‹ Saint-Pierre de Saintes, cathédrale et insigne basilique. Histoire - documents - brefs - indulgenges - prièresChapitre 45 sur 52 · TESTAMENT D'ALEXANDRE DE CHEVRIERS · texte numérisé non relu

TESTAMENT D'ALEXANDRE DE CHEVRIERS

ÉVÊQUE DE SAINTES

Au nom du Père, du Fils, et du Saint-Esprit, un seul Dieu en trois personnes, en la foy duquel et de tout ce qu'il a révélé à son Église, je veux vivre et mourir.

Je soubsigné , Alexandre de Cheuriers de Saint-Mauris par la providence de Dieu, évesque de Saintes, considérant les dangers auxquels la vie de l'homme est exposée, et combien il est à craindre de ne se trouver plus en état de mettre aucun ordre à ses affaires temporelles à l'extrémité d'une maladie, où pour l'ordinaire on n'est plus capable d'aucune attention, ay cru devoir dès maintenant régler les miennes et disposer en la manière qui suit de ce que Dieu m'a donné, me réservant le pouvoir d'augmenter par un codicile ce qui ie destine aux pauvres et autres œuvres de piété, à mesure que ie me trouveray en pouvoir de le faire par l'acquittement des dettes que i'ay esté obligé de contracter pour mon établissement en ce siège.

Premièrement ie remets mon âme entre les mains de Dieu qui l'a rachetée et i'adore le jugement qu'il prononcera sur elle, allant à son redoutable tribunal avec la crainte d'un pécheur qui sent la condemnation qu'il a mille et mille fois méritée, et en même temps avec la confiance d'un enfant qui a pour père le père des miséricordes, et l'autheur du salut du monde.

Item ie veux qu'après mon décès il soit dit et célébré en chacune église de religieux et religieuses de cette ville, scavoir des religieux recolés, jacobins, cordeliers et jésuites, et des religieuses de Sainte-Glaire, carmélites, hospitalières et de Notre-Dame, un annuel de messes pour le repos de mon âme et qu'à chacune des

dittes maisons soit payée une somme de trois cents livres pendant le cours de l'année et de six mois en six mois.

Item ie choisis ma sépulture dans le chœur de mon église cathédrale au bas du tombeau de Louis de Bassompierre, un de mes prédécesseurs, et ordonne que sur ma ditte sépulture soit posée une pierre de marbre noir avec cette seule inscriptien : hic pulvis et cineres requiescunt Alexandri deCheuriers de Saine l- Mauris santonensis episcopi qui obiit.... etc.

Item, ie donne et lègue à Messieurs les nobles prévost , chanoines et chapitre de l'église de Saint-Pierre de Mascon, la somme de trois mille six cents livres payable dix ans après mon décès par mon héritier cy après nommé en papiers ou autres effets de ma succession au choix demondit héritier, invitant mesdits sieurs de Saint-Pierre d'employer ladite somme de trois mille six cent livres à faire un fonds dont le revenu puisse estre employé annuellement aux réparations et entretien de leur église et désirant que ledit revenu de cette somme fasse partie de ce que doivent contribuer mesdits sieurs de Saint-Pierre avec Messieurs de la ville de Mascon pour la fabrique de ladite église de Saint-Pierre et ne faisant néantmoins cette destination que sous le bon plaisir de mesdits sieurs de Saint- Pierre.

Item, ie donne et lègue à mesdits sieurs du chapitre de Saint- Pierre de Mascon la somme de huit cent liures pour le fonds d'une fondation proietée par feus mes oncles Messieurs de Saint-Mauris et de la Saugerée, chanoines de laditte église, pendant l'octave du sainct Sacrement, et dont ie paye actuellement le reuenu tous les ans depuis leur mort, quoique ie n'aye connaissance d'aucun contract qu'ils ayent fait pour raison de laditte fondation.

Item, ie donne et lègue à mesdits sieurs du chapitre de Saint- Pierre de Mascon la somme de quatre cent cinquante livres pour faire le fonds des deux anniversaires qui se célèbrent en laditte église aux iours des décez de mesdits sieurs de Saint-Mauris et de la Saugerée, mes oncles, lequel fonds n'a encor esté fait, quoique la rente ayt continué d'en estre payée depuis leur décez.

Item, ie donne et lègue à mesdits sieurs de Saint-Pierre de Mascon pareille somme de quatre cent cinquante liures pour le fonds de mon anniversaire au iour de mon décez.

Item, au cas que la fondation de laquelle feus mesdits oncles m'ont chargé dans la chapelle qu'ils ont fait construire en laditte église de Saint-Pierre de Mascon sous le titre de saincte Marguerite, ne fust pas encore achevée lors de mon décez, ie veux et ordonne qu'il soit pris sur le plus clair et le plus liquide de mes biens fonds en quelque endroit qu'ils soient scituez, le fonds d'un revenu annuel de quinze cent liures pour estre ledit revenu partagé entre quatre chapelains dont le service sera réglé suivant un mémoire qui se trouve joinct à mon présent testament. . .

Item, ie veux et ordonne que la pension annuelle de trente livres que ie paye à ma cousine de Monneran, religieuse de Neuville1, continue à lui estre payée par mon héritier.

Item, ie donne et lègue à mon neveu, fils de messire François de Bec de la Motte', mon cousin germain, la somme de cinq mille trois cents livres, laditte somme payable en deniers ou autres effets de ma succession

Item, ie veux et ordonne estre employé par mon héritier la somme de deux mille cent livres à faire quatre chandeliers et une croix d'argent pour le grand autel de laditte église de Saint-Pierre de Mascon .

Item, ie veux et ordonne estre- distribué en aumosnes dans les

1. Une sœur de l'évêquR de Saintes, Marie-Anne de Chevriers, mourut en 1722, prieure perpétuelle des Dames de Neuville en Bresse.

2. Une autre Sœur , Léonore de Chevriers, avait épousé Claude de Beck, seigneur de la Molhe Saint-Vincent, dont Claude-François qui de Charlotte de Gelas-Lautrec eut un tils unique , Louis de Beck de la Mothe Saint-Vincent, officier dans le régiment du Perche.

paroisses de Saint-Mauris et Maurenard, où la plus grande partie de mes biens sont scituez, en chacune la somme de trois cent livres, m'en remettant pour laditte distribution à la prudence de mon héritier

Item, ie donne et veux estre payé à chacun des domestiques qui se trouveront à mon service lors de mon décez une année de gages au delà de ce qui se trouvera leur estre dû

'Item, ie donne et lègue à tous et chacun mes parens qui pourroient prétendre quelque chose en ma succession la somme de trois livres, les instituant en ce mes héritiers particuliers

Au résidu de tous mes autres biens meubles et immeubles, noms, droicts et actions dont ie n'ay disposé ny ne disposeray par codicile, ie fais, nomme et institue mon héritier universel seul et pour le tout noble messire Philibert Alexandre de Cheuriers, trésorier et chanoine de Saint-Pierre de Mascon, mon très-cher frère.

A Saintes, au palais épiscopal, le seiziesme septembre mil sept cent six.

f Al. Euesque de Saintes.

Ce testament, écrit de la main d'Alexandre de Chevriers, est scellé de son sceau : d'argent à trois chevrons de gueules à la bordure engreslée d'azur. Son grand cachet que nous avons

1. La coutume de Saintonge exigeait que les héritiers naturels ne fussent pas entièrement frustrés : aussi le testateur qui voulait disposer de ses biens avait-il soin de leur laisser quelque chose, si peu que ce fût. C'est ce qu'on appelait le propre. Aussi je vois un chanoine de Saintes, Charles-Gaspard de Montdauphin, qui veut donner tout ce qu'il possède aux pauvres, n'ayant rien reçu de sa famille, « acheter, le 1er mai 1781, de Pierre Amy, marchand à Mons, quatre réges de vigne, moyennant la somme de 20 livres. Le 30 suivant, il fait son testament ; donne sa bibliothèque au chapitre , un quart de ses biens à son héritier Charles Dangibaud du Pougnaud, conseiller du roi au présidial de Saintes, les trois autres quarts aux pauvres, et sa propriété de Mons à ses héritiers naturels.

vu porte ce blason timbré d'une couronne de marquis, sommée de la crosse et de la mitre avec le chapeau de sinople à 4 rangs de houppes. Supports, deux anges. Devise : angelis svis mandavit de te. En exergue : alexander de chevriers de St-Mavris

EPISCOPVS SANTON VM.

Au testament est joint un Projet très-détaillé pour La fondation de la chapelle de Stc -Marguerite en C église de St-Pierre de Mascon. Il l'avait rédigé lorsqu'il n'était encore que trésorier de l'église de Maçon. Il est trop long pour être transcrit ici; et du reste il n'a que peu d'intérêt pour nous. Mais nous donnons volontiers place à la pièce suivante qui est une espèce de codicille et fort importante. Gomme dans la précédente, nous supprimons quelques lignes parfaitement insignifiantes :

MEMOIRE DE CE QUE IE VEUX ESTRE OBSERVÉ APRES MA MORT POUR LES DISPOSITIONS DE TOUS LES EFFETS QUI SE TROUVE- RONT DANS MA MAISON EPISGOPALE ET DE TOUT CE QUI ME SERA DU ALORS PAR MES FERMIERS.

Premièrement, je désire que mon corps soit inhumé dans une des chapelles scituées derrière le grand autel de mon église cathédrale, et qu'à cet effect il y soit mis une tombe de pierre ou marbre noir avec cette seule inscription : Hic pulvis et cineres reverendissimi in Cliristo Patris D. D. Alexandri de Gheuriers de Sainct Mauris santonensis episcopi qui obiit.... Je désire aussi que mon corps soit ouvert pour le besoin et la satisfaction de ma famille, et que mon cœur soit séparé et mis dans une boîte de plomb pour être porté dans une chapelle du Saint-Pierre de Mascon.

Je déclare que tous les effets que ie puis avoir en ce diocèse estant un bien qui vient de l'église, ie ne prétens point que mon

héritier s'en puisse en aucune façon prévaloir, si ce n'est de quelques tableaux de famille et petits ouvrages où mes armes auront été mises, en sorte que les dettes que j'auray contractées depuis mon épiscopat, premièrement levées et ensemble les frais dont ma succession se pourroit trouver chargée envers l'évesché, le surplus soit également distribué à l'hôpital général, à celuy de la charité et aux sœurs de la charité.

On ne trouvera point d'argent monoyé dans mon cabinet et tous mes effects se trouveront inventoriées et signés des domestiques qui les ont en garde, précaution que j'ay cru devoir prendre pour empescher les désordres trop ordinaires envers ceux qui meurent en pays éloignés et à la discrétion des domestiques.

Je voudrois pouvoir les contenter tous, mais prévoyant bien que ma succession se trouvera fort chargée, ie ne puis que les mettre en état de se pourvoir de quelque autre condition.

Je donne au nommé Rouagny, mon valet de chambre, que je sais peu en état de vivre sans quelque secours, la somme de mille livres et ma garde robe.

Je donne à la dame Boulet cinquante écus de pension viagère et veux que son voyage lui soit payé, si elle prend la pensée de se retirer à Mascon

Je donne au nommé Ghambery, mon suisse, la somme de quatre cents livres.

Je donne à mes deux premiers laquais, à chacun, la somme de cent cinquante livres.

Je donne au petit garçon qui sert à la cuisine la somme de cent livres.

Je voudrais me trouver en moyen de mettre M. l'abbé Damas *,

1. Est-ce François de Damas, chanoine de l'église d'Autun, ou Antoine de Damas, chanoine de l'église de Saintes, ses neveux bretons, tils tous deux de Claude-Joseph de Damas, seigneur de Vellerat et de Saint-Pierre en Vaux, et de Jeanne Tixier?

mon parent, en état d'attendre l'entière iouyssance de son bénéfice. J'ordonne que sa pension sera payée à raison de trois cents livres par an pendant deux années dans l'endroit qu'il voudra.

A l'égard de M. Goquerel, cy devant mon aumônier, et présentement chanoine de ma cathédrale, ie désire qu'il luy soit payé cinq cent livres pour l'ayder à se ranger dans le ménage ou établissement qu'il iugera à propos de se choisir.

Fait à Saintes, le dix-huitiesme novembre mil sept cent dix.

f Al. Euesque de Saintes.

Page 64, note d. Il y a une erreur de date qu'il faut rectifier : « Le 2 octobre 1781 » et non 1788. Ce sera aussi une occasion de corriger l'abbé Briand qui, dans son Histoire de l'église Santone, tome II, page 690, fixe la mort au 29 septembre et l'inhumation « vingt-et-un jours après son décès », et du même coup, le Rituel de Mgr Bernet qui dit : « Il mourut à Saintes le 29 septembre 1781, dans la 71e année de son âge. Il fut inhumé le 20 octobre suivant, dans le chœur de Saint-Pierre. » On ne saurait trop prendre soin de relever ces fautes. Quand elles se sont glissées dans un ouvrage, surtout dans un livre presque officiel ou important, tous les auteurs les commettent ensuite.

« Le vingt-neuf septembre 1781 est décédé au palais épiscopal de cette ville Monseigneur Germain de Ghasteignier de la Chateigneraye, comte de Lyon, evêque de Saintes, conseiller du roi en tous ses conseils, et le 2 octobre suivant son corps a été inhumé dans le chœur de l'église cathédrale de cette ville par Messieurs les vénérables doïen, chanoines et chapitre de laditte cathédrale, du clergé séculier et régulier, de messieurs les officiers de la sénéchaussée et siège présidial, et du corps de cette ville : en foi de

quoi j'ai signé le présent acte. A Saintes, ledit jour deux octobre audit an.

Faure, curé de Saint-Maur

Je n'ai pas le testament de Mgr de la Ghateigneraye. Ses héritiers furent ses deux nièces, filles de son frère Marc Ghasteigner, marquis de la Ghateigneraye, capitaine d'infanterie, chevalier de Saint-Louis, et de Claude Madeleine de Pontac. C'étaient Marie- Françoise Ghasteigner, dite mademoiselle de la Chateigneraie, demeurant au château de Sainte-Foy, au pays d'Agenais en Guienne, et Marie-Anne Ghasteigner de la Chateigneraie, épouse (26 octobre 4758), de Bernard-Joseph Deshons, seigneur de Favols, baron de Bias en Agenois. Elles n'acceptèrent sa succession que sous bénéfice d'inventaire. Germain de la Chateigneraie, fils de Gaspard- Joseph, seigneur de Sainte-Foy, dit le marquis de Chasteigner, et de Marie de Timbrune- Valence, avait été aumônier du roi, abbé de Thiers, chanoine et comte de Lyon. Il était encore à sa mort abbé de Bourgueil au diocèse d'Angers.

Page 81 , 5e avant- dernière ligne : Jacques Deleglise, curé de Saint-Pierre, bachelier de Sorbonne.

Page 81, avant -dernière ligne. Il faut lire : Arnoul Labeirie, prêtre et vicaire perpétuel de Saint-Pierre, décédé à l'âge de 72 ans, le 2 novembre 1732, et inhumé dans l'église de la paroisse de Saint-Pierre au-dessous des degrés du sanctuaire.

1. Jean-Baptiste Faure, prêtre du diocèse de Paris, qui signe cet acte, était licencié en la Faculté des arts de l'Université de Poitiers, curé de Saint-Maur, promoteur de l'officialité de l'évêque, et membre de la chambre ecclésiastique. 11 décéda le 5 octobre 1783, âgé de 64 ans, et fut inhumé le 7 dans le sanctuaire de l'église Suint-Maur par Louis Hardy, vicaire-général du diocèse et principal du collège de Saintes, en présence de Morize prêtre, et de Monnoir, vicaire de la paroisse. C'est sans doute ce dernier qu'on voit tigurer page 85, de 1795 à 1802, comme curé de l'hôpital de Pons et exerçant le culte catholique pendant la Révolution.

Page 82, 15e [igné : Jean Marchai se démit, le 27 février 1784, de la cure de Saint-Pierre entre les mains du Chapitre.

Page 86, 5e ligne. Ce titre curés-archiprêtres doit être placé page 89 avant Pierre-François-Etienne Réveillaud. Hardy et de Rupt ne furent que curés. Réveillaud lui-même n'eut le titre d'archiprêtre que peu de temps avant sa mort, par suite de la décision du concile de Bordeaux.

Page 95, 2e ligne du 2e §. Le même André, lisez François.

Page 108, 17e ligne. Jean-Baptiste Graviers, prêtre du diocèse de Lombez, nommé, le 24 janvier 1763, par le Chapitre, chanoine semi-prébendé.

Page 155. Le renvoi n<> (1) doit être placé à la fin du 2° g. Le no (2), avant la dernière phrase du 3e.

Page 162, 5e ligne. Lisez erga au lieu tfergo.

Page 81, ligne 3e du tilre. Au lieu de : page 157, lisez : page 57.

Page 59, note 5. J'aurais bien encore quelques mots à dire sur Henri de Suberville. Il avait été élu chanoine le 22 novembre 1591, probablement à la place de son oncle. J'ai de lui quelques notes où il détaille ce qu'il a donné pour sa réception :

Premièrement, à Me Gilbert Bordas, chanoine et thrésaurier de ladite église en la présente année, la somme de cinquante livres, dont est trente-cinq livres pour le sceau et quinze livres pour la rédemption des 50 I. »

Item, a paié à ladite thrésaurerie pour sa chape d'église la somme de quarante cinq livres. . . . 46 I. 16 s.

Au greffier dudit Chapitre troys escus, combien qu'il ne lui soit

dû que deux escus 9 1. >>

A chacun des gardes un escu 6 1.»

Au sacristain un escu 3 1.»

Au maistre de la psallette 3 1.»

Aux 8 enfants de la psallette, cinq sols » 5 s.

A l'organiste, un escu 3 1.»

On voit combien il en coûtait pour s'asseoir dans une stalle de Saint-Pierre. Henri de Suberville nous a même conservé le nom de ses confrères, c'étaient : « Charles Guytard , doïen , pour deux chanoines; Guy Goumart, archidiacre d'Aulnys ; Gilbert Bordas; Pierre Arnaudeau ; Renault Blanchard; Guy de la Guyonnière ; Mathurin Blanchard, chantre; Pierre Humeau; Pierre Champgrand ; Marc Roy ; Raymond Clavyer ; Philibert Dusault ; Jean Esmard ; René Vincent, maistre escole ; Jean Gaisne ; Louis Pelletier; Joachim Raoul, grand archidiacre de Saintonge; Henry de Suberville; Antoine Mailly ; Raymond de Montaigne; Roc Pilier ; Seguyn de la Place ; Peuvi. Les deux demys prebendiers, Begasseau et Tabourin.... »

Puis ces mentions : « Le registre de 4561, folio 69, ex adverso, porte un acte dont voicy la teneur :

« Le penultiesme de février 4558, M. labbé fulmina la bulle de la confinnâon des statuts de l'église de Xaintes, et exécuta sa commission en vue de laditte bulle en ce qui touchait la dispense des habits que MM. les doyens et chanoines avoyent accoustumé de porter depuis la teste de Toussaint jusques à la vigile de Pasques.

« Au pied de la mesme page, acte portant ordre à M. Targoutin de payer à la dispense de M. l'abbé de Sablonceaux au logis de la fleur, etc.

« ïlem, foi. 446 du mesme reg. ex adverso, la bulle des statuts

de l'église expédiée par M. le légat, mise sur l'établi par M. Van... ordonné que M. le doyen la fera fulminer pour ensuite estre mise au trésor. »

Fol. 146, acte faisant mention des sentences et arrêts confirmatifs des statuts.

Le plus intéressant sans doute à transcrire serait bien les « statuts capitulaires des doïen, chanoines et chapitre de l'église cathédrale de Xaintes en Xaintonge. » Mais je n'ai plus de place, et c'est bien long.

Page 468. En face du bref de Pie IX, on pourra lire la bulle de Nicolas V, dont nous avons parlé page 45. En voici le texte entier, avec ce passage de Raynaldi :

« Non praetermittendum hoc est, pontificem hoc anno pro instaurando perducendoque ad culmen Xantonensi templo, cujus magna moles vetustate temporum collabebatur, praemia indulgentiarum stipem in id opus collaturis impertiisse. Permotus vero ad id fuit Ecclesiae illius dignitate, de qua haec offert :

« Nicolaus.... Cum sicuti fidedignorum relationibus didicimus,

« licet ecclesia Xantonensis, quse olim a sui primordio secunda

« in toto orbe sub honore dicti principis Apostolorum eminentis-

« simis structuris et aedificiis mirifico opère constructa, et per in-

« clitae recordationis Garolum magnum Regem Franciae magnis

« redditibus et facultatibus opulentissimis dotata fuisse dicatur,

« causantibus tamen diris guerris, quse partes illas per annorum

« curricula diutius afflixerunt, ecclesia ipsa in suis facultatibus et

« redditibus adeo diminuta extitit, quod exigua ab illis, de qua

« dilecti filii capitulum et alias persome inibi in copioso numéro

« Altissimo famulantes sustentantur portione detracta, ecclesia

« praedicta cujus structura vetustissima, et super quemdam lacum,

« ubi antea plurima sanctorum martyrum corpora projecta fuere,

« constructa et fundata, et tam ex deieetu fundamentorum quam

« aliis sinistris casibus corruit, ex facultatibus praedictis reparari

« nequeat, sintque propterea Ghristi ûdelium plurimum oppor-

« tuna.... Datum Roma3 apud S. Petrum anno mccccli pridie non.

« decembris, pontificat us nostri anno v. »

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