I. Anciens Grecs et Orientaux
Nous avons dit quelle fut la popularité de l'Épitre au 1° siècle. Dans le siècle
suivant, elle fut expliquée, en partie au moins, par
OrIGÈNE, fragments conservés dans la Catena de Cramer, la Phïlocalia éditée par Armitage Robinson, et quelques autres publiés depuis.
SainT Epurem (+ 373) a commenté les épiîtres pauliniennes, mais son texte syriaque est perdu; il n'existe plus qu’une version arménienne traduite elle-même en latin par les Mékhitaristes de Venise : « $. Ephraim Syrus. Commentarii in Epist. D. Pauli, in latinum sermonem a patribus Mekhitaristis translati, Venise, 1893.
La valeur en est modique au point de vue de l'exégèse. Tout au contraire
SainT Jean CunnysostTomE, Homiliae XLIV in epistolam primam ad Corinthios (Migne PG, t. 61), homélies auxquelles on peut joindre le livre De Virginitate (PG, t. 48), nous a donné ce que l'antiquité a de plus précieux pour l'exégèse de saint Paul. C’est un repos spirituel de les lire en sortant des besognes techniques. Pour la pénétration des idées de Paul, la ferveur, la finesse des applications, ces homélies sont aux yeux de beaucoup le chef-d'œuvre du grand docteur d’Antioche. Leur sujet les à garantis de quelques faiblesses doctrinales qui ne sont pas absentes des homélies sur l'Épitre aux Romains. Toutefois il va sans dire qu'elles ne forment pas la dernière instance pour la solution des questions historiques, car le siècle de Chrysostome était déjà bien différent de l’âge de saint Paul, et l'auteur lui-même ne peut toujours appuyer ses opinions sur une tradition solide; mais ce point a moins d'importance ici que lorsqu'il s'agira de la Deuxième Épttre.
XGVIII INTRODUCTION.
SAINT CyYRILLE D'ALEXANDRIE, fragments exégétiques dans Migne PG, t. 74.
Tuéopore ne Morsuesre (PG, 66), fragments. |
Tuéoporer de Cyr (PG, 82). Son commentaire, qui concorde avec celui de Chrysostome dans les,grandes lignes, sans en avoir l'ampleur, est recommandable en bien des passages pour la clarté et la sûreté du jugement.
S. Jean Damascène (PG, 95), seulement quélques excerpta de Chrysostome.
Œcumenius (PG, 118, 119). Voir sur cet auteur notre comm. de l'Apocalypse, 8° édit, p. ecxzv. Beaucoup de-points de contact avec.le-suivanit.
TuéopayLacre (+ après 1118) suit les Pères grecs et surtout Ghrysostome -dans sôn'commentaire solide et.précisi(PG, 124).
Eutaymius ZicaBenus, moine du -xni° sièéle, s'inspire d'une ‘façon heureuse de :Chrysostonie et des -anciens dans :sûn :« Commentaire sur les Quatorze Épitres -de l'Apôtre -Paul et «les ‘Sept ‘catholiques "», édité en deux volufnes à Athènes, 1887.
De nombreux fragments 'd'interprétations :greeques sont réunis dans :le volume V'de-la Caiena de Cramer. Voir Devreesse, DB. supplément 1:(1926), col. 1209 suiv., Chuîines exégétiques grecques, XII, Les Chaïnes sur:s. Paul; et K. Sraas, Pauluskommentare aus der griechischen Kirche aus Katenenhandscriften gesammelt und herausgegeben (N. T. Abhandlungen Münster,
il... Anerens Latines.
Aucun des grands docteurs latins de l’époque romaine ne nous :a laissé de commentaire de.cette épître.L’exégèse latinerest cependant représentée par des écriis'importants ; tout d’abord'celui de
L'Ausrosrastre. Cét anonyme toujours ‘assez énigmatique Au rv°'siècle, dont l'œuvrea été conservée parmi'celles ‘de saint Ambroise (Migne PZ, 47) a écrit un commentairequi'marque'à ‘bien des égards, tant pour notre épître que: pour les autres, 'par'sa personnalité ; Je texte même dont il use tranche sur les autres (v. supra).
* Récagr ou « ‘Pseudo-Jérôme » ( PZ, 30). Ce commentaire, retouché était autrefois attribué à saint Jérôme. À. Souter l'attribue bien à Pélage en-personne, et il‘ena rétabli le texte primitif, « Pelagius’s Expositions of'thirteen epistles of:saint Paul »,: Cambridge 1922-1926. Ce ‘sont des. loses ‘souvent très :pénétrantes, maïs: où la tendance hérétique n'est pas absente, ainsi sur xv, 22. {On sait que Dom de Bruyne a cru découvrir dans Pélage l’auteur ‘de ‘la recension'de la vieillelatine des épitres ipauliniennes qui, après plusieurs élaborations, aurait fini par pénétrer dans la Vulgate hiéronymienne ; opinion qui ne {s’est pas imposée et que Souter rejette).
Priuasius ( PL, 68), Commentaria in epistolas sancti Pauli, n’est pas vérita- ‘blement l’évêque d’'Adrumète; ce « 'Pseudo-Primasius », est sans doute un disciple (ou plusieurs) de Cassiodore, et ce commentaire est une revision de Pélage. — Il faut encore signaler
Sepuzius Scorus, Collectanea (PE, 103).
CHAPITIRE X. . XCIX
Saint Bène we Vénérague (+735), qui fait à proprement parler ‘une Catena de passages de saint Augustin.
TT. Moyen Age, jusqu'à la Réforme.
Dans l’église latine, du rx° au xvr° siècle, outre les « gloses », de
WALAFRID STRABON, ANSELME DE LAON, les commentateurs, encore utiles à lire aujourd'hui, n'ont pas manqué.
Havuon in Huzsersranr, Expositio (PL, 117).
Arro VerceLcensis, évêque de Verceil au x° siècle (PL, 13%).
Hueuss nes. Vicror, Quaestiones et decisiones (PL, 475).
Hervarus BuremoLensis (+ 1449), cité-autrefois sous le nom.de saint Anselme, était un bénédictin de Bourg-Déols .en France. Commentaire très estimé (PL, 181).
Pignre Lomsanv, Collectanea PL, 192).
Hucuss ne Saint-Cuer O. P., cardinal, Postilla. ,
Saixr THowas D'AqQuiN, commentaire le :meiïlleur :qui existe pour scruter la pensée théologique :de saint Paul, et saisir taus iles liens possibles de:ses idées, ainsi que leur.rapport.avec l'ensemble de la révélation.
Nicoras 08 Livre, Postilla.
Denvsire Chartreux. Commentaire.
Casæran :O.,P., cardinal, :Expositionilittérale. On connaît :sa pénétration cri tique:et :son:caractère très personnel (Rome, 1529).