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^* Etig.^ XXVIH^ K îgititr posi e^cidiam oppidoran} ht superiûte parte Datium omn^m populum m Lauriacum oppidum irart^migrantem qui jancH S^vertfti monith parutrai.,..
a48 SAINT SÉVERIN. ^
Ç^s de Tburiiigîena s'empara de la ville. Ce peuple, en effet, faisait cause commune avec les AlamanSf jiarlageait avec eux les périls et le butin. Tout ce qu'ils ne passèrent pas au fil de Tépée fut par eux envoyé en captivité*.
Passau prise, la porte du Norique était ouverte. C*est alors sans doute que disparut le monastère de Boitro. Eugippius ne le dit pas, mais on a vu que Se vérin n^avait point d^illusion sur la durée de cette fondation^, et si le chroniqueur rapporte ses paroles prophétiques, c'est apparemment qu'elles ne furent pas contredites par Févénement.
Aussi les populations se rabattant vers le sud, continuaient a affluer à Lauriacum. La vie y était fort difficile, et la misère poussée à Textrème.
Séverin continuant son double rôle de chef et d'apôtre, ne cessait de prêcher, de recommander ce qu'il appelait « les armes spirituelles », le jeûne, la prière, raumône* En même temps il veillait plus que jamais à Texacte perception des dîmes. Si leur collation présentait des difficultés nouvelles et insurmontables pour un zèle moins
1, Mug., XXVII, 3,
3, Ea^M^ XXII, Ié Çuamm cuncia mortalmm opéra cotisiruUa f}rielereant^ hes^C tsmen fedificia pr^ celetU ccUmrtiti relin ^ u^mda san ^ . , »
l'invasion des ALAMANS. 149
,, jamais elles n'avaient été plus nécessaires. Mais il était seconde par tradrairables dévouements^ comme nous le prouve Fliîstoire de Maximus qui, clironologiquemenl se place à Tinstant même où nous sommes arrivés, Cesl alors aussi qu'eut lieu la distribution d'huile racontée plus haut et qui nous a fuit voir le saint en pleine activité chari table, eutouré de ses dévoués auuliaires»
Cependant, sous la direction de Se vérin, et par les soins de Tévéque et de son clergé", tout ce peuple était armé, organisé. Un service d'informations les renseignait cUaque jour sur les mouvements de rennemî. En même temps, Séverin s'efforçait de faire adopter un plan de défense d'une conception toute classique, mais que l'histoire noua montre toujours difficilement accepté, si extrêmes que soient les circonstances. Si l'on faisait le vide devant l'ennemi, disait^il, si l'on enfermait dans Lauriacum tout ce qu'on y pourrait entasser de grains et de bestiaux et que Ton abandonnât à rennemi un pays vide de subsistances, la famine le contraindrait bientôt à se retirer sur ses terres'. Mais comme on l'avait vu a
a. Eitg.^ î. Prmsintî'it ut omnem paupertutis sta^ mfficent'fam ifilra muros cûnduderent^ ^uatenus lntmicotum ferait s
Athènes nu tomps des g^uerres médiques ei plus lard lors de ïa guerre contre SparLe, en Gaule ou temps de Jules César, ce parti répugnait profondément à beaucoup. Ils ne pouvaient se résoudre à sacrifrer leurs liabitations, leurs meubles, leurs inslrumeuls de travail, ii assister du haut des murailles^ témoins impassibles, à Tiocendie de leurs maisons^ de leurs granges, de leurs étal j1 es, à la destruction de leurs vergers.
Une résistance assex vive se produisit donc, et pendant quatre jours*, le saint dut soutenir un combat oratoire* Enfin, il obtint gain de cause et les derniers opposants, suivant l'exemple de ceux qui s'étnient laissé convaincre plus YÎle, commencèrent a rentrer les subsistances dans la ville. Or, le soir du quatrième jour, après avoir encore bataillé toute la journée, Séverin s^était retiré chei lui quand il apprit de source sûre T approche d/un parti de Barbares. Aussitôt il dépêcha le moine Valens à 1 evêque Constantin pour Tavertir qu'il eût a doubler la garde aux murailles, et à veiller toute la nuit^ car une attaque était imminente* Mais les éclaîreurs venaient précisément de revenir, et affirmaient que tout était tranquille aux
eje<^ursio nihii tiumattitstis inpfn'rens stàlim famé etfmpuUa imm&fih criideffta/h rœpia de^^rfrci,
t, Ett^'i XXX, a, ffoicper quairiduum conte^taiujs..».
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■ alentours. C'est ce que Tévêque fit répoDtlre îi SeveriUi. Alors celui-ci, veimDl en personne le
I trouver lui affirmait, au coniraire, en présence de plusieurs lëmoins, qu'ils seraient infailliblement surpris s*ïIs n'ajoutaient fol à ses paroles. Et comme tous demeuraient sceptiques : « Je veux, leur cria-t-il, que vous me lapidiez si je n'ai dit vrai, » Une conviction si sûre d'ellemème, soutenue par tant de véhémence finit cependant par les émouvoir, et ils placèrent sur les murailles des sentinelles plus nombreuses qu'à Tordinaire. Puis, la nuit étant venue^ tous ensemble dirent l'office du soir, et enfin ils déci-
Idèrent de veiller.
Tout à coup une lueur immense éclaira la ville* Aussitôt tout le monde fut sur pied. On crie, on se presse aux remparts. Vérification faite, ce n*était qu'un magasin de foin qui brûlait, incendié par rimprudence de Tun des ouvriers qui, à la lueur des torches, entassaient les fourrag-es apportés de la campagne. Mais cette panique eut un effet inattendu, et dont on ne s'aperçut que le lendemaitu Des Barbares en forces s'étaient bel et bien dissimulés, avec Tliabileté que leur donnaient leurs habitudes de brigandage^ dans un bois voisin. Leur présence avait échappé à la vigilance des fourrage urs, mais en voj^anl la ville subite-
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ment éclairée^ en apercevant les ombres qui cou*" raient çà et là sur les rem parts , ils s'étaient crus découverts et avaient pris le parti de décamper, n'emmenant pour tout butin qu'un troupeau de bœufs, appartenant à un fermier c] ni avait refusé jusqu'au bout de se rendre aux représentations de Se vérin. Quand le jour fut venu^ quelques citoyens s'aventurèrent hors des murs et découvrirent dans le bois des écbelles toutes disposées pour donner l'assaut, et que dans leur précipitalion à s'enfuir, les Barbares avaient négligé d'emporter avec euxl
Ce fut encore un triomphe pour Séveria, Les liabilants vinrent en foule lui présenter leurs excuses. Ils avouaient qu'ils avaieut un cœur plus dur que les pierres, puisque^ après avoir tant de fois éprouvé la puissance prophétique du saint, ils résistaient encore à ses avertissements. Ou ajoutait que le sulut, cette fois encore, n'avait été dû qu'a ses prières» et l'on rappelait la parole de l'apôtre Jacques ; « La prière assidue du juste est toute puissante^ »
Néanmoins, si Ton avait échappé cette nujt-Ia à l'assaut des Barbares, chacun sentait que le