I- Jac. Ep. cath, V, i
l'invasion des ALAMANS-
'péril n^était qu'ajourné. Les Barbares ne manqueraîent pas de revenir plus nombreux, et renouvelleraient avec plus de chance de succès leur tentative avortce* La situation devcuait intenable. Sans les avertissements de Se vérin ^ accompagnés d*un incident providentiel, la ville de Lauriacum,
>avec tout le concours du peuple qu'elle abritait, avec tous les biens et les subsistances qu'on y avail accumulés, tombait aux mains des Barbares. Personne, au dehors, ne suivait avec plus f d'attention la marche des événements, que Félethée, le roi des Ruges*. 11 conçut alors un grand projet où Fin ter et personnel avait au moins autant de part que celui qu'il pouvait porter aux I Romains. S^il éprouvait quelque amour pour ■ ceux-ci, c'était lamour du propriétaire pour son troupeau. Par leur habileté dans les arts et les métiers, par leur assiduité d'agriculteurs, par ! leur appUcation au travail, toutes qualités qu'il Hue pouvait demander à ceux de sa race, Romains et romanisés s'étaient rendus indispensables aux llarbares, et pour pourvoir à leur subsistance, et pour satisfaire aux besoins de toutes sortes que le contact avec une civilisation plus raffinée développait en eux chaque jour davantage»