‹ Saint Severin, apôtre du Norique (453-482)Chapitre 15 sur 64 · CHAPITRE in · texte numérisé non relu

CHAPITRE in

Suite de la prédication de Sëverin. — Sa popularité s*étend. — II est appelé par les habitants de Favianes eu proie à ht famine. — Sa double actirité : il prêche et organise les ressources. — Déprédations des Scamares. — Séverin enToie une expédition contre eux et se fait livrer les prisonniers. — Sa conduite à leur égard. — Retraite de Se vérin. — Fondation du monastère de Favianes. — Règle des moines. — Autres monastères. — Boitro. — Quelques compagnons et amis de Séverin (454*455).

Le bruit de la catastrophe qui avait châtié le frivole endurcissement des habitants d^Astura, du salut de Comagène plus docile et mieux avisée, se répandit rapidement. Dans les petites villes qui bordaient le Danube, il n'était plus question que d^ « rhomme de Dieu >. Dès lors, sa réputation, peut-être déjà sa légende, était fondée \ Tout ce peuple, en proie à Tanarchie et livré aux

I. C'est bien à partir de ce moment que commence la réputation du saint. On a vu qu*à Comagène, si proche d*Astura, il était encore complètement inconnu quand il y vint.

pires misères, était prêt à se jeter dans les bras du premier qui lui apporterait à la fois le réconfort et le conseil. Et voici que ce guide, ce chef avait paru. Dès lors Se vérin ne s'appartint plus.

Pendant que ces événements se produisaient, la ville de Favianes, située un peu plus haut sur le cours du Danube, et qui parait avoir eu alors une certaine importance, car elle avait conservé une petite garnison romaine, souffrait cruellement de la famine ^ On était au cœur de Thiver. Les cours d'eau, enserrés sous une épaisse couche de glace, ne permettaient plus aux approvisionnements de parvenir à destination. En cette détresse, les habitants apprirent ce qui venait de se passer non loin d'eux. Aussitôt, ils n'eurent plus qu'une pensée : faire venir celui qui semblait suscité pour leur salut, et s'abandonner à sa direction. Séverin se rendit à leur appel.

Aussitôt, suivant une méthode qui devait lui devenir habituelle, il commence par prêcher la pénitence. C'est à la Providence que le peuple doit se confier. C'est aussi dans un retour à l'esprit de devoir et de piété qu'il puisera l'énergie nécessaire pour lutter contre les divers fléaux qui l'étreignent. « Seuls, les fruits de la pénitence,

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