RETOUR H N CATALOGNE. 2Q
conquérant rédigeait dans le palais et dans la chambre — in Castro et caméra — de l'archevêque de Tarragone, un premier testament. Parmi les témoins dont les nom? figurent sur cet acte, vous rencontrez celui du Frère Pierre Cendre, alors Prieur de Barcelone. Ce n'est encorequ'un honneur, honneur fait àun religieux isolé. Mais en 1241 l'honneur s'accroît d'un mandat effectif, confié à la prudence et à l'intégrité de quatre Frères-Prêcheurs. Jacques I a refait son testament ; il désigne les exécuteurs de ses volontés, et vous lisez, accolés aux noms de l'archevêque de Tarragone et de l'évêque de Barcelone, celui de Raymond de Pennafort, qui figure en premier, puis ceux de Bérenger de Castelbisbal, de Guillaume de Barbera et de Michel de Fabra, tous fils de saint Dominique 1 .
Voici d'autres affaires où notre Saint se trouve mêlé. Elles se présentent au cours de l'année 1237.
Les unes sont relatives à des sièges épiscopaux.
Nous avions ditplus haut que, conformément aux volontés du Pape, Raymond, qui refusait le siège de Tarragone, avait dû désigner un sujet pour occuper cette haute position. Ses yeux se sont portés sur le sacristain de Girone, le vaillant Guillaume de Montgri ou Montgriu, qu'on a vu prendre une part brillante à la campagne de Majorque. L'élu, cependant, ne se pressait pas de recevoir la consécration. Nature faite pour l'activité et le mouvement, il lui répugnait de s'asseoir à titre définitif sur un siège épiscopal, et il se bornait au rôle d'administrateur. Comment se fait-il que, aujourd'hui, Grégoire IX lui demande de renoncer volontairement à une dignité à laquelle il a desdroits acquis ? Nous ignorons les motifs d'une si grave démarche. Le Pape se borne à marquer qu'ily va de sa conscienceetde celle de l'élu — nihil