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r 10 crédulité
SAINT SÉVERÎN, lérale. Que signiE
^ihait cette crainlet puisque décidément il n'y avait aueun danger? Et il en était si sûr qti^îl voulait à toutes forces retenir Teuvoyé pour le faire jouir des plaisirs de riiospitaliLé. Mais celui-ci connaissait par expérience rinfaillibilité des prévisions de Séverîn» Il n*accepta donc point et repartît sur-le-champ. Bieci lui en prit^ car la nuit même qui suivit sou départ, les Hérules, dont nul autre que le saint n'avait deviné les projets, firent soudain irruption, pillèrent la ville, firent nu grand nombre de captifs, et parmi ceux qui périrent fut Tin fortuné Maximianus. Les Barbares le pendirent. Séverin^ qui avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour détourner ce sort cruel, en ressentit une grande douleur.
La ifie de cet homme dévoué, quelque sympa* ihîe qu*il rencontrai la plupart du temps dans le peuple et le clergé, n'était donc pas, il s'en faut, exempte de luttes. Il lui fallait, au contraire, être sans cesse sur la brèche,
La tyrannie des Barbares et la misère n'étaient pas les seuls fléaux dont souffrît le Norique. L'anarchie traînait après elle son cortège de maux et de désordres. Un parfait accord régnait généralement entre les citoyens et le clergé, et cet accord est comme une touche claire. qui atténue la
dite
ibre du table
Mais il se présentait
parfois des circonstances particulièrement délicates où une partie dn peuple échappait momentanément à Taction du clergé : ici encore Tascendant du saiat était d'un grand secours au% églises locales. Une étrange afTaîre, ({ui eut pour tliéàtre le bourg de Cu cul lis, nous en offre un exemple'. Le saint y était extrêmement aimé ; non seulement il y était toujours bien reçu, mais encore on le priait dV venir le plus souvent possible* Cependant, la population semble y avoir été plus troublée encore qu'ailleurs. Une partie en était mal affermie dans le christianisme. On y était eu outre fort malkeurenx. Il est à présumer que ces populations, éloig^nées d'un grand cours d'eau, souffraient plus encore que les riverains du Danube ou de Tlun de la difficulté des transactions, et les incursions des Barbares n y étaient ni moins fréquentes ni moins cruelles. Le découingement était extrême k CucuUis, et dans leur désespoir de ne pas obtenir du Dieu des chrétiens le secours qu*ils en attendaient, la foi de quelques-uns chancelait- On voyait des chrétiens retourner aux cultes mal oubliés du paganisme. Or, à un certain moment, lies rumeurs sinistres se répandirent en ville. On