‹ Saint-Quentin; de son commerce et de ses industries (volume 2)Chapitre 32 sur 66 · RESULTAT · texte numérisé non relu

RESULTAT

Sur une masse d'affaires de 9,200,000 francs pendant le courant de Tannée 1807, on voit que tout est main-d'œuvre et bénéfice au profit de la ville et des communes environnantes à Texception de 221,375 francs provenant 1® Des graines de Riga dont la valeur est de. . . 86,250 2® Des matières étrangères employées au

blanchi m* évaluées i nni qrrK

1/4 du prix du blanc. 129,375 / ^^^^<^^^ 3» Des matières étrangères employées dans Tapprét, 5 c.

par pièce. . . . 5,750 Le surplus est réparti ainsi qu'il suit :

Pour les communes environnantes :

•u cultivateur . . 258,750 j au linier .... 568,150 ( a qjq t^h auxflleuses . . . 4,261,850 ( «'»*^^^^" aux mulquiniers . . 1,725,000 |

Pour la ville.

aax blanchisseurs. . 517,500 .

à dédoire pour ma- | 388,125

tières étrangères . 129,375 )

au appréteors . . 143,740 1 ] 2,164,875

à dédoire ponr ma- ! 138,000

tières étrangères . 5,750 )

au commerçants. . 1,638,750

Total. . . 9,iOÔ,ÔÔ0

Il faut observer que le bénéfice des filtiers se trouve englobé dans celui des mulquiniers, ce qui grossit d'autant la somme au profit de la ville.

1761. — Les renseignements oflSciels n'ont pu aller' au-delà de cette année, les sommes présumées pour les frais de culture et pour ceux des liniers sont les mêmes qu'aujourd'hui ; l'hectare de terre destiné à la culture du lin se louait environ 218 francs ; les frais des liniers se composaient et se composent encore du rouissage, du teillage et du peignage. Le prix commun de la toile écrue n'a pas varié, il était estimé à 60 francs ; mais la toile blanche n'est portée qu'à 75 francs, cela vient de ce que le bénéfice était alors réellement moins élevé, et néan< moins plus considérable, parce qu'il y avait moins de frais, et parce que les grosses toiles étaient très-abondantes alors et d'une vente courante; le bénéfice du commerçant était d'environ 15 0/0 tous frais faits.

1789. — Mêmes observations que pour 1701. Cette année les rouleurs commencent à paraître ; ils existaient déjà depuis quelque temps.

1800. — Il n'est pas besoin de faire observer que la fabrique a éprouvé en -1800 une perte considérable. Un bénéfice brut de 450,000 francs ne pouvait acquitter des frais, des charges, des escomptes, etc. On ne doit pas

se dissimuler qa*en général, depuis 1789, les balances annuelles n'ont pas été beaucoup plus avantageuses. Cependant le total des ventes est rarement demeuré aussi bas; il est probable qu'il a dû flotter entre 60 et 80 mille pièces. Cette année, le nombre des commerçants et des rouleurs est tout-à fait hors de proportion avec les affaires. Leur énorme quantité était la suite de la révolution, elle a baissé dans les années qui ont suivi.

1807. — Cette année présente un bénéfice presque égal en apparence à 1789. Cependant la différence réelle est frappante; elle résulte d'abord de la plus grande quantité de commerçants et de rouleurs qui tous sont venus à partage d'un bénéfice et qui ont, par l'effet de leur nombre même, présenté une bien plus grande masse de frais. Le défaut de capitaux et l'obligation de faire usage du crédit ont singulièrement contribué à restreindre ce bénéfice. Ce ne serait peut-être pas assez le réduire que de le porter à la moitié au plus de ce qu'il était en i76i, c'est-à-dire à 7 ou 8 0/0.

Le résultai de ce tableau est que la création d'une toile du prix de 80 francs, ne coûte qu'une valeur originaire de 75 centimes (prix de la graine de lin) et qu'une valeur de 10 à 12 millions peut être produite en moins de 18 mois par une première mise de 108,000 francs.

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