Cf. Echard, surtout à l'article saint Raymond
et la lèpre, appliquer un traitement conforme à la nature du mal, ouvrir un port aux naufrages et leur offrir un remède salutaire *. »
Le mérite de l'érudit n'est pas seul à briller dans cette œuvre dictée par l'obéissance et accomplie avec la charité d'un apôtre. Les sentiments du Saint percent à travers les préoccupations du canoniste. Ils avaient laissé leur empreinte sur la première page du livre. C'était dans cette pieuse et touchante préface que nous avons précédemment transcrite. De semblables accents viennent embellir la fin : « Par la grâce de Dieu, écrit Raymond en terminant, et non par moi-même, aidé aussi des prières et des mérites de mes frères, j'ai, dans le but de faciliter les décisions des confesseurs, fait la lumière sur un grand nombre de cas plus ou moins difficiles et suggéré les solutions qu'ils comportent. Plaise maintenant au Seigneur de nous accorder à tous et à chacun d'entrer, comme il nous y exhorte, par la porte étroite. Cette porte est symbolisée par l'ouverture pratiquée dans l'arche ; emparons-nous, pour nous y introduire, de la seconde planche offerte aux naufragés. Sanselle, ceux qui, par le péché, se seront dessaisis de la planche première du baptême, ne pourront aucunement atteindre ce refuge de salut. Entrons dans l'arche ouverte en notre faveur. Hâtons-nous de saisir le moyen qui peut nous sauver. Attachons-nous fermement à la planche, car, pour atteindre le but, il ne suffit pas de commencer, il faut encore persévérer.
« Donc affermissons nos regards du côté de Jérusalem. Considérons Jésus-Christ, le Roi des rois, le prêtre souverain, Notre-Seigneur, notre maître, lequel, étant monté sur la croix, ne voulut pas en descendre, mais y plaça