RÈGLEMENT DE LA FÊTB DES MERVEILLES
Juvat proxime rectam descensam ad Atbanacam, et inde regressum ad ecclesiam S. Nicetii, describere ex veteri codice ecclesiœ collégial» S. Justi; qui codex vulgo Barhetum nuncapatur, continetque divina officia qui in ea ecclesia obeuntur, cumque totius anni officia ordinet, et prsBtermitlat officium diei Corporis Christi, conjectura est eum codicem esse autiquiorem institutione festi Corporis Christi. Sic igitur in eo codice habetur : < In festo miraculorum, processio débet ire ad S. Petrum de Veysiaz, et ire super aquam cum aliis processionibus. Verumtamen navis S. Justi débet esse a dextris iliius S. Joannis; et navis insulœ Barbarse juxta navem S. Justi ; navis autem S. Paul! a sinistris, et illa de Athanaco juxta navem S. Pauli, et itd ire insimul usque ad castrum Petrse Scissse, et eundo cantare matutinas laudes, quas incipere debent illi de S. Joanne, et primam antipbonam et psalmum, et illi de S. Justo, et de S. Paulo debent respondere. Item secundam antipbonam illi de S. Justo et psalmum quem incipiat cantor, et illi de S. Joanne debent respondere. Tertiam vero antipbonam et psalmum, illi de S. Paulo, et illi de S. Joanne respondere. Quartani
PIÈCES JUSTIFICATIVES. 'l59
antiphonam et psalmum, illi de S. Justo, et illi de S. Joanne respondere. Quintam antiphonam et psalmum, illi de S. Paulo, et illi de S. Joanne respondere. Antiphonam ad Benedicius et psalmos quos debent incipereilli de S. Joanne. Respondeanl ecclesi» supradictae ; finitis ergo matutinis laudibus, recédât navis de Athanaco; postea navis insulae Barbarae; tertio navis S. Pauli, deinde navis S. Justi, ultimo navis S. Joannis. Postea veniant naves alise, et transeant pontem post naves ecclesiarum, prout unaquaeque navis transire consuevit. Et est sciendum quod naves offîciorum sea ministeriorum debent circuire quinque naves ecclesiarum, dum Matutinum et Laudes cantantur, semel, secundo et tertio. Transeundo subtus pontem, incipiat cantor S. Justi psalmum Laudate Dowmww, et eant processionaliter apud Athanacum, et transeundo per chorum ipsius ecclesise unaquaeque ecclesia per se eat osculari lapidem beati Photini, prout consuevit. De Athanaco vero veniant omnes processionaliter ad sanctum Nicelium, et ibi cantetur missa dominicalis. Post Evangelium recédant illi de S. Justo, et procédant cantando de Hierusalem, prout in die terlia Rogationum. Deinde in navi ecclesiae, dicant omnes antiphonam Clementissime, et orationem Exaudi, ut supra. > Hactenus liber ritualis perantiquus, de quo superius. Addit vero exscriptor : < In bis omnibus statutum ecclesiae majoris convenit, nisi quod addit, quod quum naves transierint pontem debent se ordinare ut consueverunt; et sic debent ire ordinate usque ad Athanacum et in ecclesia orationem facere ; et cam exierint, dicunt psalmum Miserere met Deus, et orationem defunctorum. Et magister débet ordinare processionem usque ad portam S. Michaelis, et ibi incipere Litaniam S. Photini usque ad sanctum Nicetium. Porro lapis sancti Photini, cui unaquaeque ecclesia figebat osculum, visitur etiamnum Athanaci. Litania vero S. Photini, quae decantabatur regrediendo ab Athanaco ad sanctum Nicetium, illa ipsa est quae eodem pervetusto codice exhibetur ex bac formula.
Kyrie, eleison.
Michael.
Petre.
Chris te, eleison.
Gabriel.
Paule.
Christe, audi nos.
Raphaël.
Andréa,
S. Maria, ora pro no-
Jean nés.
Jacobc.
bis.
S. Joannes.
S. Athale.
Geminiane.
S. Philippe.
S. Alexander.
Joliana.
S. BartholomaBe.
S. Pontice.
Albina.
S. Thoma.
S. Alcibiades.
Grata.
S. Mathaee.
S. Machari,
Rogata.
S. Jacobe.
S. Sylvi.
Emilia.
S. Thadaee.
S Prime.
Potamia.
S. Simon.
S. Ulpi.
Rodana.
S. Mathia.
S. Vilalis.
Quartia.
S. Barnaba.
S. Comine.
Materna.
S. Stéphane.
S. OctQber.
Helpe.
S. Ignati.
S. Philamine.
Ausonia.
S. Polycarpe.
S. Géminé.
Jammica.
S. Line.
S. Aristsee.
Domna. ,
S. Clete.
S. Corneli.
JusU.
S. Clemens.
■ S. Zozime.
Trophima.
S. Potine.
S. Tyte.
Antoniâ.
S. Zacharia.
S. Juli.
Blandina.
S. Ëpagathe.
S. Zotice.
Omnes sancti,
S. Mature.
S. Apôlloni.
orate. — Etc.
{Indiculas sanctorum lugdunensiumy p. 603)
f^yoïi — Félix Girard, imprimeur.
Préface page i
FONDATION DE l' ÉGLISE DE LYON.
CHAPITRE PREMIER. — Pénurie de renseignements sur saint Polhin. -- Année de sa naissance ; conséquences historiques de cette date. — Pothin a-t-il pu voir et entendre saint Jean, être témoin du passage de saint Ignace d'Anlioche à Smyrne? — Il a été disciple de saml Polycarpe. — Ecole de Smyrne. — Caractère de renseignement chrétien dans les premiers siècles de l'Eglise. — Pothin passe par les divers degrés de la hiérarchie sacrée. — Il est choisi pour porter TEvangile à Lugdunum. — Epoque et circonstances de son départ pour les Gaules. . . pages i à 32
CHAPITRE II. —Arrivée de Pothin à Marseille. — Il se met en route sur la voie romaine parallèle au Rhône. — Fondation de Lugdunum. — Administration de cette ville au ii« siècle. Le président de la Gaule lugdunaise. La curie. — Commerce de Lugdunum. — Son activité littéraire. — Idée que Ton peut se faire de son importance et de sa physionomie au ii^ siècle. — Système religieux appliqué par les Romains aux peuples vaincus.
— La religion à Lugdunum. — L*autel de Rome et d'Auguste, p. 33 à 58
CHAPITRE III. -- Plan suivi par les apôtres dans la prédication de l'Evangile. — Situation générale de l'Église sous les Antonins. — Lettre de l'empereur Adrien à Minucius Fundanus. — Antonin-le-Pieux ; caractère de ce prince. — Première Apologie de saint Justin — But et résultat de celte Apologie. — Lettre d'Antonin aux villes d'Asie. — Le temps était venu d'envoyer un évèque à Lugdunum. — Situation religieuse des chrétiens attirés par le commerce dans cette ville. — Polhin s'installe sur la rive gauche de la Saône. — Crypte de Saint-Nizier. — Ce qu'il faut penser de Timage de la Vierge apportée d'Orient par saint Polhin pages 59 à 81
CHAPITRE IV. — Débuts de la prédication à Lugdu*im. — Facilités et obstacles rencontrés par Pothin et ses auxiliaires. — Trois langues parlées à Lugdunum. — Constitution de la famille romaine ; difficulté d'y faire pénétrer la vérité. — Droits du père et de l'époux. — Situation de l'é^use et des enfants. — Les esclaves, les clients, les ouvriers. — Les déshérités de ce monde offrent plus de prise que les autres à l'action du christianisme.
— Le travail et la pauvreté réhabilités par la religion du Christ. — Agents de la propagande chrétienne à Lugdunum. — Le don des miracles y favorise la propagation de l'Evangile. — Eglise de Saint- Jean sur la montagne pages 82 à i03
4(5^ TABLt: DES MATIÈRES.
CHAPITRE V.— Vie intime de l'Eglise de Lugdunum.— Lecatéchuménat — Le baptême. — Comment ce sacrement éiait conféré. — Liturgie eucharistique. — Réunion solennelle du dimanche. — Réunions quotidiennes du matin et du soir. — L'agape chrétienne ; son caractère et sa signification. — Collectes faites en faveur des pauvres. — Les diaconesses et les vierges pages i04 à 120
CHAPITRE VI. — Echange de lettres entre TEglise de Smyrne el celle de Lugdunum. — Le bienheureux Pothin demande à Polycarpe un renfort d*ouvriers évangéliques. — Irénée lui est envoyé avec plusieurs antres. — Avènement de Marc-Aurèle à l'empire. — Persécutions locales. — Martyres de saint Justin à Rome, de saint Polycarpe à Smyrne. — Lettre de TËglise de Smyrne touchant la mort de Polycarpe. — Cette Ëpitre parvient à Lugdunum. — Le bienheureux Pothin prépare son troupeau à la lutte. — Ce qu'était l'Eglise de Lugdunum vers l'an 177. p. 121 à 144
CHAPITRE VII. — Pourquoi cette étude sur Marc-Aurèle. — Capitolin son biographe. — La renommée de ce prince a été bien servie par les philosophes et les rhéteurs. — Pensées de Marc-Aurèle. — Qualités el vertus naturelles de ce prince. — Sa prétendue modestie. — Sa morale défaillante par la base. — Sa confiance dans la magie et les pratiques théurgiaues. — Faiblesse de son caractère. — Responsabilité qui lui revient des désordres de Vérus, de Fausline et de Commode. — Marc-Aurèle a persécuté les chrétiens pages 145 d 164
CHAPITRE PREMIER. —Comment et par qui nous a été conservée la Lettre des Eglises de Vienne et de Lugdunum — Authenticité de cette Lettre.
— Témoignages qui servirent à sa rédaction. — Beauté de cette pièce — Images empruntées à la lutte et aux combats. — Traductions latines et françaises de cette Lettre. — Sa date ; réponse aux objections élevées contre l'année 177 . pages 165 d 188
CHAPITRE II. — Les chrétiens de Lugdunum mis en évidence par leur nombre toujours croissant. — Les collèges sacerdotaux s'émeuvent. — Préludes de la persécution ; ses causes. — Adresse de la Lettre des Eglises de Vienne et de Lugdunum. — L'Eglise de Vienne fondée par saint Crescent, disciple de saint Paul — Preuves à l'appui de celte origine apostolique. — Violence de la persécution à Lugdunum. — Le chiliarque et sa cohorte.
— Rôle rempli par les duumvirs en l'absence du présictent de la Lugdunaise — Est-on autorisé à voir dans Septime-Sévère le gouverneur qui condamna le bienheureux Pothin et ses compagnons? pages 189 d 210
CHAPITRE III. — Retour du président à Lugdunum. — Pression exercée par la multitude sur ce magistrat. — Les chrétiens arrêtés sont traduits devant lui. — Veltius Epagathus demande à les défendre. — Illustration de la famille des Vettius. — Faut-il voir dans Léocadius l'ancêtre ou bien le descendant d'Epagathus? — Saint Ursin, premier apôtre des Bituriges.
— Léocadius lui fait don de son palais de Bourges. — Portrait d'Epagathus. — Sa demande était autorisée par la loi et les habitudes romaines. — Elle est repoussée par le président. — Epagathus mis an nombre des martyrs. — Dix chrétiens apostasient. — Deuil causé par leur chute pages 211 ô 229
CHAPITRE IV. —Les chrétiens de Lugdunum recherchés avec une extrême rigueur. — Discussion d'un passage de la Lettre des deux Eglises. — Justus, évéque de Vienne ; son exil, sa mort. — Des esclaves appartenant aux chrétiens sont arrêtés ; ils accusent leurs maitres de crimes horribles. — Illégalité de cette déposition. — Réponse des apologistes aux calomnies dirigées contre les chrétiens. — Origine de ces imputations.
— L'apparition des Marcosiens dans la vallée du Rhône donne crédit à ces calomnies. — Impression produite à Lugdunum par la déposition des esclaves. — Les chrétiens de cette ville y deviennent un objet d'horreur universelle poQ^ 230 d 248
CHAPITRE V. — Sanctus, Maturus, Attale et DIandine. — Le diacre Sanctus; sa patrie. — En vertu do quel droit le président de la Gaule lugdunaise pouvait juger les fidèles de Vienne. — Maturus. — Attale; son caractère et sa patrie. -— Deux lettres du pape Pie V^ à Justus, évêque de Vienne*
— Authenticité de ces deux lettres. — DIandine. — Détails sur cette esclave chrétienne. — Deàuté de son caractère. — Elle était vierge. — Un passage de saint Eucher indique qu'elle était de Lugdunum. — Tortures infligées à DIandine et a Sanctus. — Leur attitude au milieu des tourments. — Sanctus est miraculeusement guéri de ses blessures. — Dibliade . revient de son apostasie ; elle est mise au nombre des martyrs pages 249 à 270
CHAPITRE VI. — Les martyrs de Lugdunum décimés dans les cachots. — , Prison privée et prison publique. — Régime des prisons romaines. — La Mamertme. — Aspect sous lequel les martyrs étaient considérés par les fidèles. — Puissance de l'intercession des martyrs devant Dieu et devant l'Eglise. — Influence exercée par eux dans la société chrétienne. — Empressement des chrétiens à visiter les confesseurs dans les prisons, à subvenir à tous leurs besoins. — Curieux témoignage de Lucien à cet égard. — Les chrétiens de Lugdunum visitent leurs frères détenus dans les cachots de cette ville pages 271 à 290
CHAPITRE VII. — La tête du bienheureux Pothin est mise à prix. — Le vénérable pontife est découvert et traîné aux pieds du président. — Son attitude devant le tribunal. — Déchaînement de la multitude contre lui. — Il est jeté presque mourant en prison. — Accueil qu'il jr reçoit de la part des confesseurs. — Cellule où il est enfermé. — Il expire deux jours après son incarcération. — Prison de l'Antiquaille. — Pourquoi les apostats ne furent pas. mis en liberté par le président. — Desseins du Seigneur à leur égard. — Leur portrait tracé en opposition avec celui des martyrs pages 291 d 306
CHAf*ITRE VIU. — Les jeux de l'amphithéâtre. — Passion des Romains et des provinciaux pour ce genre de spectacle. — Chasses ; exposition aux bêtes, combat contre les animaux féroces. — Détails relatifs à ces jeux. — Sanctus, Maturus, Attale et Blandine exposés aux bêtes. — Ils sont promenés autour de l'amphithéâtre. — Sanctus et Maturus sont égorgés. — L'esclave Blandine, attachée à un gibet, est épargnée par les bêtes, -r- Attale réclamé par le peuple. — Son titre de citoyen romain le fait retirer de l'amphithéâtre. — Le président consulte Marc-Aurèle au sujet d* Attale et des autres confesseurs. — En quel lièfci s'élevait l'amphithéâtre de Lugdunum? Discussion à ce sujet pages 307 d 332
CHAPITRE IX. — Vertus des martyrs de Lugdunum. — Ils intercèdent en faveur des apostats. — Origine des indulgences. — Les apostats sont réconciliés à l'Eglise. — Alcibiade. — Son abstinence extrême ; fâcheux effets qui en résultent. — Sur un avis du ciel, il imite les autres confesseurs dans 1 usage des viandes. — Les protestants ne peuvent rien conclure de ce fait contre les lois do l'Eglise sur l'abstinence. — Alcibiade cédait-il à des tendances montanisles? — Quel était le ton de ce confes.seur? — Le Mon-
tanisve; son origine. — Caractère dogmatique et moral de cette hérésie.
— Ravages exercés par les Montanistes dans les Eglises d*Asie. — Les martyrs de Logdiinttm en sont informés dans les prisons. — Ils en écnvoQt aux Eglises asiatiques ainsi qu'à c^e de Rome, pages 333 à 352