NOMBRE DE PIÈCES
394 hw«|i03ï 1U6sctiersl2i92
Quantité
de pièces
fabriqsées
et Tendues
en écru.
Valeur
moyenne
des toiles
achetées
€t fabriquées
en écru.
Valeur
en argent
des pièces
Tendues
en blanc.
FRAIS à BENEFICES.
Prix
du
blanc.
lU,623p 6,877,680' 8,597,100'
497 h»'« 1308 144,714 1447seliers 2394
172 h«'« SOOseliers
1 1 50setiers
2 hectolit.
62 litres
parbectare.
456 50,000 JOOO
rhec
Prix
de
l'apprêt.
Frais et
bénéfices
des
commerçints
pièces de toile, évaluées 9,200,000 francs. Sur cette quantité, la France en a consommé environ les deux cinquièmes ; le reste a été réparti entre les différentes puissances de l'Europe dans la proportion suivante, savoir :
Nombre de pièces. Valeor.
La France etses colonies, en?iroD les 38/100 43,000 3,440,000'
L'Angleterre » • » q
Le Portugal » • » »
L'Espagne 4/100 5,000 400,000
L'Italie 4/100 5,000 400,000
L'Allemagne 18/100 20,000 1, «00,000
La Hollande 13/100 15,000 1,200,000
la Russie el le nord de l'Enrope 10/100 1 2,000 960,000
Le:> Etats-Unis 13/100 1 5,000 1,200,000
La guerre avec l'Angleterre et ses liaisons avec le Portugal ont empêché ces deux puissances de tirer directement, mais l'exportation qu'elles nous auraient procuré ne s'en est pas moins faite par la Hollande et les Etats- Unis.
L'Angleterre ne figure point au compte de cette année, à raison de la guerre.
1789. — La consommation du Portugal est moindre qu'en 1761, à raison de la prohibition de nos articles. L'Espagne est portée pour 30,000 francs ; mais dans les années antérieures, plus fortes de consommation que 1789, il est probable que cette quantité a été de 45,000, et peut-être plus.
La consommation de l'Allemagne est forte; il faut remarquer que l'on y comprend tous les états qui la composaient alors. Les foires de Leipzicket de Francfort étaient l'occasion d'un grand débit.
1800. — La guerre a, comme on le voit , fortement diminué nos exportations. L'intérieur a également trèspeu consommé.
1807. — La Russie et les Etats-Unis surtout ont produit le mouvement de cette année; si nos rapports maritimes n*eussent pas été interceptés, il est probable qu'il se serait encore étendu.
DEUXIBHB PARTii. — CHAPITRE IV.
Noie de la page 69.
Znttraoiioii rebitiTe à la formation du TabUau n* 3
Produit des filatures de coton.
Les filatures de coton ont pris naissance en 1803, ii n'y en avait qu'une dans le courant de -cette année. Depuis, leur nombre s'est porté jusqu'à 7 en 1810.
41,264 broches 230,000 kilogr.
3,220,000 francs.
206,320 kilogr.
Ces sept filatures font mouvoir lesquelles ont filé de coton laine .
ce qui donne pour chaque broche .
ou 11 livres par an.
230,000 kilogrammes à 14 fr. donnent pour la valeur des cotons laines
On estime le déchet sur le coton filé d'un dixième, ce qui réduit les 230,000 kilogr. des cotons laines à de coton filé.
Le prix moyen des cotons filés est ici fixé à 24 francs le kilogr., ce qui porte la valeur des 206,328 kil. à .
Cette quantité de coton filé a employé 1,500 ouvriers, ci . . .
d'où il résulte qu'une quantité de 100,000 kilogr. de coton filé en un an, occupe environ 730 ouvriers.
1,500 ouvriers à 1 fr. 50 c. donnent pour 300 jours 675,000 francs.
4,951,680 francs.
1,500 ouvriers
Si de la valeur des cotons filés montant à 4,951,680 fr. on déduit Tachât des cotons- \
laines de . . . 3,220,000 3,895,000 fr. la main-d^œoTre de 675,000 i
Il restera pour les Irais et ^^^^ bénéfices des Slatenrs . . . 1,056,680 1,056,680 fran«:>
1804. — La filature, établie en 1803, Ta été avant le renchérissement des cotons. Cette circonstance explique la différence des prix moyens de cette année avec les années suivantes ; le prix de la façon était également beaucoup moins élevé. Cette industrie était alors sans concurrence, et l'ouvrier, fatigué de sa longue inaction, ne pouvait songer à faire la loi.
Le bénéfice de cette filature, j compris les frais qu'il est impossible d'estimer d'une matière précise, est porté à 30,000 fr.; mais il est juste d'observer que les frais en ont absorbé au moins la moitié. Plusieurs causes les rendent considérables. Il faut y comprendre d'abord le déchet sur le coton-laine, estimé 10 0/0: les détériorations des métiers, article très-capital, la location et l'entretien des bâtiments, les intérêts des capitaux, les frais de commerce de tous genres, etc. En réduisant ce bénéfice à 20 0/0 au plus du capital, on pourra s'en faire une idée assez juste.
1808. — La progression a été considérable sous le rapport du plus grand nombre de métiers et de leur produit; mais il n'en est pas de même du bénéfice. On remarquera que, si d'un côté, il y a une forte augmentation dans le prix du coton eu laine, on ne voit pas dans le coton filé une valeur proportionnelle ; les façons d'ouvriers ont été, d'antre part, singulièrement élevées, on a dû les porter à 1 fr. 50, prix commun, déduction faite des frais; le bénéfice du filateur, n'a pas dépassé 10 à 120/0, produit net. Aussi, les petits établissements ontils eu beaucoup de peine à traverser cette époque difficile ; les autres ont pu se retrouver sur la quantité et sur
le tissage des toiles, auquel ils se sont livrés simultanément; néanmoins, quel qu'ait été leur sort particulier, leur industrie n'en a pas moins été très-avantageuse à la fabrique et à Tétat.
1810. — On peut appliquer à cette année les observations que nous avons faites sur 1808. On remarquera, d'ailleurs, que le travail des filatures a été toujours croissant et que le n )mbro des broches a presque doublé en deux ans.