I. Eug,, XLVI, a
a. Eug,^ XLIV, 3.
l'exode. 197
On citait aussi l'aveugle Laudicius qui, se tenant dans une maison et surpris d'entendre le chant des psaumes mêlé à Timmense rumeur qui montait de la rue, s'informa ce qui se passait. Quand il eut appris que le corps de saint Séverin arrivait, il demanda qu'on le mit à la fenêtre. Il s'y plaça et pria avec ardeur. A l'instant même où passa le saint corps, ses yeux s'ouvrirent, et il put nommer chacune des personnes qui l'entouraient ^
Le primicier des chantres de l'église de Naples qui, depuis longtemps, souffrait de violents maux de tête, par la simple apposition de son front sur le bois du char se trouva guéri*.
A chaque miracle les acclamations couvraient le chant des psaumes. On pleurait de joie, on se répandait en actions de grâce.
Enfin, après avoir à grand'peine parcouru la ville, on parvint à Lucullanum. L'évêque reçut le corps et Tinstalia solennellement dans le magnifique mausolée élevé par les soins de Barbario.
Toujours groupés autour de leur maître comme il l'avait prévu, les religieux de Séverin prirent possession de leur nouveau monastère qui devint un asile renommé de paix, de prière et de science*.