donné ont donné spontanément, Paul le répète, ïlùooxYjaav [Sod. eùSézyjaav), mais ils ne faisaient guère qu'acquitter une dette. Pourquoi cette sorte de parenthèse, si ce n'est pour rappeler aux Romains, gentils convertis, les égards qu'ils doivent à leurs frères nés dans le judaïsme? C'est à Sion qu'ont été faites les promesses, c'est de là que la doctrine du salut s'est répandue (Is. ii, 3) par le ministère des apôtres. Qu'est-ce, en comparaison de ce bienfait, que des secours temporels? La même appréciation dans I Cor. ix, 11.

XeiToupyîîaai est pris ici dans son sens normal, sans caractère sacré (contre Lips., Corn.); cf. xiii, 6. C'est précisément le but des liturgies que les riches se chargent de certaines dépenses utiles au bien public.

La Vg. a cru devoir varier le style, plaçait enim eis et, au lieu de probaveriint enim et, comme au v. 26. Au lieu de ilUs, WW. eis. .

28) C'est, pour le sens, la conclusion demeurée en suspens au v. 24. — èniTeXsfv est le mot déjà employé à propos des collectes dans II Cor. vin, 6. 11. — a9paYi<ïa[j.evoç est si difficile que Lietz. le déclare inintelligible. Chrys. a compris qu'il s'agissait d'un sceau, mais, entendant axi-zotç, des donateurs, il a pensé qu'en remettant le don aux donataires l'apôtre l'avait mis en lieu sûr dans l'intérêt des premiers : eîç xà paatXuà xol[x.zXci. Ivaunôiixevo? (b? Iv daiiXto v.ai àa^alEt" 7,«*^piw- Mais aù-coTç, ce sont les donataires auxquels le don est remis scellé, ceux auxquels on a rendu service, XsttoupyTîaat airoî'ç (v. 27). Le sceau peut signifier que les objets sont intacts et au complet, ou encore leur donner une certaine authenticité. Dans le premier cas, Paul se mettrait à l'abi'i de soupçons (DeissmaiviV, Neue Bibelstudien, p. 65 s.), qu'on voit percer dans II Cor. ; mais pourquoi mêler les Romains par un mot énigraatique à ces

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en Espagne en passant chez vous; ^9 or je èais que venant à vous, j'y viendrai avec la pleine bénédiction du Christ. ^OMais je vous demande, frères, par Notre-Seigneur Jésus-Christ et par la charité de l'Esprit, combattez avec moi dans les prières que vous adres-

tristes querelles? S'il s'agit d'authenticité, Paul, par sa présence même, la garantit [Zahn, Kûhl). Mais il faut encore se demander quelle est cette authenticité. D'après Gornely le sceau prouve que les collectes sont le fruit de la charité des gentils; d'après Jûlicher, qu'elles sont bien le fruit du travail apostolique de Paul.

Tout cela est bien subtil. Je regarde l'apposition du sceau simplement comme un acte final. Placé sur un contrat, il met un terme à de longues négociations; c'est le dernier acte avant la livraison de la marchandise (exemples dans Deissmann, 1. 1.). açpayîÇeiv a donc pu signifier terminer; cf. Dan. IX, 24 ocppaytcrai à[xapT(aç [Tliéod.; dans LXX à^îaXîttj'ai xàç àoa(aç), et autres exemples dans Tlies. Seulement ici aixotç suppose nécessairement une construction prégnante : « sceller à quelqu'un » signifie « sceller pour remettre à quelqu'un ». Après cela Paul sera quitte envers Jérusalem.

— xbv xapTîdv est expliqué par I Cor. ix, 11 : « qui sème les choses spirituelles a droit de récolter des choses temporelles », ou encore : « les gentils installés dans les domaines spirituels des Juifs leur en doivent quelque fruit ». Il est peu vraisemblable que Paul ait eu en pensée un sac de céréales scellé (contre Deissmann); les métaphores sont plus probablement indépendantes. On voit que Paul comptait absolument aller en Espagne.

Dans Vg. assignare, que Corn, déclare erroné, est une expression très bien choisie, car adsignare signifie à la fois sceller (Pers. V, 81 : adsigna, Marce, tabellas etc.), et remettre scellé (Jér. sur Is. viii, 16 : lex apud ludaeos clausa est atque signala, et iubes eam nequaquam ludaeis, sed genlibus assignari). WW. ont l'ordre proficiscar per vos plus conforme au grec.

29) La certitude de Paul porte moins sur le voyage que sur les conditions de sa présence parmi les Romains quand il ira. Il leur portera la bénédiction du Christ {Corn., Lips., SH., Jill., Zahn, Kiihl). D'après Lietzmann, Paul a employé à dessein une phrase qui peut signifier aussi le profit spirituel qu'il tirera de sa visite, unissant ainsi l'idée de i, 11 et celle de i, 12. On ne peut guère lui prêter ce double sens trop subtil, non plus qu'attribuer seulement aux Romains par rapport à un Apôtre cette pénitude de dons du Christ (contre Clirys. et son école).

Dans la Vg. WW. omettent avec raison Evangelii (répondant à la leçon antiochienne xoîJ zùcn-^^ikioM tou, justement rejetée).

30) Paul a manifesté une intention bien arrêtée, il n'a pas entendu faire une prophétie; loin de là, son âme est remplie de sombres pressentiments. Avec les Romains il s'épanche; ils ont le même maître, Jésus-Christ, ils sont unis dans la charité du même Esprit (tou 7tvei5[j.a-coç, gen. auct.)\ il leur de^ mande donc (jcapaxaXû, comme xii, 1), au nom de Jésus-Christ et au nom de cette charité (8ia avec le gén., nuance un peu autre que dans xn, 1), de lutter

serez à Dieu pour moi, ^* afin que j'échappe aux incrédules qui sont en Judée, et que mon offrande destinée à Jérusalem soit bien reçue des saints, ^^en sorte que j'arrive auprès de vous dans la joie par

avec lui et pour lui dans la prière. Toute prière est une lutte, comme dit Origène, et quand on voit Paul demander les prières des Romains, quis ergo est qui... contemnat vel despiciat orationes Etclesiae postulare, eiiamsi înferiores meritis esse videantur hi a quibus oratio postulatur ? [Orig,].

Dans la Vg. ergo {Vg.-Clém.) ou îgitur (WW.) est à remplacer par autem [f g) (8é); eiïacer sancti et vestris avec WW. (déjà Corn.). Adiuvetis me est faible ; Or.-inter, : magnificentius legitur apud Graecos ouvaYtovbaaôai, in quo hoc est quod indicatur, ut adiuvetis me in agone orationum ad Deum, concertamini mecum [Vigil. dans WW.) serait une assez bonne expression.

81) Des Juifs incrédules, qui n'ont point voulu reconnaître Jésus pour le Messie, il a à craindre une implacable hostilité. A Gorinthe même il dut, pour éviter leurs embûches, changer son itinéraire (Act. xx, 3) ; il les rappela à Milet (Act. xx, 19), témoigna à Gésarée qu'elles ne l'empêcheraient pas d'aller à Jérusalem (Act. xxi, 13) et finit par en être victime au Temple (Act. XXI, 27 6S.). Et, sans parler de ce péril toujours menaçant sur sa route, mais venant d'ennemis déclarés, il appréhendait de n'être pas bien reçu à Jérusalem de ceux mêmes auxquels il portait les collectes. En majorité issus du judaïsme, ils ne consentiraient peut-être pas à recevoir un don de la main de celui qui faisait si peu de cas de la Loi. S'exprimerait-il ainsi si l'église romaine n'était animée d'un tout autre esprit à son égard? Et comment en est-il certain si ce n'est parce que les chrétiens Juifs d'origine n'y donnent pas le ton?

La variante 8topo(pop(a(BD*FG), en latin remuneratio mea (D d*), oblatio et remuneratio mea (e), munerum meorum ministratio [Ambrst.), est intéressante, mais trop limitée à l'Occident (B occidentalise souvent) pour être admise. Elle explique la Vg. obsequii mei oblatio, car SiaxovJa serait ministerium. in lerusalem (ou in hierosolyma WW.) nous transporte à Jérusalem, selon un ordre que n'appuie aucun ms. grec; la tournure tj eîç 'lepouaaXïfij. était mieux rendue dans d'anciens textes latins : quod hier, defertur. Érasme : utque ministerium hoc meum quod exhibeho Hierosolymis acceptum sit sanctis.

32) Joie de Paul d'avoir heureusement accompli sa mission ; son désir de venir à Rome subordonné à la volonté de Dieu; son espérance de goûter le repos parmi les Romains. Toute la phrase est subordonnée à la précédente et non parallèle; oe sera le second résultat, dépendant du premier, des prières des Romains. — auvavaîtauloôat indique qu'on se repose ensemble, Is. XI, 6. Ce sont les seuls cas pour l'A. et le N. T. de ce mot inusité. On vient se reposer auprès de personnes qui sont elles-mêmes tranquilles. Après la tension des rapports à Jérusalem, ce sera pour l'Apôtre une détente; s'il apporte la bénédiction du Christ, les fidèles peuvent l'aider à goûter le repos de l'esprit.

la volonté de Dieu, et que je me repose auprès de vous. ^^ Que le Dieu de paix soit avec vous tous ! Amen.

Le texte est assez assuré, malgré des variantes dont la plus intéressante est 'Irjaoîî XpioToû au lieu de ôeou.

La traduction du texte grec critique serait : ut veniens... réfrigérer au lieu de ut veniam... et réfrigérer.

83) Salutation. Dans ces conditions la mention du Dieu de paix ne saurait être une allusion à des discordes dans la communauté romaine. C'est plutôt l'idée du repos qui amène celle de la paix. Or on peut toujours souhaiter que le Dieu de paix soit avec les fidèles, surtout avec tous.

Ce verset a très nettement le caractère d'une salutation, telle que Paul en il placé à la fin de ses lettres, I Thess. iv, 28; II Thess. ni, 18; I Cor. xvi, 24; II Cor. xm, 13; Phil. IV, 23.

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