‹ Saint Raymond de Pennafort et son époqueChapitre 103 sur 203 · Arch. de la Cour d'Anigon · texte numérisé non relu

Arch. de la Cour d'Anigon

fiât quodconscientiœ nostrœ scrupulum vel animœ tuœ pariât detrimentum. Que Guillaume, au contraire, donne sa démission, et cet acte d'humilité , méritoire devant Dieu, lui constituera un titre nouveau â la confiance du Saint-Siège. Un point ressort des lettres du pontife : c'est que Raymond, pour avoir été l'auteur de l'élévation d'un prélit maintenant écarté, n'a rien perdu de son crédit, car il est choisi pour recevoir la renonciation de Guillaume de Montgriu et pour signifier aux chanoines de Tarragone qu'ils aient à pourvoir leur Eglise d'un autre chef 1 .

Avançons dans cette énumération aride mais qui, du moins, témoigne de notre bon vouloir à ne rien laisser échapper des actes de saint Raymond.

La même année, et quelques mois plus tard, le Saint- Siège constitue une sorte de commission ayant pour objet des causes épiscopales. Il s'agit de donner un pasteur à l'Eglise nouvellement instituée de Majorque, de pourvoir au siège de Huesca, de statuer sur la renonciation de l'évêque de Tortose. Les personnages délégués à cet effet sont d'abord deux évêques, ceux de Vich et de Lérida, puis, sur la même ligne, l'humble et saint religieux dont nous retraçons l'histoire *.

Viennent ensuite d'autres mandats assumés par lui seul ; ils ont trait à des causes séculières.

Nous sommes encore en 1237- Un bref de Grégoire IX commet à saint Raymond le soin de régulariser, moyennant la dispense d'un empêchement de consanguinité, le mariage du vicomte Foulques deCardena. C'est à la con-

1. Appendix au t. 11 des Ann. de Mamachi, p. i5i. Il y a deux lettres du Pape écrites à cette occasion, l'une à saint Raymond, l'autre à Guillaume de Montgriu.

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