LE CARDINAL SIMON D'ARCHIAC
{Page 60, note \ .)
Simon d'Archiac, né « de nobles parens en un chasteau du diocèse de Xaintonges», dit Aubéry, Hist. gén. de* card. I, 431, d'abord chanoine, puis doyen du Chapitre de Saint-Pierre, selon Frizon , Gallia purpurata , 306, fut créé cardinal de Sainte-Prisque et archevêque de Vienne ; Gallia christiana.Dam son Histoire généalogique de la maison des Chasteigners, André du Chesne a donné la filiation de Simon d'Archiac, page 22. Aimar , époux de la fille d'Aimery, vicomte de Rochechouart... mourut « laissant de son mariage cinq enfants , dont le premier appellé Aimar d'Archiac continua la ligne aisnée. Le second fut Foucaut d'Archiac Cheualier, auquel Yoland de Lesignern Comtesse de la Marche et d'Engoulestne, légua deux cents liures par son testament de l'an 1314 , où elle le qualifie son consanguin^ et y fait aussi mention d'AiMAR d'Archiac lils d'iceluy. Le troisième Aimery d'Archiac , seigneur de Saint-Germain , espousa l'héritière des Viuonne , de laquelle il procréa Jeanne d'Archiac, dame de Saint-Germain et de Viuonne, mariée par dispense auec Aymery de
Rochechouart seigneur de Mortemar son cousin au troisiesme degré. Le quatriesme Simon d'Archiac fut premièrement chanoine en l'Eglise de Saintes, puis Doyen. Laquelle dignité il tenoit l'an 1318, quand le Roy Philippe le Long l'enuoya en ambassade à Rome avec Henry sire de Suilly Boutellier de France et Jean Cherchemont Doyen de l'Eglise de Poitiers. Mais depuis il fut esleu archeuesque de Vienne et en fin créé cardinal du titre de Sainte- Prisque l'an 1320, par le pape Jean XXII. Le dernier nommé Guillaume d'Archiac , fist profession de l'Ordre des Freres-Mineurs vulgairement dits Cordeliers. »
Dans son Histoire des Cardinaux français, 1, 446, livre 2, le même André du Chesne a inséré sous ce titre Simon d'Archiac , chanoine, puis doyen de Xaintes , archeuesque de Vienne en Dauphiné, cardinal prestre du titre de Saint- Prisque, une note qui nous fournit tout ce qu'on sait sur notre cardinal-doyen :
« La Xaintonge est la patrie de Simon, et sa famille des plus anciennes de la Province , et des mieux alliées du royaume. Son père avoit nom Aymard seigneur d'Archiac , cheval ier, et sa mère estoit h lie du v icomte de Rochechouard ; il eut pour frères, Aymard, Foucaud, Guillaume et Aymery, auxquels il laissa faire la professsion des armes, à l'exception de Guillaume, qui fut Cordelier, pour embrasser celle de l'Eglise à l'imitation d'un Geoffroy d'Archiac son parent, fait Evesque de Xaintes en l'an 1293, en laquelle Eglise Simon obtint d'abord un canonicat, puis le doyenné , et en cette qualité fut envoyé vers le Pape Jean XXII, en 1318, par le roy Philippe le Long, avec Guillaume de Brosse, évesque de Meaux, Henry de Suilly Bouthilier de France , et Jean de Cherchemont doyen de Poitiers, pour des affaires impor-
tantes à l'Etat : Et ce qui est remarquable dans les lettres de cette légation, est que Sa Majesté très clirestienne assure Sa Sainteté que ces envoyés sont pleinement instruits de sa volonté, et qu'elle a une entière confiance en leur fidélité, circonspection et diligence. Au retour de cette négociation qui fut en 1319 et le 12 de septembre , Simon d'Archiac fut créé archevesque de Vienne , et honoré du cardinalat, au mois de décembre de l'année 1320 sous le litre de Saincte-Prisque • à la recommandation sans doute du roy son maistre, et pour lës services qu'il luy avoit rendus l'année précédente en Cour de Rome.
« Le ms. de l'Abbaye deMontebourg en Costentin, nous assure que, du vivant du cardinal d'Archiac , le roy fit un Foulques d'Archiac, parent de ce Prélat, Sénéchal de Perigord et de Quercy, au lieu et place de Pierre d'Arabloy. Et celuy de l'Histoire des cardinaux françois de Jean Masson, archidiacre de Bayeux, que le 5 jour de may de l'an 1323 le cardinal d'Archiac estant en la ville d'Avignon, fit son testament (qui n'est pas venu jusqu'à nous) par lequel il fit des legs considérables à sa cathédrale de Xaintes pour diverses fondations, pour la célébration de son anniversaire, pour une messe de Notre-Dame, qu'il ordonna y estre dite tous les samedys de l'année, et pour l'establissement d'une chapelle en celle de saint Jean-Baptiste. Le temps de sa mort est marqué sous le pontificat de Pape Jean XXII, et néantmoins l'année ni le jour ne le sont pas ; quelques uns ont estimé qu'elle arriva trois ans après qu'il eut testé, sçavoir en l'année 1326, et le martyrologe de la sainte chapelle de Paris le rapporte au 9e jour de may, auquel jour elle fait annuellement des prières pour le salut de son âme.
<* Il portait : De gueules au pal vairé de deux pièces , au chef d'or. »
Le portrait de Simon d'Archiac figure dans la collection de portraits des évêques de Saintes , formée par l'abbé Briand, léguée par lui à l'évêché, et qui se trouve à Saintes dans les maisons des prêtres de la Mission.
Ne pourrait-on pas être tenté , en lisant ces mots « H° 1° C° de Bourdeille Vindocini abbate cardinali » de faire de Henri-Joseph-Claude de Bourdeille , un nouveau cardinal saintongeais ? 11 élait bien né dans le diocèse de Saintes, le 7 décembre 1720, alias 1722; mais était-il revêtu de la pourpre romaine ? Henri de Bourdeille, sacré évêque de Tulle le 12 décembre 1762, devenu évêque de Soissons en 1764 , était abbé de la Sainte-Trinité de Vendôme ; et tant que l'abbaye fut régulière, l'abbé était cardinal né de Sainte-Prisque sur le Mont-Aventin depuis 1062 , en vertu d'un privilège accordé par Alexandre II à Oderic, second abbé. Mais Henri-Claude de Bourdeille était l'onzième abijé commendataire ; il n'avait donc plus régulièrement le titre de cardinal. Ou peut-être les abbés continuaient-ils à le prendre sans tirer à conséquence , puisque dès Innocent III, il y eut deux cardinaux de Sainte- Prisque, dont l'un, l'abbé de Vendôme, n'était que nominal. Simon d'Archiac était cardinal nommé de Sainte- Prisque, et n'était point abbé de Vendôme.
[Page 63, addition à la note C.)
Six lignes que je viens de trouver dans les registres paroissiaux de Saint-Jean d'Angle nous révèlent quelques
particularités sur les funérailles de Monseigneur de Lacoré, qui avait été doyen du Chapitre, vicaire général du diocèse, visiteur des Carmélites, abbé deBénévent en 1739 , docteur en théologie de la Faculté de Paris, sacré évêque le 17 septembre 1745. Il avait, le 3 août 1728, étant déjà grand chantre , succédé comme chanoine à Jean-Luc Renaudet, sous-diacre et chanoine de la cathédrale, enterré le 2 dans l'église de la paroisse Saint-Pierre.
« Simon -Pierre de Lacoré, évêque de Saintes, mourut dans sa maison de plaisance du Douhet , le 5e de l'autre mois. Ses entrailles furent enterrées au Douhet ; son corps dans la cathédrale, et son cœur chez les Filles de Notre- Dame , le 8 septembre 1763. » Registres paroissiaux de Saint- Jean d Angle. Note de Jean-Baptiste Bonnomeau , prêtre et curé de céans
J'ajoute, comme complément à la note 1 delapage30,que — « M. du Chastellars », à qui Mgr de laBrunetière écrivait, le 44 décembre 1685 , pour lui recommander Fénelon, la lettre inédite publiée page 30, était Henri-Joseph Dufaur , sieur de Chastellars, conseiller du roi et subdélégué de l'intendant à Marennes.
1. Jean- Baptiste Bonnomeau mourut à Saint-Jean d'Angle, âgé de 74 ans, le 5 janvier 4766, et fut enterré le lendemain dans le sanctuaire de l'église, en présence de Tessendier, curé de la Chaume ; Desgentis, curé de Saint-Symphorien ; Philipet, desservant de Saint- Jean d'Angle; Deschamps-Ducheyroux , prieur de Champagne, et Maures, curé de Saint- Aignan.